L'Horreur de Kingsport, la deuxième grosse extension d'Horreur à Arkham

Horreur à Arkham, jeu de coopération dans le monde imaginé par H.P. Lovecraft, poursuit son expansion grâce à une deuxième grosse boîte. Après l'Horreur de Dunwich (première grosse boîte), la Malédiction du Pharaon noir (première petite boîte) et Le Roi en Jaune (deuxième petite boîte), voici donc l'Horreur de Kingsport (photo Tric Trac).


Comme pour Dunwich, Kigsport apporte son lot de nouveaux investigateurs, de nouveaux Grands Anciens, de cartes Lieux, objets, sorts... qui permettent déjà de renouveler le jeu de base, ce qui est, en soit, une bonne nouvelle. Mais Kingsport dispose aussi de son plateau de jeu qui s'ajoute à celui d'Arkham. Mis à côté du plateau déjà grand de la boîte de base, cela donne un monstre comparable à ce qu'on obtient en jouant avec Dunwich, nécessitant une grande table ou plusieurs petites. Heureusement, nous disposons au club de plaques de 1,20 mètres de côté servant pour les figurinistes mais aussi pour les grands jeux de plateau (Wings of War et autres). Je n'ose même pas imaginer ce que cela donnerait si des investigateurs fous (mais peuvent-ils ne pas l'être) prenaient le risque de jouer avec Arkham, Dunwich et Kingsport en même temps!


Le plateau de Kingsport comporte trois zones de rues (Central Hill, Côte sud et le Port), chacune avec leurs trois lieux particuliers. On y trouve aussi le quartier du Pic de Kingsport, accessible depuis le Port et comprenant trois lieux difficiles d'accès (il faut arrêter sa progression à chaque lieu): la Chaussée, la Station de Radio et L'étrange Maison haute dans la Brume. Le principal intérêt de cette zone si pénible à traverser est que, dans l'étrange Maison haute, on peut être transformé! Mmmmm! Ca sent bon les algues!


Autre particularité du plateau de Kingsport: les Failles. Au nombre de trois, elles s'ouvrent progressivement lors du tirage des cartes "Mythe" à la faveur du déplacement des monstres. Lorsqu'une faille s'ouvre, elle apparaît à Arkham et vomit un monstre supplémentaire à chaque tour tout en se déplaçant dans les lieux et les rues d'Arkham. Il est possible de les fermer mais il est bien plus intéressant de les empêcher de s'ouvrir comme on peut s'en douter. Enfin, Kingsport présente aussi deux nouveaux Mondes extérieurs où il fait bon se perdre: le Monde inférieur et Kadath l'inconnue.


Pour cette partie de découverte, nous avons préféré ne pas utiliser les autres règles spéciales de cette extension, les Hérauts et les Gardiens qui aident respectivement le Grand Ancien et les Investigateurs. De même, nous avons laissé de côté la bataille épique qui révolutionne le combat final contre le Grand Ancien. Il faut dire que nous pensions avoir déjà fort à faire avec le Grand Ancien que nous avions tiré, Atlach Nacha. Pour faire bonne mesure, nous avions aussi choisi de nouveaux investigateurs.


Nous étions 6 à combattre l'indicible (de gauche à droite): François, Thomas, Pascal, Quentin, François et votre serviteur qui prend la photo. Comme le Grand Ancien a la particularité de permettre aux portails de s'ouvrir n'importe où, même en présence d'un Signe des Anciens, autant dire que nos chances de victoire par fermeture des portails étaient des plus minces. Restait la Bataille finale que nous avons préparée au mieux en gérant le nombre de portails ouverts, le nombre de monstres et les failles. Etant donné que Atlach Nacha dévore un allié ou un Investigateurs à chacune de ses attaques, nous sommes allés chercher trois alliés, quelques objets utiles au combat (mitrailleuse, dynamite, poignard magique et autres joyeusetés) pour l'attendre de pied ferme. Pour rendre les choses un rien plus compliquées, Atlach Nacha est résistante aux armes physiques et aux armes magiques. Autrement dit, la bataille finale a été épique, avec deux alliés et deux investigateurs dévorés et 78 touches infligées à cette salle bête à grands coups de lancer de dés (en moyenne, 4 dés par investigateurs ce qui est très peu si on considère notre préparation). Mais bon, force est restée au côté clair de la force et Atlach Nacha a été renvoyée dans son monde obscur et nauséabond par de vaillants Investigateurs sans peur et sans reproche.

Oserai-je dire que nous n'avons pas été emballés par cette extension? Oui, pourquoi pas? Le plateau de Kingsport n'est pas très attirant: les différents lieux visités servent surtout à éviter qu'une faille s'ouvre et le Pic de Kingsport ne vaut pas le détour. En fait, ce plateau ne vaut pas mieux que celui de Dunwich. Tous deux servent surtout à bloquer un Investigateur dans leurs murs pour éviter qu'une catastrophe survienne. Quentin, à qui ce rôle à été dévolu, était un peu dépité de ne rien pouvoir faire d'autre. Il reste évidemment à essayer les autres règles pour se faire une idée plus précise de la valeur de cette extension. Ceci dit, même si cette partie n'a pas été le nirvana ludique, nous avons quand même eu peur de louper notre coup (je n'y croyais personnellement pas). Et que dire de mieux d'une partie d'Horreur à Arkham que: "Mince alors, qu'est-ce que j'ai eu peur!"


Cinquième tournoi multijeux d'Oupeye

Le samedi 23 janvier 2010, la ludothèque "d'Entrée de Jeux" d'Oupeye organisait son cinquième tournoi multijeux en collaboration avec la ludothèque "La Porte Ouverte" de Visé. Les trois sémillants organisateurs (Nathalie, Anne-Marie et Frédéric) ont ainsi pu accueillir 37 participants dont 14 jeunes de moins de 18 ans. C'est d'ailleurs une spécificité de ce tournoi que d'être très ouvert à la jeune génération de joueurs. Une autre particularité de ce tournoi est la convivialité même si on sent que, petit à petit, l'envie de gagner se manifeste de plus en plus chez les participants les mieux classés après deux rondes.

Côté club, Objectif jeux était représenté officiellement par Martine Frankson, Pierry Tilkin, Nicolas Vandini et moi-même. Officieusement, il y avait aussi Frédérique Mongas et Hervé Mestdagt qui viennent régulièrement au club (avec leur petit dernier dans une poussette).


Le tournoi se déroulait en trois rondes comportant chacune 4 jeux. La première ronde (dite longue) permettait de jouer aux Aventuriers du Rail USA (1 table), aux Aventuriers du Rail Europe (0 table), à l'Age de Pierre (5 tables) et à Smallworld (3 tables). Après une première victoire à la seule table des Aventuriers du Rail USA, j'avais l'insigne honneur de mener, cette table étant la seule à avoir été jouée à 5 joueurs. Martine me suivait de près, ayant gagné sa partie de l'Age de Pierre. Pierry et Nicolas obtenaient chacun une belle deuxième place à Smallworld. Frédérique terminait première à l'Age de Pierre pendant qu'Hervé remportait sa table de Smallworld. Quatre premières places et deux secondes, voilà qui augurait bien de la suite des événements.


La deuxième ronde (dite moyenne) prévoyait Carcassonne (4 tables), Bakong (1 table), De Cape et d'épée (1 table) et Dominion (2 tables). Là, il faut bien admettre que les choses se sont déroulée moins bien pour notre petite délégation. Personnellement, je n'ai pu faire mieux que bon dernier à ma table de Carcassonne, table où Frédérique se classait deuxième. Pierry gagnait à Dominion en battant Martine (bonne dernière). Toujours à Dominion, Nicolas ne faisait pas mieux que Martine en s'attribuant la dernière place. Heureusement, pour relever un peu le niveau, Hervé prenait la tête du tournoi après une nouvelle victoire à Carcassonne.


Lors de la troisième ronde (dite courte), il était possible de jouer à Excape (1 table), Hurry' Cup (2 tables), Un Mouton à la Mer (3 tables) et Camelot (1 table). A la table d'Excape, je retrouvais Hervé et Nicolas pour une des parties les plus rapides de l'histoire. En 7 ou 8 tours, je remportais la partie avec l'aide de ma fille Fanny (qui lançait les dés à ma place) en laissant Hervé dans les starting-blocks à son grand désapointement, lui qui espérait bien gagner le tournoi. Nicolas se classait deuxième ce qui lui permettait de remonter un peu dans le classement. Pendant ce temps, Martine finissait troisième à Hurry' Cup et Pierry troisième ex-aequo à Un Mouton à la Mer.


Au final, le vainqueur, Johan Wautier, un habitué des soirées jeux d'Oupeye, et Frédérique Mongas se partageaient la première place avec 285,96 points. Il a donc fallu avoir recours aux millièmes de point pour les départager à 0.005 points près au bénéfice de Johan. Hervé se classait huitième juste devant moi et Pierry suivait à la dixième place (mais à la quatrième place dans la catégorie "jeune"). Martine finissait seizième et Nicolas vingtième sur 37 participants.


De gauche à droite: Frédéric Lamalle de la ludo d'Oupeye, Ludovic Perard (4ème du tournoi et 3ème adulte), Frédérique Mongas (2ème du tournoi et 2ème adulte), Johan Wautier (1er du tournoi et 1er adulte), Nicole van Leeuwen (3ème du tournoi et 1er ado), Adem Erkap (6ème du tournoi et 2ème ado) et Grégory Manniglia (7ème du tournoi et 3ème ado).

Comme chaque année, ce tournoi montre qu'on peut organiser un Multijeux sur un laps de temps court (6 heures, de 18 à 24 heures), sans temps morts inutiles dans une atmosphère détendue et particulièrement agréable. Bien sûr, cela sous-entend que certains jeux soient plus légers, avec une par de hasard non négligeable mais, après tout, l'important n'est-il pas de participer? En tout cas, nous y serons encore l'an prochain, c'est certain!


Zanvoort: cinquième course du championnat 2009-2010

Pour le cinquième fois, les trois écuries du championnat de Formule Dé à la sauce Objectif Jeux se retrouvent pour faire vrombir leurs moteurs sur le circuit de Zanvoort. Dès le départ, le ton est donné par l'écurie rouge, Laurent Massotte ayant fait savoir par communiqué de presse qu'il ne compte pas laisser échapper la victoire afin de remettre son équipe en selle après les trois abandons successifs de son compagnon d'écurie. La guerre psychologique bat son plein et les autres coureurs, impressionnés malgré eux, ont comme une petite appréhension au fond de la gorge!


Le circuit de Zanvoort n'est pas un circuit rapide. On n'y trouve pas de grandes lignes droites et pas de grandes courbes comme à Magny-Cours. Bien sûr, il n'y a qu'un seul virage à 2 arrêts (le cinquième) mais les autres virages sont si rapprochés les uns des autres qu'il est impossible de passer la sixième en dehors de la ligne droite qui mène aux stands et à la ligne d'arrivée. Autrement dit, Zanvoort est un circuit très tactique où le plus difficile sera de négocier le deuxième virage (très court) et le sixième qu'il faut absolument intégrer du premier coup en cinquième. Mais foin de considérations techniques, voyons plutôt comment les pilotes ont négocié les difficultés du circuit.


La ligne d'arrivée voit Laurent (voiture rouge) devant l'écurie blanche (Jacques, voiture blanche, aileron noir et Pascal, voiture blanche), suivie de Vincent (voiture jaune, aileron noir), d'Adrien (voiture rouge, aileron noir) et de Martine (voiture jaune). Le départ est alors donné sans autre problème qu'un moteur calé pour Vincent. La guigne a choisi sa victime!


Le premier virage est une courbe assez longue sans difficulté notoire. Suite à sa pôle position, Laurent y entre de justesse tandis que les autres coureurs devront attendre le tour suivant. En soit, cela ne constitue pas un problème, le virage ne nécessitant qu'un seul arrêt. Après son départ malheureux, Vincent (voiture jaune, aileron noir) se retrouve déjà en queue de peloton.


Le deuxième virage semble plutôt simple: court et rapide! Mais voilà: lorsqu'un virage est court, il ne faut absolument pas le louper sous peine de se voir pénaliser en perdant freins ou pneus en le dépassant ou en étant obligé de rétrograder brutalement en loupant son entrée. A ce petit jeu, Laurent (voiture rouge) s'en sort bien puisqu'il tente un coup tactique en quatrième qui le positionne en retrait mais lui permettra de passer le cinquième pour aborder le virage suivant. Profitant de ce choix, Jacques (voiture blanche, aileron noir) et Pascal (voiture blanche) prennent les devants. Adrien (voiture rouge, aileron noir) et Martine (voiture jaune) se voient contraint de ralentir pendant que Vincent (voiture jaune, aileron noir, hors cadre) suit son petit bonhomme de chemin.


Dans le quatrième virage, Laurent (voiture rouge) parvient à reprendre l'avantage sur les chevaliers blancs du circuit. Revenant de loin, Vincent (voiture jaune, aileron noir) profite d'une faute commise par Adrien (voiture rouge, aileron noir) pour revenir dans le sillage de Martine (voiture jaune). Adrien voit la dernière place lui échoir, lui qui vise un podium pour faire oublier ses déboires passés.


La deuxième difficulté du circuit, le cinquième virage, est une fois encore négociée avec des choix tactiques différents pour Laurent et la White Team de Jacques (voiture blanche, aileron noir) et Pascal (voiture blanche). Alors que Laurent (voiture rouge) opte pour une combinaison troisième-quatrième, ses deux adversaires tentent une cinquième-quatrième qui leur permet de passer en tête lors du premier arrêt. Derrière, Adrien (voiture rouge, aileron noir) revient lentement sur les voitures de l'écurie jaune.


Au sortir du cinquième virage, Pascal (voiture blanche) et Jacques (voiture blanche, aileron noir) semblent avoir choisi la bonne option mais sans pour autant parvenir à distancer Laurent (voiture rouge) qui s'accroche. Un peu plus loin, Martine (voiture jaune) et Vincent (voiture jaune, aileron noir) tentent de revenir sur le groupe de tête tandis qu'Adrien (voiture rouge, aileron noir) commet une fois de plus l'erreur de bloquer à l'entrée du virage. Pas de chance pour lui, une fois de plus.


Même si aucun coureur n'en est encore conscient, le tournant de la course survient dans le sixième virage. Alors que les trois voitures de tête réussissent à négocier leur entrée de main de maître (Pascal, voiture blanche, toujours devant Jacques, voiture blanche, aileron noir, suivi de Laurent, voiture rouge), la White Team, vu son avance, se retrouve dans l'obligation de négocier le septième virage en cinquième vitesse alors que Laurent peut se permettre de prendre le risque de passer le sixième. Avec un tour de retard, Martine (voiture jaune) et Vincent (voiture jaune, aileron noir) continuent leur course poursuite en jouant au chat et à la souris. Vu le nombre de fois où ils se sont placés côte à côte, ils ont eu beaucoup de chance de ne pas s'accrocher l'un l'autre. Toujours en retard d'un tour, Adrien (voiture rouge, aileron noir) attend son heure.


Le dernier virage du circuit montre, si besoin est, qu'une sixième vitesse permet toujours d'aller plus loin qu'une cinquième. A l'entrée de la ligne droite, Laurent (voiture rouge) se retrouve en tête avec deux cases d'avance sur Pascal (voiture blanche) et trois sur Jacques (voiture blanche, aileron noir). Derrière, si Martine (voiture jaune) s'accroche encore un peu, les choses semblent claires pour Vincent (voiture jaune, aileron noir) et Adrien (voiture rouge, aileron noir) qui n'espèrent plus grand chose.


A l'entrée des stands, Laurent (voiture rouge) tient la corde, empêchant ainsi Pascal (voiture blanche) et Jacques (voiture blanche, aileron noir) de lui griller la politesse. Ces derniers ont cependant la chance de pouvoir s'arrêter à temps en évitant de devoir faire l'impasse sur un ravitaillement bienvenu après un premier tour assez difficile pour les pneumatiques. A la sortie du dernier virage, Martine (voiture jaune) a pris une certaine avance sur Vincent (voiture jaune, aileron noir) et Adrien (voiture rouge, aileron noir) qui ferment la marche. Lors du ravitaillement, afin de ne pas se faire dépasser par la White Team qui occupe le premier stand, Laurent prend le risque d'effectuer un arrêt court, ne changeant que les pneus sans se préoccuper de sa consommation, ce qui lui laisse une marge d'erreur infime pour le deuxième tour.


Ayant réussi son arrêt court au stand, Laurent (voiture rouge) repart juste avant Pascal (voiture blanche) et Jacques (voiture blanche, aileron noir). Martine (voiture jaune) fait son arrêt au stand pendant que Vincent (voiture jaune, aileron noir) et Adrien (voiture rouge, aileron noir) arrivent seulement en vue de la ligne droite des stands.


Arrivé premier dans la dernière ligne droite et sorti premier des stands, Laurent (voiture rouge) décide de ne laisser aucune chance à la White Team. Tandis qu'il négocie magistralement le deuxième virage, toujours aussi traître, Pascal ( voiture blanche) et Jacques (voiture blanche, aileron noir) voient leurs espoirs de victoire s'envoler lorsqu'ils ne parviennent ni l'un ni l'autre à entrer dans ce fameux virage. Désormais, ils ne peuvent plus compter que sur une erreur de Laurent pour avoir encore une chance de remporter la course.


Poursuivant sur sa lancée, Laurent (voiture rouge) passe les troisième et quatrième virages sans encombre tandis que Pascal (voiture blanche) et Jacques (voiture blanche, aileron noir) s'accrochent dans son sillage. En sortant des stands, Adrien (voiture rouge, aileron noir) prend le dessus sur Vincent (voiture jaune, aileron noir) ce qui lui redonne un peu de courage. Manifestement, tout n'est pas gagné pour Laurent mais tout n'est pas encore perdu pour Adrien.


En abordant le cinquième virage, toujours aussi difficile avec ses deux arrêts, Laurent (voiture rouge) ne dispose toujours que d'un tour d'avance sur la White Team. Par contre, avec une confiance nouvelle, Adrien (voiture rouge, aileron noir) refait son retard sur Martine (voiture jaune) tout en laissant Vincent (voiture jaune, aileron noir) loin derrière. L'écurie rouge a le vent en poupe ce qui lui donne des ailes.


Un tour plus tard, rien n'a vraiment changé. En sortant un peu trop vite que cinquième virage, Laurent (voiture rouge) se fait une toute petite frayeur tout en prenant une option sur le virage suivant qui, il le sait, sera décisif pour l'attribution de la victoire. Soit il entre directement dedans et il a course gagnée, soit il le loupe et la White Team revient dans son sillage pour lui couper l'herbe sous le pied. Pousser dans le dos par un vent favorable, Adrien (voiture rouge, aileron noir) dépasse Martine (voiture jaune) et tente le tout pour le tout en comptant sur l'une ou l'autre erreur de Jacques et de Pascal.


Conscient que la course se joue à cet instant, Laurent (voiture rouge) pousse sur le champignon des deux pieds et prend le sixième virage sur deux roues. Il sort même du virage de deux cases ce qui le place dans une configuration presqu'idéale pour la fin de la course. Derrière, Jacques (voiture blanche, aileron noir) et Pascal (voiture blanche) en sont déjà à discuter lequel des deux va passer la ligne devant l'autre. Ces tractations de maquignons, indignes de vrais pilotes, sont cependant importantes, Pascal voyant sa place de leader menacée par un retour en force de l'équipe rouge. Comme pour confirmer ses craintes, Adrien (voiture rouge, aileron noir) se retrouve ne position de remonter la White Team sur la fin de la course après avoir laissé Martine (voiture jaune) en arrière. Décidément malchanceux tout au long de la course, Vincent (voiture jaune, aileron noir) sent bien que la dernière place va lui revenir de droit.


Si, à l'avant, la course est jouée, Laurent (voiture rouge) ne pouvant plus être rattrapé, la deuxième place voit trois prétendants se presser au portillon. C'est que Pascal (voiture blanche) et Jacques (voiture blanche, aileron noir) ne sont pas parvenus à entrer dans l'avant dernier virage et qu'Adrien pourrait bien en profiter pour les mettre d'accord sur l'attribution de la deuxième place sur le podium. En fin de peloton, Vincent (voiture jaune, aileron noir) s'offre le luxe de dépasser sa coéquipière. Décidément, cette fin de course est passionnante.


Pendant que Laurent (voiture rouge) file vers la première victoire de sa carrière, Adrien (voiture rouge, aileron noir) revient à toute vitesse sur Pascal (voiture blanche) et Jacques (voiture blanche, aileron noir). Comme lors du premier tour, la voiture de l'écurie rouge va pouvoir se permettre de passer la sixième quand ses adversaires de la White Team devront se contenter de la cinquième. Quel suspense! Un peu plus loin, Vincent (voiture jaune, aileron noir) et Martine (voiture jaune) se disputent comme des chiffonniers pour ne pas finir dernier.


Alors que Laurent (voiture rouge) a déjà passé la ligne d'arrivée, Adrien (voiture rouge, aileron noir) se retrouve en deuxième position à la sortie du dernier virage, Jacques (voiture blanche, aileron noir) et Pascal (voiture blanche) sur ses talons. Tout va donc se jouer dans la ligne droite au grand dam de la White Team qui espérait au moins limiter les dégâts.


A deux doigts de la ligne d'arrivée, Jacques (voiture blanche, aileron noir) parvient à dépasser Adrien (voiture rouge, aileron noir) sur le fil. Il aurait même pu aller encore plus loin en profitant de l'aspiration, mais, ayant promis à son équipier la deuxième place, Jacques se fait violence pour respecter sa promesse. Malheureusement pour lui, Pascal (voiture blanche) rencontre des ennuis de moteur qui mette à mal ses ambitions de leader.


Alors que la messe est dite pour les 4 premières places, Vincent (voiture jaune, aileron noir) et Martine (voiture jaune) poursuivent leur combat pour la cinquième place. Si, pendant un moment, Vincent s'est vu en position d'imposer sa loi à sa coéquipière, cette dernière a refusé toute compromission en reprenant le dessus. Certes, cela ne fait qu'un point de différence pour Vincent mais quand on joue la deuxième place du championnat, un point compte toujours beaucoup. Pas de chance pour lui, Martine n'est pas du genre à baisser sa culotte!


Le résultat final est une première victoire de Laurent devant Jacques, Adrien, Pascal, Martine et Vincent. En dehors de son implication sur les résultats du championnat, cette course montre surtout que Laurent peut gagner une course et qu'Adrien peut en finir une, ce qui est tout bénéfice pour l'écurie rouge.



Le vainqueur est manifestement très fier d'avoir tenu la promesse qu'il avait faite devant tous les journalistes sportifs qui suivent la compétition. Il faut dire que cette victoire change complètement la physionomie du classement général puisque, désormais, si Pascal reste en tête avec 29 points, Laurent passe en deuxième position avec 22 points, juste devant Vincent (21 points). Martine et Jacques ont tous deux 16 points et Adrien revient de loin avec 13 points. Rendez-vous le 12 février sur le magnifique circuit de Francorchamps!


Magny-Cours, quatrième course du championnat 2009-2010

Le vendredi 18 décembre 2009, les participants au deuxième championnat de Formule dé d'Objectif Jeux se sont affrontés sur le circuit français de Magny-Cours. Ce circuit, tout en longues lignes droites et en virages rapides est sans doute le circuit qui permet le plus de passer la sixième vitesse ce qui met à mal la plupart des mécaniques comme on pourra le constater pendant le reportage.


Dès le départ, la situation s'avère difficile pour Laurent (voiture rouge) qui, malgré une position sur la grille de départ très correcte, se retrouve bon dernier suite à un moteur qui a calé au démarrage. Dans la foulée, à l'entrée du premier virage, Jacques (voiture blanche, aileron noir) et Adrien (voiture rouge, aileron noir) se touchent ce qui cause quelques menus dégâts à la voiture de Jacques.


Aux abords du deuxième virage, une longue courbe dont on sort en sixième (déjà!), les écarts sont conséquents. Jacques (voiture blanche, aileron noir) prend la tête poursuivi par Adrien (voiture rouge, aileron noir) pendant que Pascal (voiture blanche) dispose d'une courte avance sur les deux voitures de l'écurie jaune (Martine, voiture jaune, et Vincent, voiture jaune, aileron noir). Laurent (voiture rouge) tente désespérément de refaire son retard.


Comme on l'a dit, la sortie du deuxième virage se fait en sixième ce qui permet à tous les concurrents de distancer largement le dernier, toujours aux prises avec sa boîte de vitesse. Malheureusement, en atteignant la vitesse maximale, les mécaniques souffrent énormément et les bolides laissent quelques plumes dans l'aventure comme en témoignent les nombreux témoins placés sur la piste (cubes blancs). A ce niveau de la course (à peine un sixième du total), Jacques (voiture blanche, aileron noir) et Martine (voiture jaune) ont déjà perdu chacun la moitié de leurs points de structure et ils lorgnent avec crainte sur la distance qui les séparent encore des stands.


Trois virages plus tard, les positions sont déjà bien établies. Adrien (voiture rouge, aileron noir), Pascal (voiture blanche) et Jacques (voiture blanche, aileron noir) se disputent la première place tandis que l'écurie jaune se bat pour les places d'honneur. Laurent (voiture rouge) est toujours bon dernier.


Dans la deuxième ligne droite du circuit, les moteurs sont, une fois de plus, poussés au maximum par les pilotes qui ne s'inquiètent pas des bruits bizarres qui sortent de leur capot respectif. Tout semble bien se passer et les mécaniques tiennent bon jusqu'à ce que Laurent (voiture rouge) arrive dans la ligne droite et enclenche la sixième vitesse...


Et là, c'est le drame! Jacques (voiture blanche, aileron noir) et Martine (voiture jaune), dont les moteurs ont déjà bien soufferts, voient de la fumée sortir de leur capot puis les flammes embrasent le cockpit et tous deux sont contraints à l'abandon. Suite à cette infortune, il ne reste plus que 4 coureurs en course alors que le premier tour n'est même pas terminé. Profitant de la malchance de ses concurrents, Laurent (voiture rouge) revient à la quatrième place en se payant le luxe de talonner Vincent (voiture jaune, aileron noir), son adversaire direct.


Le passage au stand est une formalité pour les 4 coureurs en lice sauf pour Laurent (voiture rouge) qui rate un ravitaillement rapide et voit Vincent (voiture jaune, aileron noir) le distancer définitivement. Pascal (voiture blanche) et Adrien (voiture rouge, aileron noir) sont au coude à coude et bien malin celui qui peut, à ce moment, désigner le vainqueur de la course.


Rien ne change pendant un certain temps. Adrien (voiture rouge, aileron noir) et Pascal (voiture blanche) se passent et se dépassent pendant que Vincent (voiture jaune, aileron noir) les suit à bonne distance et que Laurent (voiture rouge) se traîne au loin. C'est alors que l'impensable survient: Adrien, ébloui par le soleil, perd le contrôle de son véhicule et vient heurter les rails de sécurité. Fin de la course pour Adrien, qui abandonne pour la troisième fois consécutivement. Comme de juste, Pascal en profite pour prendre le large.


A partir de là, la messe est dite. Pascal (voiture blanche) dispose de trop d'avance sur Vincent (voiture jaune, aileron noir), lui-même nettement devant Laurent (voiture rouge) pour que leurs positions changent encore. Signalons tout de même que, de bon dernier, Laurent se retrouve troisième sans vraiment l'avoir mérité.


Alors qu'il n'a plus besoin de prendre de risque pour assurer sa deuxième place, Vincent (voiture jaune, aileron noir) s'offre malgré tout une dernière frayeur dans la deuxième ligne droite. Parti en trombe, il freine au dernier moment et entre trop vite dans le virage suivant, se retrouvant à la limite du décrochage. Heureusement pour lui, son ange gardien parvient à maintenir la trajectoire de la voiture et Vincent en est quitte pour des sous-vêtements à laver d'urgence. Tout n'est décidément pas toujours rose dans l'univers de Formule dé qui est tout sauf un milieu de Bisounours.


La course se termine sans plus de suspense, Pascal (voiture blanche) terminant premier devant Vincent (voiture jaune, aileron noir) et Laurent (voiture rouge). Adrien, Jacques et Martine ne marquent aucun point suite à leur abandon. Au classement général, Pascal caracole en tête avec 26 points, devant Vincent (20 points), Martine (14 points), Laurent (13 points), Jacques (10 points) et Adrien (9 points). Côté constructeur, l'écurie blanche mène la danse avec 36 points devant la jaune (34 points) et la rouge (22 points).


Le vainqueur en est tout de même à se deuxième victoire en quatre grands prix ce qui en fait l'incontestable leader de ce championnat. Félicitation à lui. Prochaine course sur le circuit de Zanvoort le vendredi 8 janvier 2010. Bonnes fêtes à tous!


Zhuhai, troisième course du championnat 2009-2010

Le vendredi 13 novembre (un jour de chance?), nous avons couru la troisième manche du championnat de Formule dé 2009-2010 "Pas de femme dans les paddocks" sur le circuit de Zhuhai en Chine.


Cette manche s'est déroulée dans des conditions particulières puisque la pluie s'est invitée pendant les essais. Au moment du départ, la piste est encore mouillée ce qui rend les virages très dangereux étant donné leur difficulté technique. Il faut dire que sur 6 virages, 4 sont à deux arrêts obligatoires ce qui oblige les pilotes à faire preuve d'une attention constante. La moindre erreur peut être fatale comme deux coureurs peuvent désormais en témoigner.


Suite à divers problèmes techniques, la première photo de ce reportage montre la situation après un quart de la course alors que les pilotes se situent aux alentours du troisième virage. A ce moment là, Adrien (remplacer sur le fil par Giovanna,voiture rouge, aileron noir) se trouve en tête devant Jacques (voiture blanche, aileron noir). Un peu plus loin, Vincent (voiture jaune, aileron noir), Laurent (voiture rouge) et Martine (voiture jaune) se battent au coude à coude tandis que Pascal (voiture blanche) est à la traîne suite à une monumentale erreur commise dans le précédent virage. Alors qu'il était légèrement en retard, Pascal a tenté d'entrer dans un virage à deux arrêts en sixième ce qui lui a valut, certes, une troisième place temporaire, mais qui l'a surtout obligé de repartir en première après avoir pratiquement calé son moteur. Au moins, tous les coureurs présents peuvent témoigner que Pascal a des coui... mais cela lui vaudra de rester bon dernier jusqu'à la fin sans jamais pouvoir refaire son retard.


Un peu plus tard, la configuration de la course a radicalement changé. Martine (voiture jaune), arrivée en trombe depuis la cinquième place, a pris la tête grâce à une maestria parfaite dans les troisième et quatrième virages qu'elle a négociés en vrai professionnel. Jacques (voiture blanche, aileron noir) et Adrien (voiture rouge, aileron noir) ne peuvent que constater la puissance de la voiture jaune qui les laissent littéralement sur place. Profitant de leur surprise, Vincent (voiture jaune, aileron noir) se rapproche dangereusement tandis que Laurent (voiture rouge) suit les événements d'un peu plus loin. Quant à Pascal (voiture blanche), il est toujours dans les choux!


Négociant le cinquième virage d'une main souple, Martine (voiture jaune) s'assure de pouvoir rentrer dans les stands en premier. Derrière, la lutte est âpre entre Jacques (voiture blanche, aileron noir), Adrien (voiture rouge, aileron noir), Laurent (voiture rouge) et Vincent (voiture jaune, aileron noir). Pascal (voiture blanche) se promène avec un bon virage de retard.


Le premier tour se termine par un passage au stand pour tous les pilotes et Martine (voiture jaune) reprend l'avantage en sortant du premier virage alors même que ses adversaires directs, Jacques (voiture blanche, aileron noir) et Adrien (voiture rouge, aileron noir) ne sont même pas encore entrés dedans. Laurent (voiture rouge) et Vincent (voiture jaune, aileron noir) sont dans les stands pendant que Pascal (voiture blanche) n'a toujours pas terminé son premier tour.


Un peu plus tard, les positions semblent déjà bien établies. Martine (voiture jaune) caracole en tête aux abords du troisième virage, Jacques (voiture blanche, aileron noir) et Adrien (voiture rouge, aileron noir) se disputent la deuxième place à la sortie du deuxième virage pendant que Vincent (voiture jaune, aileron noir) et Laurent (voiture rouge) se battent pour la quatrième place à l'entrée de ce même deuxième virage. Avec de très bons yeux, on peut distinguer Pascal (voiture blanche) tout au bout, à la sortie du premier virage.


En une minute, une course peut donner l'impression de basculer. Alors que tout semblait sourire à Martine (voiture jaune), Jacques (voiture blanche, aileron noir) fait le forcing et parvient à prendre la tête d'une longueur de voiture. Adrien (voiture rouge, aileron noir) va profiter du même moment d'inattention de Martine pour lui voler la deuxième place temporairement.


A la sortie du quatrième virage, Martine (voiture jaune) semble en bien mauvaise posture. C'est que se faire passer coup sur coup par deux outsiders laisse forcément des traces au moral. Jacques (voiture blanche aileron noir) et Adrien (voiture rouge aileron noir) espèrent d'ailleurs bien en profiter pour la laisser loin derrière. A l'arrière plan, Vincent (voiture jaune aileron noir) prend le dessus sur Laurent (voiture rouge) et, encore plus loin, Pascal (voiture blanche) se traîne lamentablement à deux longueurs de distance.


Alors que plus personne ne croyait en ses chances, Martine (voiture jaune) se ressaisit et porte un coup décisif à ses adversaires les plus proches. Sortant en cinquième vitesse du quatrième virage, elle laisse sur place Jacques (voiture blanche, aileron noir) obligé de se contenter d'une faible quatrième vitesse et surtout Adrien (voiture rouge, aileron noir) que les excès ont conduit au bord de la faillite, l'obligeant à rétrograder vivement en deuxième vitesse. Cela étant, Martine entre par un coup de chance magistral dans le cinquième virage (à tel point qu'elle est invisible sur la photo, trop rapide même pour l'ipod de notre ami Thomas). Jacques et Adrien n'en reviennent pas, eux qui croyaient naïvement qu'une femme dans les paddocks, c'étaient juste bon à remettre la coupe au vainqueur. Pendant ce temps, Vincent (voiture jaune, aileron noir) s'est mis à l'abri de Laurent qui peine à finir la course. Mais toujours moins que Pascal (voiture blanche) pour qui le calvaire n'est pas encore fini.


Aux alentours du cinquième virage, la messe semble être dite et les places définitivement attribuées: Martine, Jacques, Adrien, Vincent, Laurent et Pascal. Du moins, si dame la chance (ou la malchance) ne s'en mêle pas...


Eh oui! Ayant trop demandé à sa voiture tout au long de la course, Adrien (voiture rouge, aileron noir) se retrouve avec des pneus lisses au moment même où il sort du cinquième virage. Sans frein ni pneu, il ne peut éviter de faire un tête à queue qui se termine dans l'herbe chinoise. Incapable de repartir, il doit abandonner pour la seconde fois consécutive.


Au final, Martine remporte brillamment la course devant Jacques, Vincent, Laurent, Pascal et, in fine, Adrien. Au classement général, Pascal demeure en tête avec 17 points, suivi de Martine et Vincent (14 points), de Jacques (10 points) et de Laurent et Adrien (9 points chacun). Au classement des constructeurs, l'écurie jaune mène la danse avec 28 points suivie des blancs avec 27 points et des rouges avec 18 points. Tout reste encore possible!


Terminons ce compte-rendu par un portrait de la gagnante, le teint frais et la mine réjouie, pas le moins du monde étonnée de son succès.


IRV 2009 nous voilà!

Comme chaque année, Objectif Jeux organise une convention de jeux de société le dernier week-end d'octobre, L'International Rendez-Vous!. Et donc, cette année, la 27ème édition (ben oui, on ne rajeunit pas), se déroulera du vendredi 30 octobre au dimanche 1 novembre 2009, à l'Institut Saint Laurent, rue Saint Laurent 29, 4000 Liège.

Du vendredi 19 heures au dimanche 19 heures, l’occasion vous est donnée de tester toutes les nouveautés du salon d’Essen qui se déroule la semaine précédente.Une fois de plus, de nombreux amis suisses, allemands, anglais, italiens et français viendront nous rendre visite pour un rendez-vous réellement international.

Un bar avec petite restauration (assiette de charcuterie, chili, pasticcio, soupe, sandwiches, tortilla, quiche, nem...) est ouvert en permanence pendant toute la durée de la convention. L'entrée est entièrement gratuite (hors tournois) pour tous, petits et grands, amateurs et novices. Un effort tout particulier sera fait dans l'accueil des personnes découvrant le monde du jeu de société moderne tant du côté des jeux de plateau que des jeux de figurines.


Au programme:

Vendredi 30/10/09:

Tables libres de jeux de plateaux et de figurines.

Samedi 31/10/09:

Tables libres de jeux de plateaux et de figurines
Bataille géante de AT 43 (inscriptions et renseignements: figurines@objectif-jeux.be)
Game Day Officiel pour Magic (inscriptions et renseignements: info@autre-monde.be)
Tournoi de Cthulhu LCG (inscriptions et renseignements: cthulhu@objectif-jeux.be)
Activités pour les enfants de 4 à 12 ans
Démonstrations de Warhammer et Warhammer 40.000 avec un représentant de Games Workshop Liège

Dimanche 1/11/09:

Tables libres de jeux de plateaux et de figurines
Bataille géante de Warmachine/Hordes (inscriptions et renseignements: figurines@objectif-jeux.be)
"Challenge Kitara", tournoi pour les enfants (inscriptions et renseignements: kitara@objectif-jeux.be)
Vente aux enchères (inscription obligatoire pour les vendeurs: info@objectif-jeux.be)


Multijeux de Liège: 20 septembre 2009

Comme chaque année à la même époque (du moins depuis 2 ans), Objectif Jeux organisait la manche liégeoise du Multijeux. La participation aux différents tournois de l'année est clairement en baisse par rapport à 2008 et Liège n'a pas échappé à ce déclin. Il n'y avait donc que 44 participants pour profiter des avantages de notre salle de Péville.


Le local était donc amplement suffisant pour accueillir ceux qui avaient fait le déplacement, des locaux, des néerlandophones, des Namurois et une Morlanwelzienne pour l'essentiel.


La première manche comportait quelques grands classiques comme Race for the Galaxy, Colons de Catane, Notre Dame, Metropolys...


Et l'Age de Pierre auquel j'ai joué avec Evelyne alias Babou, Barbara et Bart (Ba, ba, ba...). Si Babou (en haut à droite) nous a proprement éclaté avec 206 points, Bart (en haut à gauche) et moi nous sommes disputés la deuxième place. Bart l'a finalement emporté avec 4 points d'avance sur moi mais 60 de retard sur Babou. Mais bon, quand on fait une moyenne de 5,9 sur le lancer d'une centaine de dés 6, faut pas s'étonner de gagner à l'Age de Pierre. Au fait, Barbara termine dernière pour ceux qui ne l'auraient pas compris.



La table des lots était, il faut bien le dire sans fausse honte, exceptionnelle (merci à Xavier qui s'est occupé de la chasse aux sponsors). Plus d'une centaine de jeux étaient réunis en deux groupes: les gros (en haut) et les petits (en bas). Dans les gros, des Notre Dame, Amyitis, Battlestar Galactica, Funckenschlag, L'année du Dragon, Railroad Tycoon... Dans les petits, des Munchkin Cthulhu, des Gang of four, des Loup Garou, des Risk, des Trivial Poursuit... Vu le nombre d'inscrits, tout le monde a eu deux lots, un de la table des gros et un de la table des petits.


Après l'Age de Pierre, j'ai choisi quelque chose de plus léger avec Pick Pocket. Ce n'est pas le meilleur "Stop ou encore" mais il vaut bien les Risk express, Experiment et autre AdR jeu de dés qui sont disponibles lors de la ronde courte.


Bon, d'accord, il y a aussi Die Baumeister von Arkadia dans cette ronde mais j'avais la flemme de me replonger dans les règles. Il y avait également Dominion mais je n'aime pas ce jeu de "société" où chacun joue dans son coin sans même avoir le temps de comprendre ce que font les autres.


Pour finir la journée, plutôt que Caylus, Cuba ou Puerto Rico, j'ai misé haut en prenant Formule Dé même si j'apprécie moyennement de jouer avec deux voitures en même temps. Cette partie m'a conforté avec l'idée que les modifications que nous avons apportées aux règles pour le championnat de Liège sont bonnes. Ce dimanche, à la fin du premier tour, une voiture était hors course et 3 autres n'avaient plus qu'un point de carrosserie! A noter la présence étonnante de Rummikub dans cette ronde longue! Une inversion avec Arkadia de la ronde courte, peut-être?


Le vainqueur (il en faut un) est Paul van Hove de Drie Promile, club qui s'adjuge aussi l'interclub. Objectif Jeux est dernier sur 4 clubs mais on a l'habitude de laisser les autres gagner quand on joue à domicile, question de fairplay (hum, hum!).


Formule Dé: championnat 2009-2010

Le deuxième championnat de Formule Dé, saison 2009-2010, a débuté le vendredi 11 septembre sur le circuit de Monaco sous un soleil radieux. Ce championnat, intitulé très démocratiquement "Pas de femme dans les paddocks" se poursuivra jusqu'en avril à raison d'une course par mois (le deuxième vendredi) sur 8 circuits au total. Les équipes en course sont les verts (Jacques Luzar et Pascal Jamoul), les jaunes (Martine Frankson et Vincent Preumont) et les rouges (Adrien Goffioul et Laurent Massotte).


La concentration est au rendez-vous avant que le départ soit donné. Comme de coutume, la plupart des pilotes fignolent leur voiture au dernier moment en lorgnant sur la feuille de course de leurs adversaires.


Immédiatement après le départ, Vincent (voiture jaune aileron noir), qui occupait la pôle position, prend un avantage sur la meute en entrant dans le deuxième virage avec un bon tour d'avance. Il se met ainsi partiellement à l'abri des carambolages qui sont loin d'être anecdotiques sur ce circuit où les touchettes sont légion.


Après le cinquième virage (le plus difficile à négocier avec ces trois arrêts obligatoires), les voitures entament la seule ligne droite digne de ce nom, pratiquement le seul endroit où il est possible de passer la cinquième (pour ne rien dire de la sixième). Sur la photo, on peut voir que Pascal (voiture verte aileron noir) s'est fait dépasser par Vincent (voiture jaune aileron noir) et que tous deux se sont faits remonter par aspiration par Jacques (voiture verte). Et ce n'est pas terminé...


Tout de suite après, Adrien (voiture rouge aileron noir) déboule et se fait aspirer par les trois voitures qui le précédaient. Enfin, Martine (voiture jaune) se présente et avale les 4 premiers comme à l'entraînement. Loin derrière, Laurent (voiture rouge) se démène comme un beau diable pour revenir dans la course.


Un peu plus loin, Martine (voiture jaune) et Adrien (voiture rouge aileron noir) sont au coude à coude juste avant la chicane de la piscine tandis que Jacques (voiture verte) précède un groupe comprenant Vincent (voiture jaune aileron noir), Laurent (voiture rouge) et Jacques (voiture verte aileron noir). Les petits papiers indiquent les endroits où les problèmes de moteur et les petits accrochages ont laissé de l'huile ou des débris sur la piste.


Fin du premier tour et passage au stand. Adrien (voiture rouge aileron noir) repart juste devant Martine (voiture jaune) pendant que les 4 autres sont toujours aux stands.


Un peu plus loin après le premier virage, les positions sont quelque peu modifiées avec Martine (voiture jaune) devant Adrien (voiture rouge aileron noir) suivi des 4 autres concurrents qui se disputent la troisième place.


Au deuxième virage, on constate que Vincent (voiture jaune aileron noir) s'est offert un baroud d'honneur en prenant de très gros risques. Passant la sixième, il déboule comme un fou, passe Adrien (voiture rouge aileron noir) et Martine (voiture jaune) et se retrouve au-delà du virage. Sa voiture encaisse mal la hardiesse du pilote et Vincent se retrouve avec une trottinette qu'il mènera jusqu'au bout en ayant la chance de ne plus devoir effectuer de sortie de route, manoeuvre que sa voiture ne peut désormais plus supporter.


Dans le cinquième virage, Martine (voiture jaune) prend l'ascendant en sortant bonne première. Adrien (voiture rouge aileron noir), Vincent (voiture jaune aileron noir) et Pascal (voiture verte) ne sont pas loin pendant que Jacques (voiture verte aileron noir) et Laurent (voiture rouge) se disputent pour la cinquième place.


Après la ligne droite et avant la chicane de la piscine, les positions n'ont pas évolué. Martine (voiture jaune) semble bien partie pour une première victoire en cette saison très machiste.


La chicane de la piscine est un endroit toujours délicat: elle est précédée d'un virage large pris en cinquième et suivie par un virage double abordé en troisième. Malgré la difficulté, Martine (voiture jaune) mène toujours la danse.


Malheureusement pour elle, dans le dernier virage, Martine (voiture jaune) commet une erreur d'appréciation. Elle est passée par Pascal (voiture verte) qui prend le large, Adrien (voiture rouge aileron noir) et Vincent (voiture jaune aileron noir). Derrière, Laurent (voiture rouge) et Jacques (voiture verte aileron noir) sont toujours au coude à coude pour éviter la dernière place du classement.


En fin de compte, malgré une belle résistance, Pascal (voiture verte) se fera remonté par Adrien (voiture rouge aileron noir) sur le fil tandis que l'équipe jaune (Vincent et Martine) s'adjuge les troisième et quatrième places. A l'arrière, Laurent (voiture rouge) limite les dégâts en prenant l'ascendant sur Jacques (voiture verte aileron noir) qui termine bon dernier.


Le vainqueur, modeste, baisse les yeux devant l'objectif pour ne pas heurter la sensibilité de ses adversaires malchanceux. Après une course, l'équipe rouge est en tête avec 11 points, suivi des équipes jaune et verte ex-aequo avec 7 points. Rendez-vous le vendredi 9 octobre sur le circuit de Monza.


Quelques photos de la soirée du jeudi 10 septembre

Tout au plaisir de retrouver notre salle de Péville, personne n'a pensé à prendre quelques photos lors des soirées de jeudi et de vendredi dernier. Pour réparer cet oubli, voici quelques images de la soirée du jeudi 10 septembre.


Soirée par excellence des figurinistes, le jeudi voit régulièrement des parties d'AT 43. Ici, François, Steve et Thierry s'affrontent en triplette.


Jof se montre dubitatif en voyant la tactique de son adversaire. A moins qu'il se demande ce qu'il va bien pouvoir faire pour éviter une nouvelle défaite.


Une grande plaque, quelques décors, des figurines, des fiches et une flopée de dés, de quoi contenter les plus difficiles des joueurs.


A mi chemin entre le jeu de figurines et le jeux de plateau, voici Space Hulk dont la réédition a fait couler beaucoup d'encre sur le net (si on peut dire...).


Pas tout jeune, plus plateau que figurines mais avec tout de même des pions dedans, voici Talisman. Qu'on ne s'y trompe pas, il y a des jeux plus récents dans les armoires du club.


La preuve avec Le havre, acheté d'occasion sans avoir dû faire la file à Essen et qui s'offre une nouvelle jeunesse en étant pratiqué régulièrement entre nos murs.


Autre valeur sure de 2009, Small World. Un jeu avec bien trop de hasard pour Papytrick qui se fait malgré tout violence pour jouer avec ces dames.


Après le tournoi de la ligue, les joueurs de Cthulhu LCG continuent à se rencontrer de temps en temps. Gentils investigateurs ou grands méchants monstres, le plus important est de bien préparer son deck.


Les LCG (ou JCE pour Jeux de cartes évolutifs) dont les principaux représentants sont Le Trône de Fer et Cthulhu se sont offerts une deuxième vie cet été puisqu'ils ont tous deux été pratiqués assidument. Un joli coup marketing de FFG et de Edge pour la version française.


Le reconnaissez-vous?

Lors des dernières Rencontres des Créateurs de jeu à la Tour de Peilz, en Suisse, Wolfgang Kramer (Torres, Tikal, 6 Nimm't...) a fait une allocution sur le thème "Jouer et créer aujourd'hui". Dans le magazine Jeux sur un Plateau de juillet-août 2009, cette allocution est reprise partiellement et une photo illustrant l'article montre le même Wolfgang Kramer en compagnie de Sébastien Pauchon (Yspahan, Metropolys...) et de Malcolm Braff (Jamaica...). Derrière Malcolm Braff, on peut apercevoir une calvitie prononcée qui ressemble diablement à celle de notre ami Patrick Fautré!



Décidément, Patrick est partout, un peu comme ces personnes qui se font photographier en compagnie de célébrités en se rendant à des cocktails très selects. Quoi qu'il en soit, merci à JsP et à Olivier Arnéodo qui m'ont aimablement autorisé à utiliser cette photo. Et très bientôt, vous pourrez admirer une photo où on découvre Neil Armstrong mettant le premier pas sur la lune avec, en toile de fond, notre Papytrick national gambadant joyeusement dans la faible pesanteur lunaire...


Week-end de Ferrières: un bon moment

Du vendredi 12 au dimanche 14 juin, nous sommes donc retourné à Ferrières, au Centre de coopération éducative qui héberge régulièrement des groupes en fournissant chambres, salles de réunion et repas.


L'avantage de ce système, c'est que nous ne devons nous occuper de rien ou presque: il faut juste prévoir les boissons et nettoyer les tables après les repas comme le montre si bien Papytrick en pleine action lors du vendredi soir.


Justement, à propos du repas du vendredi soir, nous avons eu à déplorer un manque évident de nourriture pour le buffet à tel point que 4 personnes n'ont pas pu manger sur place. Nous nous y attendions d'autant moins que l'année précédente, la nourriture était pléthorique. Cela ne nous a pas empêcher de faire un petit Horreur à Arkham agrémenté de l'extension Le Roi en jaune. Belle partie où nous avons cru jusqu'au bout pouvoir gagner en scellant et fermant les portails mais où nous avons finalement dû éliminer Yig pour sauver le monde, une fois de plus.


Puisque Philippe Keyaerts était parmi nous (Evo, Vinci, Smallworld), il en a profité pour tester un prototype (Atlantys, qui, vu son nom, mériterait de faire partie de la gamme Ystari Games). De l'avis de tous, quelques détails sont encore à peaufiner.


Agricola est au moins sorti une fois puisque Papytrick était là. Il faut dire qu'il nous avait obligé à prendre de vieux jeux poussiéreux comme Caylus, Puerto Rico, Le Sceptre de Zavandor... mais qui joue encore à ces jeux là?


Evidemment, Smallworld n'est pas resté au placard ce qui est la moindre des choses vu la présence de l'auteur dans nos murs. Mais, finalement, c'est surtout parce que le jeu est bon qu'il sort aussi souvent.


Après le prototype, Philippe, Benguigui, Fréd et Jean-François se sont lancés dans un petit Le Havre. D'autres jeux ont également été joué pendant la soirée mais impossible de les montrer tous: 6 nimm't, Saint Petersbourg...


Samedi matin, après un essai à Glonk complètement raté (mais transformé depuis au club), j'ai eu le plaisir d'essayer Eketorp. Un jeu de vikings qui se tapent sur la tronche, cela ne fait pas dans la dentelle. Mais le jeu est amusant et se laisse découvrir sans honte.


Papytrick en pleine action! On a l'impression qu'il est en train de ramasser ses gains à une table de roulette alors qu'il fait juste une démonstration de son talent au Sceptre de Zavandor. Comme d'habitude, Yves, Nicolas et Fréd n'ont plus qu'à admettre leur défaite. On se demande pourquoi certains veulent encore jouer avec lui?


Une petite nouveauté, si on peut dire: Steam! Certes, le jeu est récent mais c'est une réédition de Age of Steam de Wallace, l'auteur en vogue. Barbara se fera encore plumer mais comme elle aime ça...


Le repas du samedi midi dans le réfectoire principal: rôti de dinde, sauce aux champignons (ou quelque chose comme ça) et pommes de terre au four (un régal). Cette fois là, il y en avait assez mais on en aurait bien repris un peu plus.


Après le repas, un petit Mölkky pour aider à la digestion. En trois équipes de deux sans élimination (mais remise à 0 du compteur après trois échecs consécutifs), la partie s'est un peu éternisée. Finalement, Bénédicte et Nicolas ont remporté la partie à 50 points tout rond.


Le Mölkky, c'est bien mais Descent, dans le genre lourd à digérer, c'est pas mal non plus. Comme en plus le GVPB (Grand Vilain Pas Beau) était Steve qui a tout çà fait le physique de l'emploi, ce ne fut pas une partie de plaisir. Enfin, si! On s'est bien amusé à lui massacrer ces hommes bêtes, ces squelettes, ces démons et ces machins volants mais ça n'a pas été facile.


Ici, les héros sont en arrière plan. Ils viennent juste d'arriver dans la caverne et, à ce moment là, tout va bien. Après ça, les choses vont aller de mal et pire jusqu'au dénouement final.


Pendant ce temps, Janine s'initiait à Puerto Rico avec quelques spécialistes. C'est qu'Alice et Thierry ont quelques heures de vol sur ce jeu devenu mythique.


Fréd n'a évidemment pas pu s'empêcher de sortir un 18xx. On ne se refait pas mon bon Monsieur. Cette fois, c'est Isabelle et Brice qui s'y collent.


Le soir tombe tout doucement sur le village de Ferrières et les fantômes de Ghost Stories sortent de leur trou pour terroriser les villageois. Heureusement, Xavier san et Jean-François senseï accompagnés de leurs fidèles geïshas Stéphanie et Martine feront tout pour protéger le village des intrigues de Wu Feng et de ses sbires.


Sator Arepo Tenet Opera Rotas, un jeu aussi intriguant que son nom, palindrome dont la signification est tout de même moins évidente que "Esope reste ici et se repose". Une sorte de mélange d'Harry Potter pour les rampes qui bougent et de Nom de la rose pour la bibliothèque.


Janine est devenue accro de Puerto Rico mais, pour sa deuxième partie, elle préfère s'adjoindre d'autres novices comme Delphine et Anne.


Encore du lourd avec ce Duck Dealer de Splotter qui a déjà commis Roads and Boats et Indonesia entre autres. Il faut dire qu'un week-end complet, c'est l'occasion de se lancer dans un jeu ambitieux qu'il est parfois difficile de caser sur une soirée.


Du beau monde pour un Princes de Florence, grand classique de Kramer. Après une nuit quasi blanche, Papytrick se retrouve ans les bras de Morphée. C'est qu'on a plus 20 ans!


C'est évidemment un vrai plaisir de jouer à un jeu avec l'auteur. Impossible pour Philippe d'y échapper. Pour ce Smallworld, il nous a proposé une variante avec un nécromant, des âmes damnées et un mode semi coopératif qui a complètement foiré pour cette partie. Philippe a donc gagné en prenant la poudre d'escampette avant les autres.


Battlestar Galactica aura encore tenu toutes ses promesses avec un Benguigui plus félon que nature qui a bien cru être le premier Cylon à perdre une partie contre de simples humains. Vivement l'extension avec deux nouveaux vaisseaux!


Le dimanche matin, j'ai pris la peine d'essayer quelques jeux récents qu'il est éventuellement question d'acheter pour le club. Le premier est Finca, grandissime favori pour le Spiel des Jahres. Le jeu est agréable mais assez froid et il ne m'a pas convaincu.


Vincent et Benguigui se retrouvent autour d'un Through the Age rien qu'à deux. Je ne sais pas qui a gagné mais je me doute que Benoît n'a pas dû être facile à battre.


Keltis avec une des extensions. Je n'ai même pas encore eu le temps d'essayer le jeu de base. Si ce n'est pas malheureux!


Encore un Princes de Florence avec pratiquement les mêmes joueurs. Addictifs, ces Princes de la Renaissance italienne?


Et un Descent de plus avec, cette fois, Roland en GVPB. Plus agressif que Steve, il parviendra à dégoutter ses joueurs qui en abandonneront leur campagne (pour en reprendre une autre aussitôt, qu'on se rassure).


Goa, qui manque décidément dans la ludothèque du club mais qui n'est plus disponible et ne sera sans doute pas réédité. On ne peut pas tout avoir, hélas.


Deuxième jeu de la matinée et deuxième découverte pour moi: Valdora. Un pick up and delivery très classique avec un matériel de grande qualité. Malgré ça, rien de bien nouveau sous le soleil ludique allemand.


Pas de week-end digne de ce nom sans un jeu du docteur Knizia. Cette fois-ci, ce sera Excappe, jeu tout simple de stop ou encore et de prise de risque que j'aime beaucoup. Il faut être 5 ou 6 pour en apprécier toute la saveur et avoir un minimum de chance aux dés pour ne pas en être dégoutté. Malheureusement pour Janine, ce n'était pas son jour!

Pour terminer le week-end, Isabelle avait organisé un Time's up avec 16 participants répartis en deux équipes de 8. Rien à dire sinon que j'espère une photo prochainement pour vous montrer l'ambiance. Il est temps de jouer à ce jeu en société car bientôt, il n'y en aura plus que pour Cécile de Ménibus et toute sa clique de mauvais plaisantins qui voudra nous faire croire que regarder des gens jouer sans participer, c'est rigolo. En attendant Time's Up Academy qui permettra de renouveler le genre, les Time's Up bleu, jaune et pourpre ont encore de beaux jours devant eux.

Au fait, n'oubliez pas, nous remettons le couvert du 11 au 13 décembre pour un maximum de 35 personnes!


Petite soirée entre amis très ludique

La plupart du temps, lorsqu'on participe à une soirée jeux, on a l'occasion de jouer à deux ou trois jeux d'une durée de une ou deux heures chacun. Les petits jeux "apéro", comme on les appelle, sont réservés au tout début de la soirée, en attendant l'un ou l'autre retardataire ou à la fin, lorsqu'il reste moins d'une heure et qu'on a pas encore envie de se séparer. Autrement dit, il n'est pas si facile que cela d'essayer de nouveaux jeux "apéro" puisqu'on y joue finalement assez peu.

Dernièrement, la ludothèque d'Oupeye organisait une matinée découverte pour petits et grands où les jeux "apéro" étaient à l'honneur: vite expliqués, vite compris, vite joués, tels étaient les mots d'ordre de cette matinée. Pour la préparer, les animateurs se sont réunis un soir afin de jouer ou rejouer aux jeux sélectionnés pour l'occasion: Un deux Truie, Dixit, Excape, Mosquito, Los Banditos, Tiki Toppel, Mow et quelque autres dont j'ai oublié le nom. N'en connaissant aucun, l'occasion était belle de parfaire mes connaissances ludiques dans ce domaine.

Les petits jeux "apéro" ont l'avantage d'être courts et simples mais, en fin de compte, ces avantages constituent aussi souvent des inconvénients. Certains sont en effet trop courts et trop simples pour être véritablement intéressants et d'autres déclinent des mécanismes déjà vus sans y apporter d'originalité particulière. Parmi ceux que j'ai pu essayer ce soir là, voici dans un ordre croissant d'intérêt ceux que j'ai retenus.


Mosquito est un jeu de rapidité essentiellement destiné aux enfants. Le matériel est beau: une fleur, un moustique, 4 abeilles, une pomme et des cartes, tout cela fleure bon la campagne. En fonction des cartes retournées, il faut s'emparer de la pomme, écraser le moustique ou poser son abeille sur la fleur. C'est frai, c'est léger mais ça ne mange pas de pain. Autant un bon Jungle Speed!


Dans Tiki Topple, des tikis sont placés dans un ordre quelconque sur un petit plateau de jeu. chaque joueur reçoit une carte représentant trois "tiki" placés dans un ordre donné et des cartes permettant de déplacer les tikis les uns par rapport aux autres.


Le but du jeu est bien entendu de faire en sorte que les tikis de la carte soient en bonne place sur le plateau à la fin de la partie. Et, forcément, les joueurs n'ont pas les mêmes cartes, chacun tirant la couverture à soi autant que faire se peut. Globalement, on a l'impression de faire ce qu'on peut avec ses cartes mais sans jamais être sûr de rien. Ni drôle ni intéressant, le jeu reste loin derrière un Vive le Roi qui présente un aspect bluff bien plus agréable.


Un deux truie ou Schweine Bammel en allemand est un jeu de cartes où le but est de se débarrasser de ses cartes le plus vite possible. Pour cela, il faut pouvoir déposer ses cochons sur la défausse, éviter les cartes fumiers et les cartes fermiers sans oublier de faire Groing groing lorsqu'il ne vous reste plus que deux cartes. Franchement, Uno, c'est aussi bien!


L'ami Knizia nous a concocté ici un jeu de dé qui consiste a faire des combinaisons de trois dés (couleur et/ou valeur) supérieures à celles de l'adversaire sur un thème vaguement western spaghetti. Le jeu n'est pas mauvais en soi mais il est trop proche de Schotten Totten pour présenter un intérêt quelconque. Sur le même thème, un Dice Town est tout de même bien plus agréable.


Avec Mow, nous arrivons à un niveau légèrement supérieur aux jeux dont il est question ci-dessus. Le jeu est signé Bruno Cathala ce qui, à mon avis, est plutôt bon signe. Il s'agit tout bêtement ici aussi de se défausser de ses cartes en les plaçant dans un troupeau de vaches selon quelques règles simples. Toutes les cartes sont numérotées et elles ne peuvent être posées qu'au extrémités du troupeau sauf pour les cartes spéciales qui permettent de s'intercaler ou de poser sur une autre carte. Lorsqu'un joueur ne peut plus poser de carte, il prend le troupeau. Une fois la pioche épuisée, le joueur ayant le moins de mouches sur les cartes qu'il a ramassées gagne la partie. Clairement, le jeu s'inspire de 6 Nimm't en lui apportant un thème amusant et bien illustré. Il a cependant un gros défaut: si les joueurs autour de vous changent le sens de la donne à tout bout de champ comme c'est possible, vous risquez fort de ne pas beaucoup jouer. Certes, cela vous permet de ne pas perdre mais à gagner sans jouer, on triomphe sans grand plaisir. Malgré tout, le jeu est simple, court et plutôt agréable ce qui est tout ce qu'on lui demande.


J'avais une appréhension concernant Dixit tant les critiques étaient dithyrambiques. Et je dois reconnaître que j'avais tort. Le jeu est beau, original et amusant avec juste ce qu'il faut de compétition pour titiller notre fibre ludique. Le principe consiste, pour le joueur actif ou conteur, à choisir une de ses 6 cartes et de donner un mot, une phrase, une expression pour caractériser cette carte.


Les autres joueurs choisissent ensuite une de leurs cartes en tenant compte, dans la mesure du possible, de "l'explication" donnée par le conteur. Toutes les cartes sont mélangées et chacun doit ensuite retrouver la carte du conteur. Les points sont attribués selon les résultats obtenus et le gagnant est celui qui a obtenu le plus de points lorsque la partie prend fin. L'intérêt du jeu réside dans le fait que le conteur doit trouver une phrase ni trop, ni trop peu explicite tout en essayant de faire en sorte que cela reste poétique (ce qui n'est pas le plus facile). Le seul reproche que je ferai à Dixit est la crainte qu'il ne se renouvelle pas au fil des parties, le nombre de cartes étant jusqu'à présent assez limité.


Le grand moment de cette soirée jeux "apéro" aura été pour moi sans conteste la découverte d'Excape. Ici aussi, j'étais un peu septique, toutes les critiques étant loin d'être bonnes. Finalement, ce jeu de Herr Knizia est de loin supérieur à Los Banditos même s'il s'agit une fois de plus de lancer les dés. Le jeu comprend un plateau avec la piste des scores et une échelle numérotée de 0 à 5, des pions et deux dés par joueur. Le principe consiste pour chacun à lancer ses deux dés autant de fois que désiré jusqu'à obtenir une combinaison satisfaisante ou jusqu'à être stoppé par une croix (il y en a une sur chaque dé). Si l'on s'est arrêté à temps, on pose alors ses dés (dont le résultat est donnés en prenant la face la plus haute pour les dizaines et la plus petite pour les unités) sur l'échelle de 0 à 5 du plateau avant de passer la main au joueur suivant. Lorsque le tour du joueur revient, si ses dés sont toujours en place, il marque de 0 à 5 points selon l'échelon occupé et peut lancer les dé pour obtenir une nouvelle combinaison. Le truc est que toute combinaison posée sur l'échelle élimine les combinaisons posées au-dessus d'elle mais de valeur inférieure ou égale. Autrement dit, il faut bien choisir son échelon selon la valeur de ses dés pour qu'ils soient toujours là lorsque votre tour revient. S'il y a du stop ou encore (dans le lancer des dés), il y a surtout une prise de risque dans le choix de l'échelon où on va poser sa combinaison. De plus, rien de plus jouissif que de parvenir à déloger ses petits camarades avec une combinaison supérieure à la leur. Cela rapporte moins de points sans doute mais quel plaisir intense!

A la fin de la soirée, je dois dire que j'étais très heureux d'avoir pu essayer tant de jeux (même s'ils étaient de qualité variable) dans une ambiance agréable avec des gens sympas. C'est qu'évidemment, les petits jeux "apéro" sont souvent tributaires de l'ambiance qu'ils génèrent autour de la table. Si la compagnie n'est pas à la hauteur ou si la mayonnaise ne prend pas, la partie risque fort de rester terne et sans relief. Ce n'était pas le cas ce soir là ce dont je me félicite.


Soirée Smallworld et Snow tails

Il est des semaines où il faudrait 5 espaces "édito" pour dire tout ce qu'on a à raconter. Le site étant un peu délaissé en ce moment, je m'étais promis de prendre mon appareil photo au club plus souvent pour écrire quelques comptes rendus de parties, surtout pour les jeux récemment arrivés au club. Evidemment, le soir où je le fais, ne voilà-t-il pas qu'un concours de peinture de figurines a lieu! Ayant pris des photos (c'est tout de même un comble que personne d'autre n'y ait pensé surtout parmi les compétiteurs), j'ai très logiquement pris des clichés des oeuvres d'art de nos Dali en herbe et je les ai mis en ligne. Mais si je ne me dépêche pas de vous faire part des deux jeux que nous avons essayés dans la soirée, il sera trop tard et je ne peux me résoudre à perdre mes belles photos. Voilà pourquoi le concours de peintures est déjà relégué aux archives (et donc consultableICI) et qu'un nouvel édito prend sa place.

Le jeudi 7 mai, nous avons donc découvert Smallworld et Snow Tails avec Martine, Vincent, Eric et Jacques.


De gauche à droite, chacun reconnaîtra Martine, Jacques et Eric tandis que Vincent lit les règles avec attention. Small World est servi par un matériel de belle qualité comme on pouvait s'y attendre avec Days of Wonder (qui a malgré tout commis Gambit 7 qui, du point de vue qualité n'est pas à la hauteur). On peut voir le plateau très coloré, la boîte de rangement des pions et les tuiles peuples/pouvoirs sur la table. Le reste se trouve dans la boîte sur une chaise et comprend les pions points de victoire, les aides de jeu (trop grandes et d'un intérêt très relatif, les règles étant très claires et facilement consultables) et quelques tuiles et pions spéciaux (antre de troll, dragon, etc.).


Tout le jeu repose sur les peuples et les pouvoirs qui sont associés de manière aléatoire. On peut ainsi voir sur la photo les Sorciers pillards, les Squelettes bâtisseurs, les Tritons armés et les Amazones des marais. Les deux dernières associations Peuple/Pouvoir, moins visibles sur la photo, sont les Trolls ancestraux et les Elfes volants. Globalement, chaque joueur va donc jongler avec les caractéristiques de son peuple et le pouvoir qui lui est alloué pour occuper un maximum de territoires et glaner le plus de points de victoire possible.


Après un tour de jeu, on peut voir les Elfes volants dans le coin en bas à gauche, les Tritons armés sur le côté droit du lac central, les Amazones des marais en haut à gauche (en vert avec leur arc), les Trolls ancestraux en haut au milieu (pions gris) et les Orcs des cavernes disséminés un peu partout (pions rouges sur les zones de cavernes). Pour ce premier tour, les Elfes et les Trolls ont été très sages, ne s'étendant pas vraiment. Les Elfes, en particulier, auraient dû se déployer bien plus en profitant de leur aptitude au vol. C'est qu'une bonne part des points de victoire viennent des territoires contrôlés à la fin de chacun des tours de jeu d'un joueur et qu'il vaut donc mieux réfléchir en terme de gain immédiat plutôt qu'en terme de capacité à se maintenir en place au fil des tours.


Après trois tours de jeu (du moins dans notre partie), les peuples commencent à passer en déclin. C'est l'autre élément clé du jeu après l'expansion. Chaque joueur peut décider de mettre son peuple en déclin et en prendre un autre (également associé à un pouvoir spécial) pour continuer la partie. Sur cette photo, on peut voir les Trolls ancestraux de Martine qui occupent 8 zones et qui sont désormais en déclin puisque les pions sont retournés sur leur face grise. Si le joueur ne contrôle plus les pions de son peuple en déclin, ceux-ci lui rapportent toujours un point de victoire par zone occupée à la fin de chaque tour.


Avec ses Trolls en déclin, Martine va engranger une bonne trentaine de points de victoire au fil des tours alors même qu'elle jouera désormais avec un autre peuple, ces petites bêtes velues étant particulièrement difficiles à déloger de leurs antres. On la voit ici qui comptabilise ses points de victoire , elle qui en empochera parfois 15 voir 16 en une seule fois.


Alors que tous les joueurs ont mis un peuple en déclin et en on choisit un autre, on peut voir les Sorciers pillards d'Eric se faire un petit peu malmener par mes Nains scouts après une phase d'expansion qui leur a permis d'occuper jusqu'à 9 territoires. A l'avant plan, on retrouve un Orc en déclin suivi par un Triton en déclin dans la montagne tandis que plusieurs Trolls déclinant continuent de squatter 6 ou 7 zones tout en haut de la photo. Comme quoi, un peuple en déclin, cela peut rapporter gros.


Le plateau à la fin de la partie montre que 11 peuples (et autant de pouvoirs) ont été utilisés. Seuls les Zombies, les Mi-portions et les Humains sont restés sur le carreau. On peut aussi se rendre compte, avec de bons yeux, que tous les peuples sont encore présents sur le plateau, même ceux en déclin, avec au moins un représentant. Au final, seul Eric aura tenter l'aventure consistant à faire décliner deux peuples.


Le vainqueur n'est autre que Jacques avec 86 points devant Martine (82 points), Eric (81 points), Vincent (70 et des rawettes) et moi-même (66 points). Avec cette partie, j'aurai appris qu'il ne faut pas hésiter à faire décliner son peuple, moi qui ait commis l'erreur de garder les Orcs pendant 5 tours alors qu'après deux tours, j'aurai déjà dû les mettre au rencart. Finalement, Small World est un jeu très amusant, très peu cérébral et qui mérite bien de faire partie de la ludothèque du club.


Pour cette deuxième partie de la soirée, nous avons également déballés Snow Tails, une course de traineaux dans le Grand Nord Canadien. Vincent s'attelle une fois de plus à la lecture des règles. Chaque joueur dispose d'un traineau avec deux chiens et un conducteur qui peut actionner un frein. Selon les cartes jouées par les joueurs sur leurs chiens et leur frein, le traineau va avancer d'un certain nombre de cases et, éventuellement, glisser latéralement. Le plateau est composé de tuiles de difficultés variables ce qui permet de composer un circuit plus ou moins long et compliqué. Nous avons opté pour le circuit le plus simple comme préconisé dans les règles.


Lors de l'entrée dans un virage, il est interdit de dépasser la vitesse limite indiquée de part et d'autre de la ligne rouge qui marque le début du virage. Tout l'art du jeu consiste donc à s'approcher au plus près de cette entrée de virage, d'adapter sa vitesse pour la franchir puis de foncer comme un malade jusqu'au virage suivant. Attention toutefois à effectuer les déplacements latéraux qui vous éviterons de rentrer dans le décor, la ligne droite n'étant pas toujours le chemin le plus court ni le plus sûr.


A l'entrée du troisième et dernier virage, Vincent (pion noir) m'a coiffé sur le poteau (pion jaune). Il occupe la corde ce qui lui permettra de jouer avant moi. Comme nous disposons tous les deux des cartes qui nous sont nécessaires, la messe est dite! Derrière nous, Martine (pion vert) et Eric (pion rouge) se dispute la troisième place tandis que Jacques (pion bleu) ne parvient pas à sortir du deuxième virage.


Les positions finales sont sans appel et Vincent pourra féliciter ses deux huskys pour la belle course qu'ils ont menée. Assez paradoxalement, alors qu'on s'attend à un jeu très fun vu le thème et la communication qui a accompagné son édition, Snow Tails se révèle être surtout un jeu de calcul mental où il faut constamment choisir la bonne combinaison de cartes chiens et frein pour parvenir sur la case la plus intéressante possible. Le jeu gagne sans doute en tension et en ambiance lorsqu'on choisit des circuits plus difficiles car, là, la probabilité de disposer systématiquement des bonnes cartes au bon moment doit être nettement plus réduite.


Non, Vincent n'a pas gagné le jeu mais juste le droit de poser avec la boîte et Martine en arrière fond. Ainsi se termine une soirée bien agréable avec la découverte de deux bons jeux, le premier très amusant, le second plus froid (vu le thème, quoi d'étonnant) mais très agréable malgré tout.


Concours de peinture le jeudi 07/05/09

Le jeudi 7 mai, les figurinistes du club ont organisé un petit concours de peinture de... figurines! Sept personnes concouraient dont Bert, Douille, Jon, Jam, Thierry et Régi (si quelqu'un peut me donner le nom du dernier, je suis évidemment preneur). Juste pour le plaisir des yeux, voici les réalisations de chacun.


Elle est pas un peu grosse pour toi, ta hallebarde, mon coco? Non, tu ne tireras pas, non...


Une bien belle bête qu'on aimerait pas rencontrer le soir au fond des bois. De jour en pleine rue non plus d'ailleurs!


Le petit chaperon rouge a bien grandi, ma foi. Inutile de préciser que ce ne sont plus des pots de beurre et des galettes qu'elle distribue maintenant!


David Crocket avant sa rencontre avec Chuck Norris. Depuis lors, il est moins fringant, vous pouvez me croire.


La reine des abeilles revue et corrigé par Jon. Ne chercher pas le dard, tout le monde sait bien que les abeilles n'ont pas de dard.


Mon ami Ben après sa rencontre avec le docteur Folamour. Je n'irai pas jusqu'à dire que je le préfère comme ça mais ça en jette!


Encore un qu'en a une trop grosse pour lui. De la gonflette, moi j'vous l'dit, ma bonne dame.

Après avoir détaillé ces beaux spécimens, chacun était invité à voter en établissant un classement. j'avoue avoir eu un faible pour le gros nounours. Le dépouillement devrait avoir lieu prochainement. Je vous tiens au courant.


Voyage, Voyage, remise des prix sans Désireless

Ce vendredi 03 avril 2009, le tournoi trimestriel Voyage Voyage a pris fin. Ce tournoi comprenait 11 jeux: Java et Tikal (groupés dans un seul pool), Australia, Île de Pâques, Puerto Rico, Cuba, Himalaya, Dschunke, Thèbes, Saint Petersbourg et le Tour du Monde en 80 jours.

Comme pour le premier tournoi, la participation a été satisfaisante: 53 personnes différentes ont joué 24 parties de 9 jeux différents. Seul Dschunke n'a pas été joué tout au long du tournoi ce qui fait de lui un candidat sérieux pour la prochaine vente aux enchères.

Parmi les participants, seuls 9 étaient qualifiés pour la remise des prix puisqu'il fallait avoir joué à 4 jeux différents pour cela. Il s'agissait d'Isabelle Chevalier, Delphine Dispa, Janine Luzar, Vincent Caron, Frédéric Daguené, Eric Fontaine, Jacques Luzar, Laurent Massotte et Jean-Philippe Weicker.


Grand ordonnateur des deux tournois trimestriels, Frédéric Daguené n'a pas hésité à monter sur une chaise pour se faire entendre, ce qui n'a pas empêché la moitié de la salle de se désintéresser totalement de cette remise des prix.


Le classement après une ultime soirée donne Eric Fontaine pour vainqueur devant, dans l'ordre, Jean-Philippe Weicker, Frédéric Daguené, Laurent Massotte, Isabelle Chevalier, Vincent Caron, Delphine Dispa, Jacques Luzar et Janine Luzar.


Le vainqueur du tournoi, Eric Fontaine, s'est vu remettre une médaille commémorative et un bon d'achat de 30 euros du magasin l'Autre Monde.


Pour le tirage au sort effectué parmi les 8 autres participants qualifiés, Frédéric s'était armé d'un petit sac noir comme ceux qu'on trouve dans les boîtes de jeu. Trop fort, ce Frédéric!


Première tirée au sort, Delphine Dispa en profite pour poser en compagnie de Frédéric. C'est que l'ami Frédo s'en retourne dans son Anjou natal d'ici peu et qu'il convient de profiter de toutes les occasions possibles pour se montrer en sa compagnie avant qu'il soit trop tard.


Comme par hasard, le deuxième tiré au sort n'est autre que Frédéric lui-même. On n'est jamais si bien servi que par soi-même! Allons, soyons juste, pour tous les services que Frédéric a rendus au club, il méritait bien d'être récompensé et ce modeste bon d'achat n'est qu'un bien piètre gage de notre gratitude (houlala, faut que j'arrète le jus de légumes, moi, je me mets à faire des phrases).

C'est donc ainsi que ce termine ce deuxième tournoi trimestriel. La question est, désormais, y en aura-t-il un troisième? Comme Frédéric ne sera plus là pour l'organiser, il faudra que quelqu'un d'autre prenne le relai et que ce type d'événement intéresse suffisamment de monde. Un petit sondage sur leforum vous permettra de nous donner votre avis si vous le désirez. A bientôt pour de nouvelles aventures ludiques.


Ier championnat de Formule Dé (Challenge Dominique d'Inverno) la remise des prix

Le vendredi 6 mars 2009, au local du Beau-Mur, a eu lieu la remise des prix du Premier Championnat de Formule Dé d'Objectif Jeux. pour cette première session, 6 coureurs se sont disputés l'honneur d'être sacré champion: Frédéric Daguené, Michaël Fraipont, Adrien Goffioul, Pascal Jamoul, Jacques Luzar et Laurent Massotte.

Trois équipes de deux coureurs avaient été constituées: les Fous du volant (Frédéric et Adrien), les Red leaders (Pascal et Jacques) et les Yellow submarines (Michaël et Laurent).

Les 6 courses ont été disputés tout au long des 6 mois de compétition (un circuit par mois), de septembre 2008 à février 2009. Les 6 coureurs ont ainsi tâté des circuits de Magny-Cours (France), Zanvoort (Pays-Bas), Sepang (Malaisie), Monza (Italie), Zhuhai (Chine) et Monaco (Monaco). Il y avait là de quoi mettre à rude épreuve les mécaniques et les nerfs avec des circuits rapides comme Magny-Cours ou Sepang et des circuits plus techniques comme Monaco. Au final, les places obtenues par chacun sont les suivantes:


Les points correspondants se trouvent sur le tableau suivant avec les totaux, l'un tenant compte de tous les résultats, l'autre (total ajusté) ne reprenant que les 5 meilleurs résultats sur les 6 obtenus:


Le classement des coureurs est évidemment sans appel. Il couronne le coureur le plus régulier de la saison avec 3 victoires sur 6 courses: Frédéric Daguené des Fous du volant!


Par contre, le classement des conducteurs voient les Red leaders de Pascal et Jacques remporter la mise, ceux-ci s'octroyant les deuxième et troisième places du classement des coureurs avec en prime les trois autres victoires (deux pour Jacques et une pour Pascal). Inutile de préciser que les Yellow submarines ont bel et bien coulés avec pas moins de trois abandons pour l'équipe, les deux coureurs s'offrant le luxe d'occuper les deux dernières places du classement.



Pour la remise des prix, le papa de Dominique d'Inverno, Hugues, était présent. C'est que ce championnat était dédié à Dominique qui nous a quitté bien trop rapidement à notre goût alors même qu'il était inscrit au championnat. Donner son nom à cette compétition nous permettait donc d'associer son souvenir au club et d'honorer sa mémoire en nous remémorant tous les moments agréables que nous avons partagés avec lui avant son décès.


Présidant la remise des prix, Patrick s'est acquitté de sa tâche avec sa classe et sa bonhommie coutumière, félicitant les vainqueurs et brocardant les vaincus.


En récompense de sa victoire, Frédéric reçoit des mains de Hugues d'Inverno la coupe du Chalenge, un bon d'achat de 30 euros à valoir au magasin l'Autre Monde et le jeu Machi (Tilsit), offert par le papa de Dominique lui-même.


C'est qu'il n'est pas peu fier, notre premier champion! Dommage qu'il ne remette pas son titre en jeu lors du prochain championnat puisqu'il préfère s'expatrier au bout du monde dès la fin du mois de mars. Comment ça, la France est son pays d'origine et c'est la porte à côté? Veux pas le savoir! C'est rien qu'un lâcheur!


Malgré une belle résistance, Jacques n'a pu faire mieux que deuxième. Il accroche deux victoires à son palmarès mais doit abandonner sur casse moteur dans la dernière course alors qu'il était largement devant son concurrent direct. Celui-ci n'a plus eu qu'à assurer le passage de la ligne d'arrivée pour obtenir le titre. Scoumoune ou sabotage, la question n'a pas été tranchée!


Avec un parcours en dents de scie (une victoire, deux places de deuxième, une de troisième, une de quatrième et une de cinquième), Pascal doit encore assimiler la notion du "pièce touchée, pièce jouée". Gageons que lorsqu'il pourra réfréner sa fébrilité naturelle, il deviendra un adversaire coriace.


Adrien était le plus jeune engagé sur le circuit. Il ne gagne aucune course mais se classe tout de même deux fois à la deuxième place et deux fois à la troisième. Malheureusement, en se placant juste derrière Pascal, il ne permet pas à son équipe de remporter le classement des conducteurs.


Cinquième au classement général et affichant un abandon et cinq autres résultats moyens, Michaël parvient à peine à prendre le dessus sur son équipier qu'il a d'ailleurs tenter d'exclure de la dernière course par des méthodes peu conventionnelles. Tête brulée, Michaël prend trop de risques pour espérer jamais briller au panthéon des pilotes.


Laurent a bien raison de faire la grimace puisqu'il se classe bon dernier en totalisant 2 abandons et 9 minables petits points. Il aura beau chercher des excuses à ces résultats ridicules, la chance n'explique pas tout! Il lui faudra plus de régularité et moins de nervosité pour avoir une chance ne serait-ce que de terminer toutes les courses du prochain championnat.


Beau joueur, Frédéric offre le jeu Machi reçu pour sa victoire à son adversaire malheureux, Jacques. Celui-ci reconnaît d'ailleurs avec sportivité que Frédéric était au-dessus du lot et qu'il a bien mérité sa victoire finale.

C'est ainsi que s'achève ce premier Challenge Dominique d'Inverno, championnat de Formule Dé organisé par Objectif Jeux dans ces locaux. La deuxième saison est en préparation, trois places de pilotes étant disponibles pour de jeunes et fringants conducteurs amateurs de sensations fortes. A bientôt pour de nouveaux compte-rendus aux relents de gazoil.


Soirée Hodin du 30 janvier 2009

En octobre, nous n'avons pas pu participer à la soirée Hodin (le principal distributeur belge de jeux de plateau, repris depuis peu par Asmodée), celle-ci étant organisée le vendredi de l'IRV. Mais, pour cette soirée hivernale, nous avons fait le déplacement, Jacques, Minas et moi, accompagné par John qui s'y rendait à titre personnel comme démonstrateur.

Comme je n'ai pas pris mon appareil photo, vous aurez juste droit à quelques images de jeu glanée ici ou là sur Tric Trac (merci M Phal, tout super vilain que vous soyez) ou chez les éditeurs. Mais ces soirées sont toutes plus ou moins identiques et il me paraît plus intéressant de parler des jeux que nous avons essayés que du local ou des petits pains garnis (excellent au demeurant malgré une propension évidente à mettre du concombre dans tout).

Dès notre arrivée, nous sommes tombés sur Jef, un ami de Namur, qui expliquait Machi, le nouveau jeu japonisant de Tilsit. Nous nous sommes donc installé à sa table pour découvrir, avec lui, ce jeu de cartes. Quand je dis "avec lui", ce n'est pas une façon de parler, Jef ayant lu les règles pour la première fois dans la voiture, en venant à la soirée! C'est que, parfois, Hodin fournit tardivement les règles des vrais nouveautés aux démonstrateurs qui font ce qu'ils peuvent. Cet "amateurisme" se ressent un peu mais bon, on n'est pas là pour critiquer une initiative louable prise par un distributeur qui nous reçoit tout de même de manière très agréable.


Machi est donc un jeu de cartes de Loïc Billiau édité par Tilsit qui consiste à gérer son village japonais en construisant des bâtiments et en y plaçant des villageois. Bâtiments et villageois sont de trois couleurs différentes (bleu pour le religieux comme les temples et les moines zen, rouge pour les militaires comme les tours de guet et les samouraïs et jaune pour les commerces comme le magasin et le marchand). Toutes ces cartes lorsqu'elles sont actives rapportent des bols de riz pour nourrir la population du village ainsi que des points d'honneur ou des richesses qui sont convertis en points de victoire à la fin de chaque tour.

Les cartes présentent des dessins humoristiques et le jeu ne se prend décidément pas au sérieux, les cartes événements permettant des coups bas particulièrement amusant (sauf pour celui qui les subit, évidemment). Globalement, le jeu est agréable, opportuniste en diable avec des retournements de situation qui le classe dans la catégorie des jeux moyens d'une durée d'une grosse heure. Malheureusement, c'est là que le bas blesse! Nous avons commencer la partie à 20h30 pour la terminer à 23 heures, explication des règles comprises. Bien sûr, c'était une partie de découverte pour tous mais tout de même, pour un jeu moyen à léger, c'est vraiment trop. Apparemment, notre ami John en disposera bientôt ce qui nous permettra d'y rejouer en connaissant les règles pour voir si cela tourne mieux comme je me le suis laissé dire. A suivre...

Evidemment, une fois 23 heures, il ne nous restait pas beaucoup de temps pour jouer à autre chose. Nous avons donc fait un petit tour d'horizon sans apercevoir le Small World de Days of Wonder, annoncé en première belge avant sa sortie en avril. Minas nous a alors entraîné vers la table de Mars, un autre jeu édité par Tilsit et créé par François Delbosc.


Pour faire bref, voilà un jeu où il faut recueillir des ressources pour construire des bâtiments qui rapportent des points de victoire. Chaque joueur dispose d'un plateau sur lequel il pourra construire des centrales énergétiques, des habitations pour ses colons, des installations de recherche et développement, des installations militaires et des mines qui fournissent les ressources dont on a besoin pour construire les bâtiments qui... Vous m'avez compris, je pense. Ajoutez à cela une petite dose de hasard au travers de cartes événements et de conflits entre les joueurs et vous avez la substantifique moelle de Mars, un jeu de gestion où les interactions viennent des événements et des échanges de ressources entre joueurs. La présentation est un peu austère mais elle correspond au thème, Mars n'étant pas la planète la plus accueillante du système solaire.

Après cela, le même démonstrateur (Olivier) nous a aussi expliqué Galaxy Trucker de Vlaada Chvatil. Là, on est en plein dans le jeu d'ambiance qui ne dit pas son nom d'emblée puisqu'il s'agit d'un jeu où il faut construire son vaisseau spatial avant de le lancer dans un voyage dangereux où il risque bien de perdre des plumes.


Le matériel est chatoyant, le thème intéressant et le jeu, d'après différents avis, semble tenir la route. Difficile de se faire une idée précise en 10 minutes d'autant que le tirage au sort clôturant la soirée avait lieu au même moment.

Un peu avant de partir, nous avons fait un petit tour d'horizon et j'ai pu voir la boîte et le matériel de la nouvelle édition de Formula Dé.


Comme on peut le voir sur la photo, le matériel est plus important que celui de l'édition précédente notamment du fait de la présence de ces boîtes de vitesse en plastique et carton qui permettent de visualiser la vitesse des voitures plus agréablement qu'avec un pion sur une échelle. A part ça, le jeu est exactement le même que Formule Dé et les courses de rue n'apportent rien de particulier ni par le circuit, ni par les quelques règles supplémentaires, ni par les pilotes et leur capacité spéciale si ce n'est encore plus de hasard dans un jeu qui n'en a vraiment pas besoin. Je regrette que la carte du circuit de Formule 1 soit la même que celle des autres éditions (Monaco), ce qui enlève tout intérêt à l'achat de cette édition lorsqu'on possède l'une des précédentes. Ha! S'ils avaient eu la bonne idée d'inclure la carte du circuit de Sebring qui vient de sortir avec la première extension, cela aurait valu la peine. Mais dans ces conditions, nous laisserons cette boîte à ceux qui ne possède pas encore le jeu.

Conclusion, une soirée agréable qui ne nous aura malheureusement pas permis de jouer à grand chose et qui ne nous pousse pas à entasser encore plus de boîtes dans nos armoires en attendant le moment béni où nous pourrons à nouveau disposer de nos 6 armoires de rangement.


Un tournoi chasse l'autre

A l'initiative de Frédéric Daguené, un premier tournoi dit "trimestriel" puisqu'il a duré 3 mois a été organisé par Objectif Jeux. Pour faire simple, une sélection de 10 jeux vous était proposée sur le thème "Le jeu à travers les âges": L'âge de pierre et Abenteuer menschheit pour la Préhistoire, Phoenicia pour l'Antiquité, Les piliers de la terre et Notre Dame pour le Moyen Âge, Les princes de Florence pour la Renaissance, Railraod tycoon pour l'ère industrielle, Müll & money pour l'époque contemporaine ainsi que Mission planète rouge et Race for the galaxy pour le futur.

Au final, il y a eu 31 parties jouées dont 8 Âge de pierre, 1 Abenteuer mensheit, 4 Phoenicia, 0 Piliers de la terre, 2 Notre dame, 3 Princes de Florence, 1 Railroad Tycoon, 5 Müll & money, 1 Mission planète rouge et 6 Race for the galaxy. En fin de compte, seul les Piliers de la terre a été entièrement boudé par les 40 joueurs ayant participé au tournoi et cela malgré le relatif succès que ce jeu a pu avoir au moment de sa sortie. Par contre, l'engouement créé par l'Âge de pierre et Race for the galaxy ne se dément pas tandis que Mull & money et Phoenicia tirent leur épingle du jeu.

Sur les 40 joueurs, selon le règlement que je vous laisse consulter sur le forum, 11 étaient éligibles pour le tirage au sort devant déterminer les vainqueurs de deux des trois lots offerts par le club. Il s'agissait de Sébastien Abras, Alice Blahova, Isabelle Chevalier, Frédéric Daguené, François Duray, Patrick Fautré, Benoît Guiot, Thomas Gustine, Roseline Kaye, Jacques Luzar et Janine Luzar. On remarque donc que les éligibles sont essentiellement des joueurs réguliers du club et que, parmi eux, ne figure pas le président du club!

Lors de la remise des prix, le vendredi 19 décembre 2008, la plupart des joueurs éligibles étaient présents. Tout d'abord, le responsable du tournoi, Frédéric Daguené a annoncé le nom du vainqueur dans un suspense à couper le souffle: roulement de tambour, attente infernale, crises d'angoisse et larmes difficilement contenues.... Je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps, c'est bien entendu Benoît Guiot qui a remporté ce premier tournoi trimestriel comme tout un chacun le savait depuis belle lurette.


Pour l'occasion, une médaille avait été frappée avec l'intitulé du tournoi et un bon d'achat de 30 euros à l'Autre Monde a été remis par Frédéric à un Benoît fier comme Artaban.


Il a fallu ensuite procéder au tirage au sort des deux autres vainqueurs. Pour cela, une main innocente a été choisie dans l'assemblée: le plus jeune présent ce jour là.


La première a être tirée au sort fut Janine Luzar, récompensée pour sa participation par un bon d'achat de 20 euros, toujours à l'Autre Monde.


Pour le deuxième bon d'achat de 20 euros, il fallait absolument que l'honneur du club soit sauf. Puisque le président était trop paresseux pour participer, il fallait au moins qu'un autre membre du CA soit récompensé. Ce qui fut fait avec le tirage au sort de Patrick Fautré, visiblement enchanté de l'aubaine.



Pour la période allant de début janvier à fin mars 2009, le thème du nouveau tournoi est: "Voyage, voyage" avec les jeux suivants: Java et Australia pour l'Océanie, Les Géants de l'île de Pâques, Tikal, Puerto Rico et Cuba pour l'Amérique, Himalaya et Dschunke pour l'Asie, Thèbes pour l'Afrique, St Petersbourg pour l'Europe et le Tour du monde en 80 jours.

Les modalités sont exactement les mêmes que pour le tournoi précédent et trois lots allant de 20 à 30 euros sont également mis en jeu. Avec un peu de chance, même le président fantôme d'Objectif jeux participera. On peut toujours rêver!


Joyeux Noël et Bonne Année!

C'est la période des fêtes et la tradition veut que l'on offre ses bons voeux à toutes les personnes qui comptent autour de nous. Pour Objectif Jeux, les personnes qui comptent, ce sont toutes celles et tous ceux qui viennent à nos soirées et participent à nos activités. Au nom de toute l'équipe, je vous présente nos meilleurs voeux ludiques. Que l'année 2009 vous soit agréable et vous apporte tout ce que vous désirez.


Des éditos!

Je regrette souvent de ne pas avoir assez de matière ou de courage pour modifier l'édito du site plus souvent. Une moyenne d'un édito tous les quinze jours me paraît correcte mais, trop souvent, un édito reste en place pendant un mois sinon plus. Je pense que cela donne l'impression que le site n'est guère actif et, par conséquent, que le club est, lui aussi, en léthargie.

Je dois bien avouer que, même lorsque j'ai l'occasion d'engranger un peu de matière, il m'arrive soit de baisser les bras soit d'oublier mon appareil photo. Dans la première catégorie, je classerai le week-end de Carlsbourg fin novembre. Voilà une belle occasion de prendre quelques clichés et de vous les livrer en pâture avec des commentaires lénifiants (genre "Dominion, le jeu qui a tourné tout le week-end") ou plus moqueurs (style "Barbara à la vaisselle, la preuve qu'il lui arrive aussi de travailler un peu"). Mais voilà, j'ai eu la flemme et mon appareil photo est resté dans mon sac.

Dans la deuxième catégorie (oubli), l'exemple type est la quatrième course du championnat de Formule Dé pour laquelle je suis arrivé les mains quasi vide (je suis d'ailleurs reparti encore plus démuni puisque je n'avais même plus de voiture après un méchant crash qui m'a particulièrement bien gonflé). N'étant resté qu'un quart de la course autour de la table et ne disposant pas de mon "Kodak", impossible de vous asséner une fois de plus les sempiternels "Truc Much passe devant Chose mais rate son troisième virage en cinquième et se viande lamentablement en enfonçant l'arrière de la voiture de Machin" (au passage, je félicite Frédéric Daguené qui a remporté son troisième Grand Prix sur 4 disputés).

Pour changer un peu, je pense que ce serait bien si certains pouvaient apporter leur pierre à l'édifice en prenant des photos d'événements même mineurs mais qui méritent qu'on en parle sur le site. Par exemple, les soirées "décors" des figurinistes comme jeudi dernier ou, plus simplement, une belle partie d'AT 43 ou d'Hell Dorado commentée avec clichés à l'appui. Il y a déjà des commentaires sur le forum, pourquoi ne pas faire occasionnellement un édito sur le sujet, notamment lors de la sortie d'un nouveau jeu style Monsterpocalypse. Si je donne essentiellement des exemples liés au jeux de figurines, c'est aussi parce que le visuel dans ce type de jeu est particulièrement important, comme pour Formule Dé. Difficile de faire ressentir la tension d'une partie de l'Âge de Pierre ou même d'Horreur à Harkam avec des images des joueurs autour de la table. Mais après tout, pourquoi pas, d'autant que le compte-rendu peut aussi servir de critique ou de mise en exergue d'un jeu pour le faire connaître à ceux qui ne l'ont pas encore essayé.

En conclusion, Messieurs les joueurs, à vos "Nikon"! Si vous ne vous sentez pas capable d'écrire le commentaire, je peux m'en charger. Mais c'est bien plus facile qu'on le croit. La preuve, j'y arrive bien!


Formule Dé: Sépang (Malaisie)

Le vendredi 21 novembre 2008, nous avons disputé la troisième course du Challenge Dominique d'Inverno (le championnat de Formule dé du club) sur le circuit de Sépang en Malaisie. Ce circuit est particulièrement éprouvant car les virages se situent systématiquement à une distance intermédiaire les uns des autres. Dangereux à négocier en cinquième vitesse mais difficile à rallier en quatrième vitesse en un seul lancer de dé, il faut constamment croire en sa bonne étoile et prier pour que le résultat ne soit ni trop petit en quatrième, ni trop grand en cinquième. Les trois équipes en lice sont inchangées: les Fous du Volant avec Adrien Goffioul et Frédéric Daguené (voitures blanches), les Red Leaders avec Jacques Luzar et Pascal Jamoul (voitures rouges) et les Yellow Submarine avec Michaël Fraipont et Laurent Massotte (voitures jaunes)


Sur la grille de départ, Adrien Goffioul tient la pôle position suivi de Pascal Jamoul, de Frédéric Daguené, de Laurent Massotte, de Jacques Luzar et de Michaël Fraipont.


Dès le départ, Michaël provoque un premier accrochage en éraflant la belle voiture rouge de Jacques. La ligne droite d'arrivée est désormais jonchée de débris et d'huile sur les deux tiers de la largeur de la piste.


Le premier virage, à deux arrêts, fait déjà beaucoup de mal à certains pilotes. Adrien perd sa première place au profit de Laurent qui a un accrochage avec Jacques, venu lui emboutir l'arrière sans ménagement. Derrière, Michaël, Pascal et Frédéric sont un peu à la traîne.


Ayant mal négocié la sortie du premier virage, Adrien est distancé par Laurent et Jacques qui disposent déjà d'une longueur d'avance. Le reste de la troupe revient sur Adrien tambour battant.


En négociant le troisième virage en cinquième avec panache, Jacques s'est installé à la première place au détriment de Laurent, plus timoré qui a préféré rester en quatrième. Cette première place, Jacques ne la lâchera plus, poursuivant sur sa lancée en distançant tous les autres concurrents de plusieurs longueurs.


Jacques prend donc le large pendant que Laurent perd petit à petit du terrain. Sa descente aux enfers ne fait que commencer puisqu'il finira la course bon dernier après s'être fait remonter par les autres pilotes au fil des deux tours que dure la course.


Pascal, auteur d'une belle remontée dépasse Laurent pour s'installer à la deuxième place qu'il conservera jusqu'au bout. A l'avant plan, Jacques poursuit la course en tête avec deux ou trois longueurs d'avance.


Cette vue d'ensemble du circuit montre la difficulté qu'il y a à négocier les virages de manière optimale: trois virages à deux arrêts, des virages distant d'une dizaine de cases... Seuls les meilleurs peuvent tirer leur épingle du jeu! A la fin du premier tour, Jacques est déjà au stand tandis que les autres sont espacés sur un bon tiers de circuit. Pascal, dans le dernier virage, est deuxième, Laurent, dans l'avant dernière ligne droite est troisième, Frédéric, Adrien et Michaël suivent à quelques encablures.


Le début du deuxième tour est une copie conforme du premier: Jacques s'envole, Pascal tente de le suivre et les autres font ce qu'ils peuvent.


Après un tour et demi, Laurent s'est fait dépasser par Frédéric et se retrouve talonner par Michaël et Adrien. Devant, si les distances sont un peu moins importantes qu'auparavant, les deux premiers poursuivent leur petit bonhomme de chemin.


La fin de la course se profile à l'horizon pour Jacques et Pascal. Frédéric semble à l'aise pour la troisième place tandis que Laurent, Michaël et Adrien bataillent pour la deuxième moitié du classement.


Alors que rien ne semblait devoir l'atteindre, Frédéric, suite à quelques coups malheureux se retrouve dépassé par Adrien et bientôt par Michaël. Il passe ainsi de la troisième à la cinquième place sans rien pouvoir tenter. Au fond, Jacques et Pascal sont déjà arrivés pendant que Laurent se traîne à droite, espérant encore, contre toute logique, dépasser Frédéric.


La grille d'arrivée: Jacques Luzar (Red Leaders), Pascal Jamoul (Red Leaders), Adrien Goffioul (Fous du Volant), Michaël Fraipont (Yellow Submarine), Frédéric Daguené (Fous du Volant) et Laurent Massotte (Yellow Submarine).

Après trois courese, Frédéric Daguené est toujours en tête du championnat avec 20 points mais il est talloné par Jacques Luzar qui totalise 19 points. Pascal Jamoul est troisième avec 14 points suivi d'Adrien Goffioul (10 points), de Michaël Fraipont (6 points) et de Laurent Massotte (4 points). Au championnat des constructeurs, les Red Leaders dépassent les Fous du Volant avec 33 points contre 30 tandis que les Yellow Submarine s'enfoncent avec 10 points à peine.

Rendez-vous le 12 décembre pour la quatrième manche sur le circuit de Monza.


L'International Rendez-Vous 2008 s'est terminé en beauté!

Voilà donc déjà une grosse semaine que l'IRV 2008 a refermé ses portes et ce n'est que maintenant que je trouve le temps (et aussi un peu l'envie) de vous le faire partager à travers le traditionnel reportage photo agrémenté de commentaires tout à fait personnels.


Au commencement était le bar! C'est qu'un IRV sans bar, c'est comme une poule sans oeuf, c'est bon pour la casserole. Cette année, nous avions prévu à boire et à manger au-delà de tout ce que nous avions acheté les années précédentes: des pasticcios faits maison, des assiettes de charcuterie amoureusement préparées par Jacques et Janine, des chilis (une véritable tradition), des tortillas, des soupes, des nems, des quiches... Bref, de quoi contenter tout le monde pensions-nous naïvement! Et bien non! Malgré nos prévisions plus que généreuses, le samedi soir, certains ont été contraints d'aller chercher des pizzas pour calmer leur estomac qui criait famine. Bref, il faudra faire encore plus (et mieux) la prochaine fois.


L'IRV, c'est l'occasion de retrouver des amis suisses et français qu'on ne voit qu'une fois l'an. C'est aussi le moment d'essayer les petites perles présentées à Essen et qui se démarquent déjà de la production habituelle. Pour cette fois, Dominion l'emporte largement sur ses congénères et ce ne sont pas Eric (le Suisse, à gauche) et Paul (le Français, à droite) qui me contrediront.


Mais, à l'IRV, il est aussi possible de revenir à certains jeux qu'on a particulièrement appréciés pendant un temps et qu'on a lâchement laissé de côté au profit de nouveautés pas toujours aussi affriolantes. La Crique des Pirates est l'un de ces jeux où les amateurs du genre reviennent régulièrement comme Stéphane (le blondinet au premier plan) qui, pour s'assurer des partenaires vient même avec son petit frère.


Classique des classiques, Les Princes de Florence n'ont pas encore été essayés par tous. Ici, Janine et Jacques font l'expérience de cet excellent Kramer avec des fortunes diverses. S'il faut en croire la rumeur, Janine n'était pas à son aise, elle qui, pourtant, manie Funckenschlag où l'Âge de Pierre comme personne.


Les Aventuriers du Rail (version Europe ici), tout le monde y a joué. A tel point qu'on hésite encore à le prendre, pensant que plus personne n'en veut. Et pourtant, même des vieux de la vieille comme Etienne (à gauche) et Nicolas (à droite) se laisse prendre au jeu en compagnie de deux des frères Piselli, Serge (au fond à droite) et Pierre (au fond à gauche).


Adel Verplichtet (Noblesse oblige en français de France) n'attire plus les foules mais remporte encore un petit succès d'estime. Dans le cas présent, l'originalité de la partie consiste en la présence des deux demoiselles de gauche, Montoises logeant pour l'occasion à Malmédy et qui ont fait le trajet le vendredi et le samedi pour nous tenir compagnie.


Les Spiel des Jahres ont encore de beaux jours devant eux même s'il faut bien admettre que la veine s'épuise tout doucement pour les joueurs réguliers. Déjà Thurn und Taxis et Zooloretto (présenté ici) ont mis un certain temps à rejoindre la ludothèque du club. En ce qui concerne Keltis, rien ne dit qu'il y parviendra tant la demande est faible pour ne pas dire inexistante.


A côté des jeux primés, les Wallace et autres jeux d'auteurs font belle figure. Tinner's Trail, sorti depuis 6 mois environ, conserve les faveurs de nombreux joueurs qui y reviennent régulièrement.


Cette année, l'IRV a renoué avec une tradition qui était un peu tombée en désuétude depuis deux ou trois ans. De nombreuses personnes sont venues sur base de la publicité que nous avons faite dans les magasins, sur le net et dans les journaux. A cette table, un groupe a passé la soirée du vendredi sur Caylus et certains sont revenus le samedi nous présenter un proto. Il est prévu qu'ils reviennent au club pour le faire essayer à quelques uns. Il faudrait vraiment que nous parvenions à passer une annonce dans un journal local autrement que sous la forme de quelques lignes dans l'agenda.


Ils vont en tâter pendant tous le week-end jusqu'à la nausée mais ils ne peuvent pas s'empêcher d'en faire aussi une petite partie le vendredi. Ils? Les participants anglais au championnat de 18xx (le Geert Lagrou Trophy). Quand on aime...


Une des grandes découvertes du week-end: Battlestar Galactica, jeu tiré de la série du même nom (sur la 2, le samedi en fin d'après midi). S'il faut en croire ceux qui l'ont essayé, ce jeu de semi coopération mérite qu'on s'y attarde. C'est qu'il y a des Cylons parmi les joueurs et qu'il convient de les démasquer si on veut pouvoir gagner. Espérons que le jeu est meilleur que la série qui m'a toujours parue un peu légère avec ses décors d'opérette et ses huis clos que ne renierait pas les pires "soaps" brésiliens.


En voilà un qui est plutôt bien entouré. Samuel, je te donne mon numéro de compte en banque et, dès réception de la somme convenue, je retire cette photo du reportage!


A Cro-Magnon, il faut savoir parler à la manière des hommes de Néandertal. A première vue, cela donne un résultat... hilarant!


Les Laurel et Hardy du club d'Hannut, les Dés rangés de la Boîte, Barbara et Marie. Quoi qu'elle vous ait fait, n'en veuillez pas à Barbara, ce n'est pas de sa faute!


Le samedi, le quizz "dos des cartes" était proposé à la sagacité des personnes présentes. Trop difficile ou déjà vu, ce quizz n'aura pas eu grand succès de même que celui du dimanche. Une formule à revoir sans doute.


Autre jeu particulièrement prisé, le Palais royal de notre ami Xavier Georges, membre d'ILV à Namur. Bien qu'en version allemande sans traduction, le jeu a tourné tout le week-end grâce aux bons soins de ceux qui connaissaient déjà le jeu. Désormais, heureusement, nous avons les règles en français.


One more Barrel, sorti également à Essen, avec, en toile de fond la nouvelle génération namuroise dans son landau.


Dungeon Twister (je ne parviens jamais à me souvenir comment il faut écrire Donjon), avec un matériel de premier ordre: support en plastique dur pour les tuiles du plateau, casier de rangement, toutes les extensions en triple ou quadruple... On aime ou on n'aime pas mais quand on aime...


Le dernier fan éditeur du fanzine Mach die Spühl! (le premier nom de l'asbl Objectif Jeux), Jean-Pierre Ernotte, est venu avec deux amis pour une après midi consacrée aux jeux. Premier de la série, le bon vieil Evo, indémodable.


Tout au long de la journée de samedi, des Namurois, des Liégeois et des Anglais (pas d'Allemands ni d'Italiens pour cette édition) se sont rencontrés pour le Chalenge Geert Lagrou de 18xx. Cette année, c'est un Anglais qui a remporté la coupe. Dommage que cela ait eu lieu dans un relatif désintérêt de la part des autres joueurs, la vente aux enchères battant son plein au même moment.


Le samedi a également eu lieu un tournoi de Warmachines qui n'a réuni que 6 personnes. Voilà qui est un peu faible quand on sait que le club compte une bonne trentaine de joueurs de figurines. Juste à côté, Thierry faisait de son mieux pour animer des démonstrations de AT 43, autre jeu de figurines.


C'est mignon tout plein avec les petites maisons, les collines, les petites figurines... On dirait presque une maison de poupée...


Comme chaque année, nous avions de quoi occuper les plus jeune avec différents jeux en bois aimablement prêtés par la ludothèque d'Oupeye (d'Entrée de Jeux). Nous disposions ainsi d'un Passe-Trappe, d'un Rapido, d'un Jeu du Roi, d'un Stickasi, d'un Gruyère et de deux Weykick (un grand et un petit qui venait de chez Fairplay Benelux).


De chez Fairplay Benelux également, deux grosses boîtes d'éléments de train en bois Brio qui permet aux tous petits de s'amuser pendant que papa et maman jouent à des jeux de grands.


Pinguin, un bon petit jeu d'optimisation de ses déplacements où il faut manger le plus de poissons possibles. Cette version de luxe comprend des pingouins en résine du plus bel effet.


Outre l'expression particulièrement subtile arborée par Laurent d'Ariès (au fond à droite), cette photo me permet de féliciter Brigitte et Thomas Provoost (à gauche) qui ont eu la grande joie, en plein IRV, de devoir se précipiter à l'hôpital de la Citadelle pour la naissance de Kitara (j'espère ne pas estropier son prénom), leur premier enfant. Voilà un bébé qui est né sous la meilleure des étoiles, la bonne fée ludique s'étant penchée sur elle avant même sa naissance!


Comme prévu, le dimanche, pas de Multijeux (celui-ci ayant eu lieu en septembre pour notre plus grand bonheur). Cela n'a pas empêché quelques courageux du club des Jeux de Baboal de faire le déplacement. Ici, Babou (à gauche), s'essaie à Chicago Express, un Queen Games tout frais d'Essen et qui est, paraît-il, plutôt pas mal.


Mais que serait une convention de jeux de plateau sans un Agricola? Après leur tournoi de 18xx, nos amis Anglais, tous deux à l'avant plan, se lance dans l'aventure en reniant leur passion commune, les jeux de train.


A l'IRV, nous avons régulièrement des prototypes qui circulent? Outre les belges à Sombreros de Repos Prod, des auteurs privés apportent également leur bébé dans l'espoir de pouvoir le tester sur place. Ici, il s'agit d'un jeu concocté par Christian Rode.


Du côté des figurines, le dimanche, un tournoi d'Hell Dorado a réuni 8 joueurs, ce qui est, une fois de plus, un peu juste. Dommage, les décors étaient beau et le jeu semble plutôt prenant.


Le dimanche avait lieu le traditionnel tournoi Multijeux des enfants. Au total, 20 monstres de 4 à 12 ans se sont disputés la victoire dans trois catégories d'âge (7, 9 et 10 ans). Pour les plus petits, au nombre de 4, Pique Plume était au programme ainsi que Akaba et l'Escalier hanté.


Du côté des moyens (deux tables de 4 joueurs), Sagaland, Rummikub, Labyrinthe, Herris O'lympic, Diamant et Igloo Pop étaient au rendez-vous.


Chez les grands (2 groupes de 4 joueurs également), ce sont Mississipi Queen, Aventuriers du Rail, Pirhana Pedro, Cartagena, Can't Stop et Vive le Roi qui ont départagé les joueurs.


Les 4 plus jeunes, lors de la remise des prix, avaient des étoiles dans les yeux. Si ce tournoi nécessite un peu de travail, le plaisir évident des enfants récompense tous ceux qui ont participé à l'organisation.


Les moyens avec une belle table de lots auront fort à faire, malgré l'aide des parents, pour établir leur choix.


Les plus grands, déjà aptes à jouer avec les grands à de nombreux jeux, ont cependant plus de plaisir à jouer entre eux, les adultes ayant souvent une longueur d'avance même avec des jeux comme les Aventuriers du Rail ou les Colons de Catane.


Pour réaliser ce tournoi et s'occuper des enfants le samedi et le dimanche, nous avions la chance d'avoir 4 étudiantes de l'école des Rivageois de Liège qui ont pu apprendre de nombreux jeux tout en testant leur aptitude à occuper des enfants à des activités ludiques. Leur présence appréciable nous a été d'un grand secours.

Bien entendu, j'ai dû faire un tri parmi les nombreuses photos que j'avais prises au cours de ces trois jours de folie. C'est que je ne voulais pas non plus vous saouler avec plusieurs dizaines de photos de joueurs qui, finalement, se ressemblent toutes. J'espère que ce reportage aura rappeler de beaux souvenirs à ceux qui étaient présents et aura donné envie à ceux qui n'ont pu venir d'être présent l'année prochaine. Bye, bye!


26ème International Rendez-vous: du 31/10 au 2/11/2208

Le 26ème International Rendez-Vous aura lieu du 31/10 au 2/11/2008 à l'Institut Saint Laurent (rue Saint Laurent 29, 4000 Liège). Pour cette nouvelle édition, le seul mot d'ordre sera: JOUER! Jouer aux nouveautés esséniennes (d'Essen, quoi!), jouer aux nombreux jeux disponibles, jouer aux figurines... Cette année, les seuls tournois organisés seront le championnat de 18xx, un tournoi de Warmachines le samedi et un tournoi d'Hell Dorado le dimanche. Et le tournoi Multijeux, me direz-vous? Celui-ci a déjà été organisé début septembre! Autrement dit, le dimanche se déroulera comme les autres jours avec uniquement des tables libres pour les jeux de plateau! Vous disposerez donc de trois jours pleins pour vous amuser. Aucune raison donc de ne pas en profiter au maximum!


Zanvoort ou le circuit de la débacle!

Pour cette deuxième course du championnat de Formule dé d'Objectif Jeux (Challenge Dominique d'Inverno), c'est donc le circuit de Zanvoort qui accueillait les trois écuries en piste: Les Fous du Volant (FV: Frédéric Daguené et Adrien Goffioul), les Red Leaders (RL: Jacques Luzar et Pacal Jamoul) et les Yellow Submarines (YS: Michaël Fraipont et Laurent Massotte). Le temps est à la pluie et tout le monde a choisi ses pneus en conséquence.


Le circuit est assez facile, les seules difficultés consistant en un deuxième virage très court et un cinquième virage à deux arrêts obligatoires. En théorie, après une montée en puissance de la 1ère à la 5ème, on continue sur sa lancée jusqu'au 5ème virage qui nécessite une rétrogradation brutale en 3ème avant de relancer la machine à fond les manettes vers la ligne droite des tribunes qui se négocie en 6ème. Bref, deux ou trois points de consommation, un peu de freins et pas mal de pneus et vogue la galère!


La ligne de départ est favorable à Fréd. (FV) suivi de Michaël (YS), Laurent(YS), Jacques (RL), Adrien (FV) et Pascal (RL). Aucun incident n'est à signaler au cours du départ et les pilotes foncent tout naturellement vers le 1er virage.


Comme prévu, le 2ème virage fait déjà très mal. Alors que Michaël (YS), resté en 5ème, sort trop rapidement (ce qui lui coûte déjà deux pneus), Fréd. (FV), qui a rétrogradé en 4ème, s'octroie son premier lancer de dé phénoménal: il lui faut un 12 et il réussit un... 12 qui lui permet d'entrer dans le virage sans la moindre casse ni perte de temps! Pendant ce temps, Laurent (YS), Jacques (RL) et Pascal (RL), tous trois en 5ème, ne parviennent pas à se placer dans le virage ce qui les obligera à rétrograder violemment au tour suivant. Adrien (FV) est quelque peu à la traine.


Le premier tour est émaillé d'incidents mineurs comme des accrochages et des casses moteurs qui parsèment la piste d'huile et de débris en différents endroits. Alors que la ligne droite des tribunes est en vue, Fréd. (FV) mène toujours la danse devant Michaël (YS). Un nouveau coup du sort s'abat sur Laurent qui, malgré sa 5ème, ne parvient pas, une fois de plus, à entrer dans le dernier virage en temps voulu. Cela lui vaudra d'être dépassé par Jacques (RL) et Pascal (RL) tandis qu'Adrien (FV) poursuit sa lente descente aux enfers en fermant la marche.


Une fois la ligne de départ franchie pour la seconde fois, Fréd. (FV), qui ne s'est pas arrêté aux stands, dispose d'une longueur d'avance sur Michaël (YS) qui n'a pas encore abordé le 1er virage. Jacques (RL), Pascal (RL) et Laurent (YS) font le plein aux stands pendant qu'Adrien (FV)...


Adrien (FV) est loin, loin, loin derrière, en train de sortir du dernier virage du premier tour (le point blanc juste devant le dé jaune et le dé rouge).


A Formule Dé, rien n'est jamais acquis. Après quatre virages dans le deuxième tour, si Fréd. (FV) est toujours aux avant-postes, il est à présent légèrement devancé par Pascal (RL) qui a su profiter d'un revers de fortune de Michaël (YS) pour prendre sa place à l'avant. Un virage plus loin, Jacques (RL), Laurent (YS) et Michaël (YS) se disputent pour les places centrales. Adrien (FV)... est toujours dans la course malgré un retard important.


Le tournant de la course! Dans ce sacré 5ème virage à deux arrêts obligatoires, pendant que Fréd. (FV) et Pascal (RL) se disputent la première place (hors photo), Laurent (YS) tente le tout pour le tout en essayant de sortir du virage en 4ème. Ici, évidemment, l'idéal est de ne pas faire 12 au dé et, comme par hasard, Laurent (YS) obtient un 12. Bon, rien de dramatique, le coup est jouable avec quelques coups de frein et un peu de gomme brûlée sur la piste. Mais, pour cela, il faut passer sur la case porteuse du petit papier blanc, case encombrée et glissante suite à un casse moteur au cours du premier tour. Et là, la scoumoune poursuit Laurent (YS) qui sort irrémédiablement de la piste et doit abandonner la rage au ventre. Michaël (YS) et Jacques (RL) passent devant la voiture de Laurent (YS) s'en s'attarder. Adrien (FV) apparaît sur la photo en sortie de 3ème virage.


La course se poursuit donc avec deux duels et un cavalier seul. Au coude à coude à la sortie du dernier virage, Pascal (RL) et Fréd. (FV) se lancent en 6ème à l'assaut de la ligne d'arrivée. Tout va donc se jouer avec le prochain lancer de dé des deux pilotes. Un virage plus loin, Michaël (YS) et Jacques (RL) se battent pour la troisième place tandis qu'Adrien (FV) sait désormais qu'il ne sera pas dernier suite à l'abandon de Laurent (YS).


En 6ème, vous ne pouvez faire que de 21 à 30 au dé. Pascal (RL), qui doit lancer le dé le premier, prie pour obtenir un résultat convenable qui lui permettra de conserver la première place, synonyme de victoire tant la ligne d'arrivée sera proche après cet avant-dernier coup. Mais la fée qui veille depuis le début du championnat sur Fréd. (FV) se réveille brutalement après un petit somme (c'est qu'elle a beaucoup de travail à faire pour maintenir son poulain dans la course malgré ses bévues). Pascal (RL) obtient un misérable 21 tandis que Fréd. (FV) caracole en tête avec un 29! Que voulez-vous faire contre ça? La suite de l'histoire est écrite lorsque Michaël (YS) commet une imprudence dans le dernier virage permettant à Jacques (RL) de s'emparer de la troisième place.


Fréd. (FV) remporte donc la course devant Pascal (RL), Jacques (RL), Michaël (YS) et Adrien (FV). Laurent (YS) se contente de pleurer sur son sort sur la capot de sa voiture endommagée lors de sa sortie de route.

Le classement après deux courses couronne Frédéric (FV) avec 18 points, suivi de Jacques (RL) avec 10 points, de Pascal (RL) avec 8 points, d'Adrien (FV) avec 6 points, de Michaël et de Laurent (YS) avec 3 points chacun. Prochaine course le 14 novembre sur le circuit de Sépang en Malaisie.


26ème International Rendez-Vous


Magny-Cours, nous voilà!

Le vendredi 12 septembre, la première manche du championnat de Formule dé d'Objectif Jeux a eu lieu sur le circuit de Magny-Cours. Ce championnat, appelé "Challenge Dominique d'Inverno", en mémoire de Dominique qui comptait y participer avant d'être rattrapé par la maladie, réunit trois écuries:

- Les Fous du Volant (Frédéric Daguené et Adrien Goffioul)
- Les Red Leaders (Jacques Luzar et Pascal Jamoul)
- Les Yellow Submarines (Laurent Massotte et Michaël Fraipont)


Les règles prévoyant l'attribution de plusieurs points entre les différentes composantes de la voiture (pneus, freins, carburant, carrosserie, moteur et tenue de route), la préparation des bolides doit tenir compte de la spécificité de chaque circuit.


Cette première course se déroulait sur le circuit de Magny-Cours (France), un circuit rapide s'il en est. Pneus, freins et consommation semblaient donc être d'une importance vitale. Mais, qui dit rapidité, dit aussi vitesse extrême et donc, les risques de casser son moteur n'étaient pas négligeables non plus. Sur la photo, les spécialistes pourront voir que la situation idéale consiste à passer successivement de la 1ère à la 6ème dans les deux premiers virages et de rester en sixième dans la ligne droite. Le troisième virage, à deux arrêts, nécessite une rétrogradation brusque en 4ème, vitesse maintenue pour le deuxième arrêt avant de repartir en 5ème pour enchaîner le quatrième et le cinquième virage. Une ligne droite en 6ème, et on aborde les sixième et septième virages en 5ème comme à la parade. La ligne droite suivante est avalée toujours en 5ème avant de rétrograder vivement pour le huitième virage à deux arrêts obligatoires. La ligne droite des stands se prend en 4ème puis 5ème pour autant qu'aucun arrêt au stand ne soit prévu.

Bon, d'accord, ça, c'est ce que chaque pilote aurait voulu pouvoir faire. Evidemment, lorsque le nombre de cases parcourues dépend de jets de dé, on a beau prévoir au maximum ses trajectoires, il y a toujours des imprévus, ce qui amène divers retournements de situation toujours lourds de conséquence pour l'un ou pour l'autre.


Sur la grille de départ, Pascal "Bob Cramer" Jamoul se trouve ne pôle position, suivi de Laurent Massotte des Yellow Submarines, de Jacques "Flash Gordon" Luzar des Red Leaders et de Michaël Fraipont des Yellow Submarines également. Les deux membres des Fous du Volant ferment la marche avec, dans l'ordre, Frédéric Daguené et Adrien Goffioul.


A l'entrée du deuxième virage, une courbe rapide, les positions ont déjà bien évolué, les Yellow Submarines s'octroyant les deux premières places. Frédéric, des Fous du Volant, occupe la dernière place malgré un départ exceptionnel.


A la sortie du virage, les positions n'ont pas trop changé même si les Red Leaders connaissent des fortunes diverses: Jacques s'accrochent aux Yellow Submarines tandis que Pascal perd constamment du terrain.


La ligne droite permet à Jacques des Red Leaders de prendre la première place, ce qui lui donnera l'occasion de devancer tous les autres concurrents d'une bonne longueur dans les trois virages suivants. Malheureusement, la ligne droite entre le cinquième et le sixième virage, négociée avec trop de timidité, lui sera fatale et permettra à Frédéric des Fous du Volants et à Michaël des Yellow Submarines de prendre la direction des opérations. Adrien (Red Leaders) et Laurent (Yellow Submarines) restent alors légèrement en retrait tandis que Pascal (Red Leaders) poursuit sa longue descente aux enfers.

Le premier tour se termine avec un arrêt au stand pour Michaël (Yellow Submarines), Adrien (Foux du Volant), Jacques (Red Leaders) et Pascal (Red Leaders) pendant que Frédéric (Fous du Volant) et Laurent (Yellow Submarines) tentent de faire l'impasse.


Au milieu du deuxième tour, alors que la pluie s'est invitée temporairement sur le circuit, les positions définitives sont acquises. Sur la photo, on peut voir Frédéric (Fous du Volant) avec un virage d'avance sur Jacques (Red Leaders). Michaël (Yellow Submarines) est sorti de la piste en négociant le cinquième virage un peu trop rapidement tandis qu'Adrien (Foux du Volant) a profité d'une aspiration pour prendre l'ascendant sur Laurent (Yellow Submarines). Enfin, Pascal (Red Leaders) boit le calice jusqu'à la lie en traînant sa carcasse avec trois virages de retard sur le premier. Malgré quelques légers rebondissements sans conséquence, les positions ne changeront plus.

C'est donc Frédéric (Fous du Volant) qui remporte brillamment cette première course devant Jacques (Red Leaders), Adrien (Foux du Volant), Laurent (Yellow Submarines) et Pascal (Red Leaders). Michaël (Yellow Submarines) termine cette première course sur un abandon non mérité. Chez les constructeurs, les Fous du Volant mènent la danse devant les Red Leaders et les Yellow Submarines.

Au final, la course a été un peu longue et un peu trop bruyante. Certaines équipes n'étaient pas prêtes et les coureurs ont un peu trop tendance à réfléchir de longues minutes avant de se décider à jouer. Gageons que la prochaine fois, au circuit de Zanvoort, le 10 octobre, ces petites imperfections seront corrigées.


Une fin d'année chargée!

Après un Multijeux de bonne facture (voir lereportage), les quatre derniers mois de l'année risquent bien d'être assez lourds à gérer pour Objectif Jeux et ses membres. Au programme, outre nos deux soirées hebdomadaires du jeudi et du vendredi, la convention annuelle du club (ou International Rendez-Vous) du 31/10 au 2/11, le Championnat wallon de Rummikub organisé en partenariat avec Goliath le 8/11, le week-end de Carlsbourg du 28 au 30/11 et un tournoi trimestriel concocté par Frédéric Daguené (de mi septembre à mi décembre). On peut aussi ajouter le Premier Championnat de Formule Dé (ou Challenge Dominique d'Inverno) qui réunira trois équipes de deux joueurs sur des circuits aussi prestigieux que Monza ou Monaco.

Doivent encore s'insérer dans cette agenda des événements dont nous ne sommes pas organisateurs ou partenaires mais auxquels nous participons régulièrement comme les 33 heures d'ILV à Namur en novembre et, peut-être, l'un ou l'autre Multijeux.

Autrement dit, prenez bien vos petites pilules bleues ou rouges pour fortifier votre corps d'athlète et donner un coup de fouet à vos petites cellules grises, vous allez en avoir besoin!


Multijeux de Liège: les paris sont ouverts!

Ainsi qu'il a été dit et répété moulte fois, le Multijeux de Liège est désormais dissocié de la convention d'octobre. Il se déroulera donc ce dimanche 7 septembre à l'Institut Saint Laurent (rue Saint Laurent 29, 4000 Liège).

Depuis 11 ans qu'Objectif Jeux organise la manche liégeoise du tournoi Multijeux de laFBJS, le nombre de participants n'a cessé d'augmenter, passant de 40 il y a dix ans à 94 l'an dernier. Avec cette affluence, Liège se classe depuis trois ans dans les 3 ou 4 plus gros tournois Multijeux en alternance avec Namur, Louvain, Alost et, bien entendu, l'indétrônable Bruges. Une photo de la salle en 2006 montre bien l'affluence que nous avons connu cette année là à Don Bosco.



Malheureusement, suite à certaines prises de décisions de la FBJS juste avant le tournoi de Liège et malgré la présence de 94 joueurs, le cru 2007 a beaucoup déçu: début du tournoi trop tardif, temps trop long entre les rondes, quatrième ronde supprimée, etc. Sur cette photo prise à Saint Laurent en 2007, on peut d'ailleurs voir l'ensemble des participants attendant que les organisateurs daignent lancer la troisième ronde.



Bien que nous ne soyons en rien responsables de cette situation, il est bien entendu que c'est la renommée d'Objectif Jeux en matière d'organisation de tournoi qui en a pris un sérieux coup. De nombreux joueurs ne viendront pas cette année considérant avec raison qu'ils ont été traités de manière honteuse l'an dernier. Pour preuve, le nombre d'inscrits, à une semaine du tournoi est actuellement de... 20!

Malgré tout, soyez certains qu'Objectif Jeux mettra tout en oeuvre cette année pour que tout se déroule dans les meilleures conditions. Si nous ne pourrons pas organiser les différentes tables, nous reprenons l'accueil et l'encodage des résultats tout en assurant, bien sûr, le bar et la petite restauration. Côté table de lots, nous avons fait en sorte de privilégier la qualité plutôt que la quantité. Si chacun disposera sans doute d'une récompense, nous espérons que tous pourront être contents du jeu qu'ils recevront.

Pour vous permettre de mieux choisir les jeux auxquels vous aimeriez participer, voici une liste qui reprend les noms en français ou en allemand des jeux. Tous sont consultables surTric Trac ouBoardgamegeek à l'exception notable de Vauban, en passe d'être édité sous un autre nom par Hans im Glück et de Van Dalle Familiespel. Les inscriptions se font, comme de coutume, via le site de laFBJS

Ronde 1:

Die Baumeister von Arkadia
Beowulf
Guatemala Cafe
L'or des Pharaons
Au nom du roi / Age of discovery
Justinian
Boursicocotte
Labyrinthe Master
Race for the Galaxy
Spiderman 3
Volle Wolle

Ronde 2:

Colons de Catane, marchands et barbares
AltaMira
Midgard
Origo
Rotterdam
Notre Dame
Rummikub
Vikinger
Vauban
Aventuriers du Rail Markling
Skyline of the world
L'Âge de Pierre

Ronde 3:

Burg Appenzel (Château Roquefort)
Can't Stop
Experiment
Van Dalle Familiespel
Lascaux
Loopit
R-Eco
Risk Express
Rolit
Rondomino
Gipsy King
San Juan
Triomino
Verflixxt Hoch 2
Santy Anno

Ronde 4:

Amyitis
Brillance
Caylus Magna Carta
Colosseum
Cuba
Les Piliers d la Terre (De Kathedral)
Les Princes de Florence
L'année du Dragon
Monopoly super
Phoenicia
Puerto Rico
Before the wind

Bon Multijeux et que le meilleur gagne!


Le jeu est-il (aussi) un sujet communautaire?

La Belgique est, paraît-il un pays surréaliste. En fait, si nous n'avions pas eu Magritte, je pense qu'on parlerait plutôt de pays de fou! Tout y est prétexte à querelle communautaire, avec, en point de mire, le problème de l'incompréhension entre les deux principales communautés (flamande et francophone) du fait que nous ne parlons pas la même langue et ne partageons pas la même culture. Encore qu'il semble que la différence culturelle pourrait être un facteur positif si le problème de la langue n'était pas si dramatiquement important. Et, il faut bien le reconnaître, de ce point de vue là, les francophones ont une grande part de responsabilité, eux qui considèrent généralement le néerlandais comme une langue secondaire sans grand intérêt. Ajoutons à cela les problèmes économiques wallons et la bonne santé des entreprises flamandes et on comprend la frustration qu'une telle situation peut engendrer chez nos voisins du nord.

En matière de jeux de société, y a-t-il, là aussi, une différence entre les néerlandophones et les francophones? Oui, sans aucun doute. Le rapport des Flamands au jeu de société est proche de celui que les Allemands entretiennent avec le monde ludique. Il semble tout à fait concevable en Flandre d'inviter des amis pour une soirée et, après le repas, de sortir un jeu. Voilà bien une chose que je ne suis jamais parvenu à faire sauf, évidemment, avec des amis joueurs. J'ai bien failli réussir en sortant un soir Scotland Yard pour des amis qui jouent occasionnellement avec leurs enfants mais les règles étaient définitivement bien trop compliquées pour des habitués à La bonne Paie. Après deux tours, le plateau est retourné dans la boîte et nous avons tourné la page.

Prenons l'exemple de la Fédération belge des jeux de simulation (FBJS). Au départ, lors de sa création, la FBJS se voulait le grand rassemblement des forces vives du jeu: jeux de plateau, jeux de rôle et grandeurs natures. Cette asbl avait été initiée par des Bruxellois et des Wallons et elle est restée essentiellement francophones pendant plusieurs années, le temps que les parties jeux de rôle et grandeurs natures partent à vau-l'eau et qu'il ne reste plus que les tournois Multijeux pour réunir les deux communautés. Petit à petit, l'importance relative des francophones et des néerlandophones s'est inversée et, actuellement, la majorité des administrateurs sont flamands.

On retrouve aussi cette évolution du côté des tournois Multijeux. Le nombre de rondes flamandes (5) est supérieur au nombre de rondes wallonnes (3) soit 8 tournois pour 10 provinces belges auxquels il faut ajouter un tournoi bruxellois et une finale à Koekelberg. Le nombre de participants néerlandophones est aussi nettement supérieur à celui des Wallons et, par voie de conséquence, un plus grand nombre de médailles prend tout naturellement le chemin de la Flandre. S'il n'y avait quelques irréductibles Wallons comme le président, Marc Dave, et les joyeux lurons de Morlanwelz (Jeux de Baboal), les choses seraient entendues depuis longtemps.

Est-il besoin de préciser que tout cela ne signifie pas qu'il existe une fracture entre les joueurs du nord et ceux du sud du pays et que cette évolution ne doit absolument pas être considérée comme négative? Oui, il vaut sans doute mieux le préciser pour éviter tout amalgame et toute revendication de scission de la FBJS accompagnée d'un rattachement au paysage ludique français!

Comme indiqué plus haut, le rapport néerlandophone au jeu est manifestement plus fort que celui des francophones. Les clubs sont plus nombreux et disposent d'un plus grand nombre de membres. Cette évolution est donc tout à fait normale en attendant un réveil francophone. Il y a deux ou trois ans, ce réveil semblait d'ailleurs être acquis mais, depuis quelques mois, je commence à croire qu'il ne s'agissait que d'un feu de paille. Déjà, Ludigaume a mis fin à ses soirées à Virton et Neufchâteau et Les Aventuriers du Jeu de Visé sont en passe de faire de même tandis que les Ouvre-Boîtes hennuyers se cherchent encore un local.

Côté liégeois, si la situation est plus florissante (lorsqu'on incendie pas les locaux des clubs), il faut constamment se remettre en question et accepter que les soirée du jeudi comme du vendredi puissent ne réunir occasionnellement qu'une dizaine de personnes. Heureusement, la moyenne tend plus vers 25 à 30 personnes avec des pics aux alentours de 40, ce qui récompense les joueurs motivés qui font tourner le club des efforts qu'ils ont consentis.

Si on ne peut que constater un paysage ludique relativement plus dynamique au nord qu'au sud, ce n'est pas une raison pour être démotivé. Au contraire, la bonne santé des clubs néerlandophones doit être un idéal à suivre pour tous les organisateurs de soirées jeux du sud du pays. Longue sera la route mais nous finirons bien par arriver quelque part.


Péville se reconstruit!

D'accord, voilà quelque temps que les éditos n'ont pas grand chose à voir avec le jeu mais, vu notre situation actuelle, il me semble important de savoir à quelle sauce nous allons être mangés dans les mois à venir. Après deux mois de recherches infructueuses, force est de reconnaître que la salle de Péville est pratiquement irremplaçable puisqu'elle réunissait toutes les conditions indispensables à la bonne marche du club.

Bref, il paraît de plus en plus évident que, une fois la salle remise en état, nous ferons tout pour y retourner si on veut encore bien de nous. Si Beau-Mur nous permet de faire le raccord en attendant la fin des travaux, il est impossible de demeurer là très longtemps tant pour des problème financier que pour des raisons d'ambiance.

Voilà pourquoi je suis retourné à Péville pour voir si les choses avaient un peu évoluer. Et, heureuse surprise, le déblaiement est terminé et la nouvelle charpente est en place!


Il reste évidemment encore beaucoup de travail avant que la salle soit opérationnelle: le toit (espéré pour août), les corniches, les vitres, la réparation des murs, les faux plafonds... Mais je pense que la directrice de l'école va tout faire pour que la grande salle (celle que nous occupions) soit utilisable le plus vite possible puisqu'elle sert également de réfectoire à l'école. L'espoir fait vivre...


Beau Mur, nous voilà!

Comme vous le savez, suite à l'incendie de la salle de Péville, nous avons trouvé refuge dans les locaux de l'asbl Beau-Mur (rue du Beau-Mur 48, 4030 Liège), une asbl qu'on pourrait qualifier d'alter mondialiste et d'humanitaire. Cette asbl s'occupe d'un restaurant social, d'un groupement d'achat en agriculture bio et d'une série d'autres activités du même type. Le vendredi 20 juin, j'ai pris quelques photos pour vous présenter le local. Les voici donc avec quelques considérations philosophiques toutes personnelles.


La relation entre l'asbl Beau-Mur et le jeu de société n'est pas évidente au premier abord. Malgré tout, les responsables de Beau-Mur nous ont accueillis avec beaucoup de gentillesse et, si la situation actuelle n'est pas aussi réjouissante qu'elle l'était à Péville, au moins, le club peut poursuivre ses activités en attendant des jours meilleurs.


Actuellement, nous avons pu mettre deux armoires dans la salle du bar et l'asbl Beau-Mur nous prête une grosse armoire métallique qui ne servait à rien. Voilà de quoi ranger une partie de nos jeux (les plus utilisés), les éléments de décors des figurinistes et nos réserves boissons et chips.


Avec un frigo placé derrière le bar, nous pouvons assurer le ravitaillement des joueurs dans de bonnes conditions même si les réserves fraîches sont, forcément, un peu moins importantes (nous avions 2 frigos en activité à Péville).


Malgré tous nos efforts, une légère diminution de la fréquentation est constatée, tant le jeudi que le vendredi. Bizarre comme un événement isolé peut avoir des répercutions à plus ou moins long terme sur l'envie que tout un chacun peut avoir de venir ou non dans un club.


Par contre, certaines personnes que l'on voyait moins reviennent depuis que nous avons emménagé à Beau-Mur. Cela ne peut bien entendu que nous faire plaisir en espérant que ce ne sera pas un simple feu de paille.


Quoi qu'il en soit, je tiens à remercier tous ceux qui ont participé à la recherche d'un nouveau local et qui ont donné de leur temps pour les multiples déménagements programmés, parfois inutilement, depuis environ un mois.


Maintenant que nos activités vont pouvoir reprendre de manière plus régulière et surtout plus sereine grâce aux rangements que nous avons pu mettre en place, espérons que tous ceux qui prenaient plaisir à venir jouer avec nous reprendrons le chemin d'Objectif Jeux. Nous allons aussi pouvoir programmer quelques achats comme Nefertiti, Chinatown, Senji... pour montrer que notre volonté de jouer reste intacte malgré l'adversité qui s'acharne contre nous (sortez vos mouchoirs!). A bientôt!


Un ami disparaît...

Dans la nuit du mercredi 4 juin, notre ami Dominique d'Inverno est décédé des suites d'une longue maladie, comme on dit pudiquement. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, Dominique était atteint depuis de nombreuses années d'une tumeur cérébrale et, malgré tous les désagréments que son état comportait, il était présent parmi nous depuis plus de 4 ans, toujours d'humeur égale, forçant notre admiration malgré les difficultés qu'il traversait.

S'il est toujours difficile de dire adieu à un ami, même lorsqu'on sait que cela ne peut qu'arriver un jour et qu'on tente vainement de s'y préparer, je ne peux m'empêcher de faire comme Dominique en positivant et en me disant qu'au moins, j'aurai eu la chance de le connaître et de l'apprécier pour sa générosité et son courage tout au long du bout de chemin qu'il aura suivi en notre compagnie.

Par bonheur, j'ai pu retrouver une photo où Dominique (à gauche, à l'arrière plan) est présent lors d'une soirée organisée par Objectif Jeux et où, comme à son habitude, il fait preuve d'une joie de vivre inépuisable. C'est là le souvenir que je veux garder de lui au delà de sa disparition. Dominique, où que tu sois, sache que tu nous manques déjà!


Les ravages de la bêtise humaine

Nous avions déjà eu des problèmes de vandalisme l'an dernier mais cette fois, ils ont bien réussi leur coup! Dans la nuit de lundi à mardi, quelques abrutis ont défoncés l'une des petites salles attenantes au local que nous occupons en se servant d'une voiture comme bélier. Pour faire bonne mesure, ils ont aussi mis le feu, histoire de bien se marrer! Bref, les dégâts faits à la structure du bâtiment sont tels que celui-ci est bon pour être détruit. Par "chance", notre matériel (jeux, armoires et frigos) n'a rien et est désormais à l'abri. Par malchance, nous n'avons plus de local. En attendant de pouvoir vous donner de bonnes nouvelles, voici quelques photos pour vous montrer comme l'être humain peut être très con quand il s'en donne la peine.


La devanture de la petite salle du centre, là où la voiture a fait son carton. Le toit est effondré sur toute sa largeur et la structure du bâtiment est touchée.


L'intérieur de la salle que nous occupions, attenante à celle qui a été défoncée. Le feu et l'eau des pompiers n'ont heureusement pas pénétré dans nos armoires.


L'un de nos frigos. La couche de suie va nous obliger à tout nettoyer convenablement. Les jeux ont un peu de suie en surface mais rien de dramatique de ce côté là.

Bref, nous sommes complètement à l'arrêt pour le moment pour une durée indéterminée. Si quelqu'un a une idée pour une salle quelque part sur Liège, toute suggestion est la bienvenue.


Grandeurs et décadences!

Voilà un titre un peu pompeux, j'en conviens mais les nouvelles du monde associatif ludique belge ne sont pas franchement bonnes. Tout d'abord,Ludigaume arrête ces soirées à Virton et à Neufchâteau, faute de participants. Ensuite,Les Aventuriers du Jeu de Visé font la même constatation et pensent stopper leurs soirées bimensuelles dès le mois d'août. Mais que ce passe-t-il donc dans notre beau pays?

Il est vrai que, lorsqu'on se donne à fond dans une association, lorsqu'on passe son temps à lire les règles et à expliquer les jeux, lorsqu'on essaie de pourvoir au bien être de chacun en trouvant une salle disponible, en apportant à chaque soirée plusieurs mannes de jeux et plusieurs packs de boissons, il vient un moment où la lassitude l'emporte. Pour éviter cela, il faut que l'association évolue et que le responsable puisse déléguer ses tâches à de nouveaux arrivants motivés. C'est apparemment ce qui a manqué à Ludigaume comme cela arrive trop souvent. C'est que les gens motivées ne courent malheureusement pas les rues. Par expérience, je classerai les personnes qui viennent aux soirées jeux de société en trois catégories: les occasionnels qui viennent une fois ou deux et puis s'en vont, les habitués qui sont souvent présents mais ne prennent aucune initiative ou responsabilité et les passionnés qui se sentent suffisamment investis dans leur hobby pour apporter leur aide quand cela devient nécessaire. Attention, je ne porte aucun jugement sur l'une ou l'autre de ces catégories, chacun devant trouvé dans ses loisirs ce qu'il y cherche, sans que cela devienne une obligation (sinon, on ne peut plus parler de loisir).

Si, parmi tous ceux qui viennent à une soirée jeux de société, il y en a 1 sur 20 ou 1 sur 50 qui se sent suffisamment attiré par ce loisir pour revenir régulièrement et prendre, au bout de quelques mois, des initiatives, on peut dire que c'est déjà beaucoup. Autrement dit, il faut impérativement atteindre une "masse critique" de joueurs, en deçà de laquelle, point de salut. Cette "masse", Objectif Jeux a, actuellement, la chance d'en bénéficier ce qui nous permet d'offrir au public liégeois deux soirées par semaine. Cette offre (pléthorique pour le jeu de société, il faut bien le dire) n'est possible que grâce à une bonne dizaine de personnes qui s'investissent, chacun à leur niveau, pour que les choses tournent rond. Mais cet investissement ne serait rien sans la cinquantaine d'habitués qui fréquentent nos soirées et les nombreux occasionnels qui nous rendent régulièrement visite. Bref, il faut de tout pour faire un club de jeu!

Heureusement, si certains se voient contraint d'arrêter leurs activités, d'autres continuent envers et contre tout à proposer des animations de qualité. C'est le cas deIn Ludo Veritas qui vient d'organiser son 15ème Diplonam avec, au programme, un tournoi de Diplomatie, un tournoi d'ASL la manche namuroise du Multijeux, le championnat de Belgique de 18xx et de nombreuses tables libres. Une fois de plus, ce fut un beau succès même si, comme toujours, je n'ai pas pu en être. Mais notre reporter au grand coeur, John John, nous a rapporté quelques photos que voici que voilà:


Le tournoi de Diplomatie s'est déroulé dehors, le beau temps étant de la partie. Quoi de plus agréable que de tramer des complots et de trahir ses alliés sous un soleil éclatant!


Une partie de 1870x comptant pour le championnat de Belgique organisée depuis déjà 4 ans par notre ami Frédéric Taton, chef de gare émérite.


Dungeon Twister s'était aussi invité au Diplonam. Ici, une partie avec couloirs cachés ce qui change un peu des plateaux que l'on découvre en une fois.


La salle, avec, à l'avant plan, une partie de Sankt Petersbourg, jeu toujours agréable même quand on en a fait des dizaines de parties.


Des joueurs de wargames en pleine réflexion. C'est que le Diplonam s'ouvre vers toutes les catégories de jeux de simulation, ce qui est une excellente chose. Il reste à espérer que, malgré les arrêts des soirées virtonaises et visétoises, le jeu de société parvienne à séduire un public de plus en plus large. Mais j'ai des doutes...


Une émission télé: et puis après?

Voici déjà quelque temps que je ne me suis plus exprimé sur un sujet quelconque dans cet édito. Il faut dire que les tribulations de John John chezLudigaume, chezFol'en Jeux, chezHodin… ne me laissaient guère de place pour m'exprimer. Hélas, notre ami John semble s'être rangé des voitures. Désormais, il ne vient plus au club, il écrit dansPlato et est devenu testeur attitré des jeux d'Alain "Santy Anno" Orban chez qui il s'adonne à des orgies de jeux en compagnie d'autres dépravés. Encore un joueur sacrifié sur l'autel du luxe et de la facilité.

Mais revenons à nos moutons après ce bref aparté à lire le sourire aux lèvres, évidemment. Depuis le mois de mars, une certaine agitation s'est emparée du club suite à l'enregistrement d'une émission de télévision ("C'est la vie en plus") qui avait pour sujet "Ma vie virtuelle". Dieu sait pourquoi, une des personnes s'occupant des reportages et de la sélection des témoins sur le plateau a débarqué au club un vendredi soir. Suite à une discussion avec notre Papytrick local, ils ont convenu de faire un reportage sur les jeux de rôles. S'en est suivi un tournage au club un jeudi soir, un autre chez Papytrick, un troisième à l'Autre Monde, etc. Le 16 avril dernier, l'enregistrement de l'émission s'est déroulé dans les studios de la RTBF à Bruxelles. Papytrick et Isabelle (Chevalier) étaient là comme témoins et une dizaine de membres du club les accompagnaient comme simples spectateurs. Passons sur les 4 heures d'enregistrement dans un confort spartiate (et dire que certains y retournent régulièrement, sans doute pour voir leur binette sur le petit écran) et intéressons-nous plutôt au contenu de l'émission.

Sur base du thème "Ma vie virtuelle", nous avons eu droit à Second Life, à Face Book, aux sites de rencontre pour célibataires fatigués de l'être, à l'écriture d'un roman à quatre mains via le net et, bien entendu, aux jeux de rôle. Le mélange était assez étonnant puisque le thème concernait à priori les personnes qui se perdent dans une réalité virtuelle pour vivre une vie différente de la leur. Si Second Life répond assez bien à ce thème et si le jeu de rôle n'y colle pas trop mal (même s'il lui manque l'aspect virtuel du net), les autres sujets paraissent déjà moins évidents. Par contre, pas un mot des jeux vidéo et des jeux en ligne style World of Warcraft ou autres. Evidemment, une émission sur les "Accrocs au jeu" était programmée fin avril ce qui explique peut être cette absence. Je n'ai malheureusement pas vu cette émission et ne peut donc pas vous dire s'il n'était question que des joueurs de casino (réels ou virtuels) et de poker ou si les jeux vidéo étaient aussi abordés.

Au final, on obtient une émission un peu bancale où on apprend pêle-mêle que certains "travaillent" sur Second Life pendant 14 à 16 heures par jour, qu'il est plus facile de trouver l'âme sœur sur le net quand on est jeune et beau que vieux et moche, que, sur Face Book, on peut être ami avec des personnes décédées depuis des lustres ou avec de "peoples" qui ne savent même pas de quoi il s'agit et que la coopération belgo-tunisienne marche plutôt bien quand il s'agit d'écrire un livre. Quant au jeu de rôle, le reportage mélange allègrement les genres, confondant une vraie partie de jeu de rôle chez Patrick et les jeux de plateau pratiqués en club. Heureusement que l'animatrice ne s'est pas montrée trop agressive en cherchant à faire dire aux invités ce qu'ils n'avaient pas envie de dire: qu'il fallait être un peu dérangé pour apprécier ce type d'activité.

Globalement, il faut bien admettre que ce genre d'émission ne fait pas vraiment progresser le jeu de simulation en général dans le cœur du public. Les témoins n'ont, finalement, aucun contrôle sur le reportage et il leur est assez difficile (pour peu qu'ils en soient capables) d'expliquer exactement les raisons de leur passion. Encore un coup dans l'eau pourrait-on dire. Cela nous laisse tout de même quelques images du club qu'il sera intéressant de conserver pour l'avenir. Sait-on jamais!


John John chez Hodin


Le vendredi 11 avril 2008, la sociétéHodin organisait dans ses locaux bruxelois l'une de ses soirées avant-premières pour présenter quelques "nouveautés" aux clubs et aux ludothèques. C'est toujours un moment sympa qu'il ne faut pas hésiter à vivre ne serait-ce qu'une fois dans sa vie. Cette fois-ci, c'était notre inévitable Globe-trotter, John John, qui s'y collait pour Objectif Jeux avec Jonathan (Debacker) et Joffrey (Collard du magasin l'Autre Monde).


En fait de nouveautés, il n'y avait guère que le jeu de cartes des Aventuriers du Rail qui sortait un peu du lot. Le jeu arrive sur les étals très prochainement puisqu'il vient tout juste de débarquer chez Days of Wonder.


Il y avait aussi Batavia, le nouveau Queen Games, que nos envoyés n'ont pas eu l'occasion d'essayer malgré leur désir, les 2 tables prévues étant continuellement occupées, preuve que le jeu ne doit pas être si mauvais que cela.


Le monde ludique est une grande famille! C'est ainsi que John John et Frédéric (Daguené) ont fait du covoiturage avec Barbara et Marie du club "Les dérangés de la boîte" tandis que Jonathan et Joffrey faisaient route de leur côté. Sur la photo, on reconnaît Barbara et Aurélie (du magasinFol'en Jeux de Verviers) à gauche et Marie et Frédéric à droite. Tous sont attablés devant les Rondins de Bois, un jeu qui était tout nouveau il y a 3 ans au moins.


Ceci dit, si le jeu n'est pas récent, il vaut la peine d'être redécouvert. Ici, la contrainte était de jouer une jambe levée. Autant dire que ce jeu a suscité amusement et fous rire en cascade.


Quelques pointures récentes faisaient aussi partie des jeux présentés comme Cuba. L'ambiance était bonne, les jeux intéressants et les sandwiches toujours aussi bons.


Autre style, la réédition de Chinatown, ancien jeu d'Alea, par la société Filosofia qui fait décidemment beaucoup parler d'elle en ce moment. Ni vraiment ancien, ni vraiment tout nouveau, Chinatown est un jeu où il faut construire un empire commercial. Un jeu d’échange et de persuasion, où tout le monde joue en même temps.


Autre jeu récent et traduit en quasi simultané par Filosofia, l'Âge de Pierre, un jeu très agréable qui est disponible depuis quelques semaines au club. Simple et facile à jouer, il fera sans doute parler de lui dans les mois à venir.


C'est souvent dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleurs plats! Sekkoïa met à profit ce dicton pour nous servir Blokus en 3D. Rien de bien neuf sous le soleil même si le jeu est agréable à jouer.


Après une sortie remarquée à Essen en 2006, voici la version française (par Ferti) de Gift Trap, un jeu où il faut offrir des cadeaux aux autres joueurs. Jeu d'ambiance qui n'a pas convaincu John John mais a beaucoup plu à Frédéric. Les coups et les douleurs...


Avalam, autre jeu plutôt ancien, a reçu l’as d’or en 1996 dans la catégorie jeux de stratégie. Présenté ici, il a été offert aux différents clubs présents. Une initiative louable de la part de l'éditeur.


Senji, une nouveauté Asmodée conconctée par le duo Cathala - Laget (Les Chevaliers de la Table ronde) qui, s'il faut en croire Frédéric, ressemble à Shogun avec de la diplomatie et un rien de commerce.


Quel est le comble pour une soirée Hodin? Voir une invitée (en l’occurrence Barbara) expliquer les règles d’un jeu (Utopia).


Etienne Goetynck (membre éminent d'ILV, animateur pour Hodin et rédacteur pour Plato magazine) explique les règles de l’Année du dragon, un autre Alea traduit par Filosofia.


Pour la première fois, Hodin avait prévu un concert (Lisa Margo) qui n’avait malheureusement pas sa place dans une soirée comme celle-ci. Le son était trop fort et il était difficile de s’entendre. Ceux qui on dû expliquer les règles de jeu durant cette période ont du s’amuser.


Avant de partir Barbara et Marie sont allé faire un gros calin à Monsieur l’ours qui trône dans l'entrée de la société. Profitons de l'occasion pour vous conseiller d'aller faire un tour sur le blog desDés rangés de la boîte qui parle aussi de cette soirée Hodin.


John John chez Fol'en Jeux



John John, explorateur au long cour, n'a pas hésité à se rendre dans des terres quasi vierges et inexplorées pour nous ramener des images saisissantes des moeurs ludiques de la tribu des Verviétois, sous groupe des testeurs de proto! C'est que, le vendredi 4 avril 2008, Aurélie du magasin Fol'en Jeux de Verviers organisait une petite soirée Prototype permettant à d'intrépides joueurs de se faire les dents sur des jeux en gestation à différents stades de leur développement. Une mission ethnologique en quelque sorte pour notre John John! Pour l'occasion, il s'était adjoint deux assistants en la personne de Frédéric Daguené dit le fruiticulteur et Thomas Provoost alias le Belgo-mexicain (Repos Prod).


Le magasin d'Aurélie est plutôt bien fourni en jeux de plateau, classiques ou moins classiques. Quand on connaît la difficulté que peut avoir un magasin spécialisé à survivre dans une grande ville, on mesure tout le courage qu'il faut avoir pour en ouvrir un dans une ville de moyenne importance. De plus, Fol'en Jeux propose des soirées tous les derniers vendredis du mois. Pour cette soirée des proto, deux éditeurs (Repos Prod et Alpha Games) et 3 particuliers (Pascal Cadot, rédacteur et correcteur chez Plato, Denis Marchal et Vincent Marchal, encore inconnus du monde du jeu) avaient répondus présents.


Dès leur arrivée, Frédéric oblige Thomas à sortir le fameux proto de jeu sur les fantômes chinois dont l’auteur, Antoine Bauza, vient d'être édité par Hurrican Games (Mr Jack) avec Hurry’cup!, un jeu de course de voitures.


S'il faut en croire John John, le proto de Repos Prod ne cesse de s’améliorer. Sur la photo, on voit apparaître les premiers croquis des illustrations. L'illustrateur serait un grand nom du domaine ludique mais le plus grand secret entoure son travail par peur des fuites et de l'espionnage ludico-industriel. Frédéric, complètement subjugué par ce jeu, en aurait fait plusieurs parties.


Pendant ce temps John John enchaînait les parties de Rapidos, le jeu d’Alain Orban qui n’avait pas pu être présent, étant aux USA pour son travail. Un autre prototype d'Alain, Geronimo, son chouchou, mériterait également d'être édité mais le monde ludique est impitoyable, ma bonne dame.


Pascal Cadot (à gauche sur la photo avec ses lunettes) était également présent avec plusieurs de ses prototypes. Ici, il s'agit d'un jeu de pose de cartes, qui semble générer une bonne ambiance.


Le prototype présenté par Denis Marchal s'intitule provisoirement A vos pièces. Il s'agit d’aller récolter des trésors avec son bateau pirate et de les ramener dans son repaire. Combats et rapines sont donc bien évidemment au rendez-vous.


Ce jeu de policiers cherchant à coincer des voleurs pendant que ceux-ci tentent de leur échapper est de Vincent Marchal. Ce jeu pour 2 à 6 joueurs permet à chaque camp de collaborer pour atteindre son objectif. Une sorte de mélange entre jeu coopératif et jeu de capture.


Les prototypes, c'est bien mais un petit Perudo, ce n'est pas mal non plus. Ce n'est pas parce qu'il y a des nouveautés à tester qu'il faut en oublier les grands classiques.


Le représentant d'Alpha Games présentait également les prochaines sorties de cet éditeur wallon qui a déjà produit Alpha Brik et Le Wallon.


En fin de soirée John John, un peu fatigué de ses investigations menées au sein d'une population certes accueillante et bienveillante mais malgré tout difficile à cerner, s'est installé seul à une table pour mettre ses notes en ordre. A peine était-il assis qu'un groupe d'autochtones l'a embarqué dans une partie d'un autre prototype de Pascal Cadot se situant dans la forêt de Carnutes.


C'est donc après une soirée longue mais palpitante que nos trois compères, harassés mais heureux, ont repris la route de la civilisation. Ils avaient laissé derrière eux les petits tracas quotidiens pour une grande expédition scientifique. Fiers d'avoir oeuvré pour une meilleure compréhension entre les différents peuples de Ludiland, John John, Frédéric et Thomas s'en sont retournés vers la civilisation des grandes villes déhumanisées. A bientôt pour une nouvelle nuit des Protos sans aucun doute.


Dungeon Twister, le coupe des 3 nations

Le samedi 29 mars 2008, le clubDiabologeek de Malmédy organisait pour la deuxième fois un tournoi de Dungeon Twister, le jeu de Christophe Boelinger. Pour l'occasion, Stéphanie (Pétry) et Frédéric (Daguené) avaient fait le déplacement pour défendre les couleurs d'Objectif Jeux.


Pour l'occasion, 30 personnes étaient présentes dont 7 Allemands et 6 Français (et donc 17 Belges), ce qui justifie pleinement le nom du tournoi, trois nations étant représentées.


Pour ceux qui ne connaissent pas le jeu, il s'agit de se balader sur un plateau composé de 8 salles carrées avec 8 pions en essayant d'éliminer les pions de son adversaire ou en traversant le plateau de jeu tout en glanant l'un ou l'autre trésor. Le premier qui parvient à réunir 5 points de victoire a gagné. Vu comme cela, ça ressemble un peu aux échecs ou aux petits chevaux.


Mais la réalité est tout autre. Les pions sont des aventuriers ayant chacun leurs capacités particulières (clerc, gobelin, guerrier, magicien, méchanork, passe-muraille, troll et voleuse pour la boîte de base), les salles peuvent tourner sur elles-mêmes et le tout a comme un petit air de Donjons et Dragons non dissimulé. Bref, un thème fort et une mécanique bien huilée s'il faut en croire tous ceux qui adorent ce jeu.


D'ailleurs, il suffit de voir le nombre d'extensions qui, depuis 2004, ont complété la gamme: Paladins et Dragons, 3/4 joueurs, l'Eau et le Feu, Puissances des Ténèbres, Mercenaires, A Feu et à Sang, Créatures sylvestres et Terres de Glace, sans compter des sets de figurines pour agrémenter l'aspect visuel du jeu.


L'organisation et l'accueil étaient impeccables. Le tournoi se jouait en 5 manches avec un classement qui tenait compte de la valeur des différents participants. C'est qu'il s'est créé des ligues de Dungeon Twister et certains joueurs ont nettement plus de bouteille que d'autres. Il était donc bon de considérer le nombre de tournois auxquels chacun avait participé et le nombre d'extensions pratiquées plus ou moins couramment.


Le vainqueur n'est autre que Pierre Schomus, le frère de Psotric (alias Philippe Schomus qui préside à la destinée du club Diabologeek).


Pour sa part, Stéphanie termine 17ème (2 victoires et 3 défaites) et gagne le titre de "Meilleure débutante" sur 9 personnes n'ayant jamais participé à un tournoi. La table des lots étant assez bien fournie, Stéphanie a choisi de superbes figurines DT pour l'extension "L'eau et le Feu".


Frédéric ne termine que 28ème, malgré une très belle victoire contre un adversaire coriace. L'honneur est cependant sauf! Après tout, peu importe le classement quand on vient juste pour s'amuser. En l'occurence, ce fut bien le cas puisque Stéphanie et Frédéric sont tous deux prêts à recommencer aussi vite que possible.


John John chez Ludigaume


John Berny, c'est un peu le globe trotter d'Objectif Jeux, l'espion qui n'a peur de rien, la cinquième colonne qui infiltre et dirige en sous main, l'homme de l'ombre qu'aucun sabotage n'arrête. Le vendredi 7 mars, il s'est rendu avec Alain Orban (Santy Anno) chez Ludigaume à Virton pour voir comment cela se passe en Gaume, ce pays étrange au climat quasi méditerranéen, bastion des vignobles belges, n'en déplaise aux Bruxellois.

Le but du voyage était de permettre à Alain Orban de rencontrer Timothée Leroy de chez Jactalea afin de lui présenter certains de ses prototypes. Conscient que son standing (et sa sécurité) lui interdisait de paraître seul à cette réunion, Alain avait embaucher John comme garde du corps. Mieux vaut être prudent quand on se rend en terre étrangère. Après tout, si la Gaume est considérée comme la Provence belge, il est bien possible que la mafia s'y soit aussi installé. Pour bien marqué leur différence, nos deux compères s'étaient affublés de leur chemise estampillée Objectif Jeux, un peu comme un sauf conduit, une sorte de blanc sein pour ces deux ambassadeurs liégeois perdus au fin fond de la province du Luxembourg, un endroit où le jeu est devenu pratiquement une religion.


Alain Orban présentant la nouvelle version de "L’âme de Geronimo", l'un de ses prototypes.

Ludigaume, c'est, bien entendu unsite mais c'est aussi des soirées jeux organisées une fois par mois à Virton, capitale de la Gaume, et à Neufchâteau. Mais Ludigaume, c'est surtout la gentillesse et la disponibilité de François Richard, le maître d'oeuvre du site et des soirées.


François Richard (debout) explique Eketorp à quelques Vikings égarés.

Disons le tout net, il est bien dommage que Virton soit si loin de Liège sinon nous pourrions bien plus facilement nous laissez tenter par une petite visite amicale. Malheureusement, la distance, couplée à l'offre liégeoise (deux soirées par semaine), refroidit les ardeurs des plus endurcis. Pas étonnant que John, l'homme des défis les plus audacieux, soit le seul membre du club qui ait osé faire le déplacement pour participer à la grande messe virtonoise.


Une partie de Marrakech, jeu de Dominique Ehrhard (Condotiere, Méditerranée...), récemment récompensé par l'As d'or à Cannes.

Ceci dit, il y a un autre membre d'Objectif Jeux qui est plus ou moins fréquemment présent aux soirées Ludigaume puisque Frédéric Frénay fait régulièrement le déplacement depuis son fief d'Hamoir. Il est vrai que pour lui, en étant situé nettement au sud de la Cité ardente, le trajet est déjà moins long. Autrement dit, les échanges interclubs ne sont tout de même pas complètement utopiques et c'est tant mieux!


Un petit Jamaïca pour finir la soirée. Ici le rhum a été remplacé par de l’Orval. C’est ça, la piraterie belge.

Nul doute que nous aurons encore l'occasion de rencontrer François lors d'une soirée Hodin ou d'une convention. En attendant ce moment, souhaitons bon vent à Ludigaume.


Salut l'artiste!

Il est des nouvelles qui vous tombent dessus sans qu'on s'y attende le moins du monde et qui vous assomment tant elles vous paraissent incroyables. C'est ce qui s'est passé ce mardi 4 mars 2008 lorsque je suis allé faire un tour surTric Trac et que j'ai appris la mort de Gary Gygax. Bien sûr, suite à ce décès dont l'annonce a déferlé sur tous les médias ludiques, tout le monde sait que Monsieur Gary Gygax était l'un des créateurs de Dungeons & Dragons (avec Dave Arneson), considéré comme le premier jeu de rôle digne de ce nom. Paru au milieu des années 70, Dungeons & Dragons (et son successeur AD&D) a ouvert la voix à de multiples déclinaisons américaines ou françaises se déroulant dans des univers aussi variés que le médiéval fantastique, la science-fiction ou l'horreur gothique et qui ont eu leur heure de gloire dans les années 80 et au début des années 90. Depuis lors, la pratique du jeu de rôle n'a cessé de décliner dans le cœur des adolescents (réels ou attardés) au profit essentiellement des jeux de cartes à collectionner. Tant est si bien que les générations actuelles savent à peine ce que c'est qu'un jeu de rôle. Preuve en est que, sur les deux tables animées au club par Patrick et moi, pratiquement aucun des joueurs n'avait jamais connu l'expérience unique et exaltante d'une partie de Donjons et Dragons, de l'Appel de Cthulhu ou de tout autre must acclamé par les rôlistes depuis plus de 30 ans (Vampire, INS, Rêve de Dragons…).


Ma première rencontre avec le jeu de rôle date de mes études à Bruxelles (le tout début des années 80). Avec quelques copains, nous étions allé dans une librairie spécialisée pour effectuer quelques achats de wargames. J'ai, un peu par hasard, acheté un numéro de Jeux et Stratégie (le numéro 4 je crois) dans lequel un article tentait (vainement) d'expliquer sur plusieurs pages ce qu'est un jeu de rôle. Un jeu coopératif où les joueurs ne luttent pas les uns contre les autres mais doivent vivre une aventure concoctée par un meneur de jeu, grand maître de cérémonie. Mais qu'était-ce donc que cela? Complètement subjugués par ce concept révolutionnaire, mes amis et moi nous sommes rendus dans la seule boutique de la capitale (dont le nom m'échappe aujourd'hui) qui, à cette époque reculée, pouvait nous fournir quelques éléments de réponse: des figurines en plomb et, surtout, la toute première traduction du livret de base de Donjons et Dragons, comprenant les niveaux 1 à 3 des différentes classes de personnages. Avec cet écrit, nous étions parés: guerrier, magicien, voleur et clerc, nous pouvions désormais nous lancer à l'aventure sous la houlette d'un meneur de jeu tout aussi novice que nous. Rien d'étonnant à ce que notre première partie ait duré plus de 4 heures pour se solder par une simple petite embuscade organisée par trois terrifiants kobolds (les plus minables goblinoïdes du bestiaire donjonesque pour ceux qui ne connaissent pas). C'était le bon temps, celui où nous n'étions pas encore blasés et où le moindre bruit suspect nous faisait sursauter. Depuis lors, après des centaines d'heures passées à chasser l'orque, à terrasser les sbires de l'Empire et à réduire en compote Cthulhu et ses amis, j'ai toujours autant de plaisir à jouer ou à animer une partie de jeu de rôle quel que soit l'univers choisi.


Par une étrange coïncidence, il y a une quinzaine de jours, une personne de la RTBF est passée au club pour prendre des renseignements sur les jeux de rôle en vue d'une émission de C'est la vie en plus sur la vie virtuelle (Internet, jeux vidéo...). Depuis lors, sa réalisatrice et elle ont assisté à une partie animée par Patrick à son domicile et il semble bien qu'un sujet pourrait être tourné en suivant l'un des joueurs dans sa vie de tous les jours et dans sa vie de joueur. Reste à convaincre quelqu'un de se rendre à l'enregistrement de l'émission pour expliquer que si le jeu de rôle peut parfois conduire à quelques excès, il est avant tout un formidable moyen de développer son imagination et sa créativité. S'il est indéniable que quelques personnes fragiles ont développé des troubles de la personnalité jusqu'à se laisser aller à des extrémités malheureuses, on ne peut pas non plus occulter les milliers d'adolescent qui ont trouvé dans le jeu de rôle un exutoire à leur mal de vivre ou à leur agressivité et qui ne s'en sont que mieux portés par la suite. N'oublions pas non plus les hordes de jeunes (et moins jeunes) joueurs qui ont pratiqué (et pratique encore) le jeu de rôle pour le seul plaisir de s'évader et de rêver en compagnie de quelques amis sans avoir besoin d'alcool ou de drogue pour cela. Tous ces joueurs là, Monsieur Gygax, ne peuvent s'empêcher d'avoir une pensée émue en songeant que vous avez tiré votre révérence en faisant, n'en doutons pas, un dernier pied de nez à la grande faucheuse que vous avez si souvent côtoyée au cours de vos nombreuses aventures épiques et mémorables. Un bon jeu ne vieillit jamais, Monsieur Gygax, et votre géniale création n'a pas fini de nous faire rêver. Soyez en remercié mille fois et que les dieux vous accueillent au panthéon des créateurs d'exception.

(La photo de Gary Gygax vient du siteWikipedia et celle de la couverture de D&D du siteGuide du rôliste galactique; merci à eux)


John John à la découverte des jeux de coopération

Quand il ne force pas ses amis à tester (oups, pardon, à essayer) les jeux qu'il doit chroniquer pourPlato (mazette! quel journal), notre John national aime bien tenter sa chance sur de petites nouveautés que nous apporte Thomas Provoost (de chezRepos Prod). Ce vendredi, il s'agissait de jeux de coopération. Voici ce que nous en dit Bernichounet:



Voici un jeu qu’il faudra surveiller à sa sortie (pour le club) de chez Repos Prod: Histoires de fantômes chinois (titre non définitif). Terrible! J’ai adoré tout comme les autres joueurs qui l’on essayer durant la soirée: en autres Patrick, Roseline, Roland, Benoît... Deux parties ont été faites durant la soirée. On peut jouer à 3 ou 4 joueurs. Les joueurs sont des Moines Taoïste qui doivent défendre un temple contre des attaques de fantômes. C'est un jeu coopératif vraiment bien foutu. Je me réjouis qu’il soit édité. Ce n’est pas un jeu d’ambiance mais une tension plane pendant toute la partie tellement les hordes de fantômes déboulent. A essayer absolument. De plus les tuiles du plateau sont placées de manière aléatoire. Pas moins de 10 Boss de fin de partie sont prévus (on n’affronte qu’un boss par partie). Trois niveaux de difficulté (normal – hard – extrême). Autant dire que l’on est pas encore près de voir la fin du jeu. De plus chaque moine à un pouvoir différent. Perdu (tous au cimetière) en mode normal à la première partie. Gagné à la deuxième en mode normal aussi.

J’ai également essayer Pandemic de chez Z-Man Games. Pas mal non plus. Également un jeu de coopération, où l’on doit empêcher des souches de virus de se répandre sur le monde. On a perdu la première partie, mais gagné la deuxième. Le jeu se renouvelle aussi (6 rôle différents avec chacun leur pouvoir spécial). Il faut compter environ 45 minutes pour une partie de 2 à 4 joueurs.


Les règles et leur lecture

Notre amis Thomas Provoost écrivait dans sa chronique "Je vous en fiche mon billet" parue dansPlato 18 (que je vous recommande) que, bien souvent, les règles avec lesquelles nous jouons sont rarement celles qui sont prévues dans la boîte. Non pas que les différences soient énormes mais il arrive effectivement souvent que, lorsqu'un joueur explique les règles, il oublie un petit détail qui ne modifie pas fondamentalement le jeu mais peut, malgré tout, en changer la texture. Et, bien évidemment, si ceux à qui il a expliqué ces règles ne prennent pas la peine de vérifier, ils vont tout naturellement faire profiter leur propre entourage des bienfaits de cette erreur. Thomas en concluait qu'un bon jeu est avant tout un jeu que l'on peut pratiquer avec le même plaisir malgré ces petites différences de règle. Autrement dit, ce jeu est suffisament bon pour supporter une interprétation erronée.

J'avoue être assez en accord avec Thomas même si je n'ai pas l'impression que ce problème soit aussi fréquent qu'il le dit. Evidemment, en évoluant toujours dans le même cercle de joueurs, on peut ne pas avoir une vision objective du problème puisque, comme il est dit plus haut, tout un club peut se retrouver à jouer avec une règle tronquée parce que la seule personne qui a lu les règles s'est trompée. C'est d'ailleurs souvent à l'occasion d'une confrontation avec un regard neuf que ce genre de situation est mise en évidence. Personnellement, les deux dernières fois où cela m'est arrivé, ce n'est pas au club mais lors de manifestations extérieures. Le premier cas concernait Thèbes, la personne expliquant le jeu étant régulièrement interrompue par une tierce personne pour plusieurs points de désaccords. En gros, chacun avait raison une fois sur deux. A la décharge de notre mentor, précisons que lui même n'avait pratiqué le jeu qu'une fois et n'avait jamais lu les règles. La seconde fois, lors de la finale du Multijeux 2007, à la table de Louis XIV, nous avons eu une petite discussion sur le fait qu'il fallait poser sa dernière carte sur la pioche face cachée et non pas sur la défausse face visible. Rien de dramatique puisque, comme le disait très bien Thomas, les deux versions étaient parfaitement jouables et que, donc, Louis XIV est un bon jeu.

Que faire donc pour éviter ce genre de problème? Lire la règle, bien entendu! La lire avant de jouer, forcément, mais aussi pendant la partie et même, par sécurité, après! La responsabilité qui incombe à celui qui va débroussailler les règles pour ensuite les expliquer aux autres joueurs est, finalement énorme. S'il commet une erreur grosse comme une maison qui empêche le jeu de tourner, il y a de grandes chances pour que quelqu'un veuille vérifier dans le livret et corrige la faute. Par contre, si l'erreur est petite, si elle ne dénature pas le jeu, il est très probable que personne ne relève ce point par simple ignorance. Il induit donc en erreur trois ou quatre personnes qui, à leur tour, iront en contaminer d'autres et ainsi de suite.

Mais, me direz-vous, quelle importance puisque cela n'empêche pas de jouer? De fait, on peut s'en arranger sans problème tant que l'on reste dans sa sphère de joueurs. Mais, dès qu'on la quitte et qu'on rencontre des joueurs venus d'autres horizons, les discussions commencent, ce qui n'est jamais agréable. Et, en tournoi, cela peut même tourner au cauchemar, le joueur qui a tort pouvant légitimement se sentir défavorisé par rapport aux autres puisque sa connaissance du jeu s'en retrouve immédiatement chamboulée.

Personnellement, j'apprécie beaucoup lire les règles pour la première fois à la table, juste avant de jouer. Découvrir le jeu à quatre ou cinq permet souvent d'éviter une interprétation fausse ou une mauvaise compréhension d'un point précis. De plus, comme on ne connaît malgré tout pas très bien la règle, au moindre doute, on retourne se plonger dans le livret pour être certain de ne pas se tromper. A la fin de la partie, on a souvent une vision assez claire du jeu et on peut espérer pouvoir transmettre ses connaissances aux autres joueurs sans faillir. L'ennui avec ce système, c'est que cela prend presque deux fois plus de temps et que certains joueurs se contentent de dormir pendant la lecture, ne participant pas à leur compréhension. Même lorsqu'on m'explique la règle, il m'arrive souvent de la lire plus ou moins en même temps , ce qui m'aide à comprendre (no comment, svp). Là où cela devient gênant, c'est quand je remarque une erreur dans les explications orales. Il n'est jamais agréable de se faire reprendre lorsqu'on se lance dans une explication, tout le monde sait cela! C'est sans doute pour cela que peu de gens aime devoir expliquer les règles d'un jeu: l'exercie est périlleux et rarement valorisant.


Spiel des Jahres 2007, un bon cru!

Voilà quelques mois, Zooloretto était sacré Spiel des Jahres 2007 et recevait ainsi l'une des plus prestigieuses récompenses dans le monde des jeux de société. De quoi donner un petit coup de pouce à Abacus Spiele qui édite souvent de bons jeux (au look parfois un peu rébarbatif cependant). Ayant testé sans plaisir son soi-disant grand frère (Coloretto, un jeu de cartes où il convient d'établir des combinaisons de couleurs), j'étais peu tenté par ce nouveau jeu aux fausses allures de remake. Comme la demande au club était pour ainsi dire inexistante, personne n'a vraiment poussé au portillon pour que Zooloretto entre dans la ludothèque d'Objectif Jeux.


Mais, comme les échos étaient généralement positifs et que mes filles l'avaient apprécié lorsqu'elles l'avaient essayé, je n'ai pas trop hésité lorsque j'ai eu l'occasion de me le faire offrir, en me disant que, de toute façon, je pourrai toujours le revendre en cas de déception profonde. Me voilà donc obliger de dépuncher les jetons et de lire les règles. Première impression: la comparaison avec Coloretto est entièrement au bénéfice de Zooloretto. La qualité du matériel est excellente et cela apporte un sérieux plus au jeu même si le mécanisme de base reste proche.


Désireux de voir ce que la bête a dans le ventre, je me décide à l'apporter au club vendredi soir. Puis, pris d'abord par une explication de Tigre et Euphrate (un grand Knizia) et ensuite par une partie de Finstere Flure (un grand Friedman Friese), j'oublie Zooloretto sur le bar. Une fois FF terminé, mon ami Robert (Bonsang mais c'est bien sûr) me demande si je peux expliquer les règles de Zooloretto et nous sautons sur l'occasion pour entamer une petite partie à 5 avec Martine, Xavier, Laurent, Robert et moi-même. Aucune difficulté à assimiler les règles qui sont simples et intuitives. On prend un jeton (au hasard, animal, boutique ou monnaie) et on la pose sur un camion (trois places disponibles par camion, un camion par joueur), on effectue une opération financière (changer des animaux d'enclos, acheter un jeton ou en éliminer un, etc.) ou on prend un camion partiellement ou entièrement rempli et on le décharge dans son zoo (ce qui met fin au tour du joueur). Simple et efficace! Cependant, le moment où il convient de prendre un camion est souvent un choix cornélien. C'est que chaque joueur ne dispose que de 4 enclos au maximum dans son zoo et qu'il vaut mieux éviter de prendre des espèces que l'on sera obligé de mettre dans son étable sous peine de prendre de nombreux points de pénalité. Au final, une partie dure environ une heure (7 à 9 tours) et le rythme est soutenu: pas de temps mort, pas d'ennui généré par une attente trop longue entre deux coups et un score souvent serré. Une fois la partie terminée, nous étions conquis au point d'en refaire une immédiatement.


Conclusion, quoi qu'on en dise et quoi qu'on en pense, le Spiel des Jahres reste malgré tout un gage de qualité ludique. On peut aimer ou ne pas aimer l'un ou l'autre jeu primé (personnellement, Alhambra me laisse de marbre et j'en connais qui honnissent Les Aventuriers du Rail) mais force est de constater que, bon an mal an, les jeux qui reçoivent cette distinction sont généralement de bons voire d'excellents jeux.


Joyeux Noël

Toute l'équipe d'Objectif Jeux vous souhaite un joyeux Noël avec plein de beaux cadeaux remplis de jeux de société à venir tester au club!


(carte réalisée par J. Berny sur blingee.com)


Finale du Multijeux 2007

Le dimanche 16 décembre 2007 s'est déroulée la finale du Multijeux 2007 à la salle Herkoliers à Koekelberg. Pour cet événement annuel, nous étions presque 100 à avoir fait le déplacement dont 7 Liégeois (Stéphanie, Solange, Frédéric, John, Minas, Jean-Philippe et moi-même). Sur place, nous avons retrouvé un natif de Liège qui vient souvent nous voir au club en la personne de Laurent Khuat Duy. Au total, ce ne sont pas moins de 8 natifs de la Cité ardente qui sont allés se battre pour décrocher l'une ou l'autre médaille.


Evidemment, pour obtenir une médaille, encore fallait-il être qualifié pour une finale. Ce n'était pas mon cas ni celui de Stéphanie. Par contre, si mes renseignements sont exacts, Minas était qualifié pour Colons de Catane et Celtica, John était finaliste pour Yspahan et Jean-Philippe participait à la finale de Roborally. De son côté, Laurent pouvait prétendre à la finale de Haste Bock mais il n'a pas choisi ce jeu et ne pouvait donc pas gagner.


Haste Bock est pourtant un joli jeu assez fin basé sur le mouvement de moutons au sein d'un champ. Selon les phases, il faut raprocher autant que possible les moutons de sa couleur l'un de l'autre, les rapprocher de Roger, le bélier, les rapprocher du mouton noir ou les éloigner du tondeur. Personnellement, j'avais choisi ce jeu pour lui donner une seconde chance, ne l'ayant pas trouver transcendant lors d'une première tentative. De fait, j'ai apprécié cette deuxième partie malgré diverses imprécisions dans les règles qui rendent les interprétations sujettes à caution.


Un jeu édité par Zoch est toujours beau mais Haste Bock à des pions particulièrement agréables à regarder et à manipuler. Côté médailles, comme seul Minas participait à une finale (Colons de Catane) lors de la première ronde et qu'il a terminé quatrième, le total est vite fait: 0/1!


Frédéric était, forcément, qualifié pour la finale du quatrième championnat de belgique de 18xx. Les 4 joueurs (trois Anglais et un Belge) se sont disputés la victoire pendant 7 heures et c'est Markus Welbourne (à l'avant droit de la photo) qui a mis tout le monde d'accord en empochant la victoire.


Pendant la deuxième manche, Minas et moi participions à la finale de Celtica. Il s'agit d'un jeu plutôt chaotique où le tirage des cartes est très important. Là aussi, ma première expérience m'avait laissé un petit goût amer mais nous n'étions que trois autour de la table. A six (même si le jeu est prévu pour un maximum de 5 joueurs), le rythme est plus soutenu et la partie est plus rapide. Les retournements de situation sont fréquents et le jeu prend toute sa saveur. Hélas, si je finis deuxième, Minas termine bon dernier ce qui lui enlève toute chance de remporter une médaille. Comme John n'a pu faire mieux que quatrième à la finale d'Yspahan, le total des médailles après deux rondes se monte à un franc 0/3!


Au cours de la troisième manche, Stéphanie et moi nous sommes retrouvés à Louis XIV. "Chouette" se disait Stphanie, "avec Laurent à ma table, je ne serais pas dernière puisqu'il perd tout le temps". Mais le sort en a décidé autrement. En finissant deuxième de cette partie, je relègue Stéphanie à la dernière place sans le moindre remord. Mais je pense qu'elle m'en veut terriblement pour cette faute de tact. Jean-Philippe a disputé la finale de Roborally mais n'a pu faire mieux que deuxième. En tout état de cause, notre total de médaille après trois rondes était toujours de 0/5 sans plus d'espoir d'améliorer notre score puisque Frédéric n'est pas non plus parvenu à gagner son championnat de Belgique de 18xx rebaptisé Challenge Geert Lagrou.


Entre les deux dernières manches et juste avant l'allocution du président sortant, une personne présente nous fait découvrir Volle Wolle, un petit jeu de prise de risque avec des moutons et des chiens. Le jeu est plaisant mais la chance aux dés est tellement prépondérante que lorsque vous n'avez pas de bol, c'est très très frustrant!



Ils sont pas beaux les joueurs d'Objectif Jeux? Malgré la débacle, ils gardent le moral et le sourire. C'est ça, le joueur liégeois! Bien que, tous ne sont pas comme ça. On prétend même que le président du club n'est qu'un vieux bougon qui râle tout le temps en faisant son petit Calimero. Bah, des histoires tout ça!


A l'occasion du dixième anniversaire du tournoi multijeux, le président sortant, Thierry de Baets, a fait un petit recapitulatif de tous les vainqueurs des années passées (dont un Liégeois en 1999, Thierry Simon) en rappelant également tout le travail accompli par les différents présidents de la FBJS. Pour notre part, nous tenons à remercier Thierry pour tout ce qu'il a fait pour le hobby avec une bonne humeur et une amabilité sans faille. Place donc au nouveau président, Marc Dave, qui aura la lourde tâche avec sa nouvelle équipe de porter à bout de bras la onzième édition du tournoi multijeux en dépassant les différents couacs de l'année 2007.


En mémoire de Geert Lagrou, membre éminent du club de Zedelgem, mort cette année dans un accident de voiture, l'assemblée a respecté une minute de silence. Un livre de condoléances était disponible au cours de la finale. Frédéric et Solange ont écrit un mot pour leur ami de toujours et j'ai fait de même au nom du club. Le temps passe mais tu nous manqueras toujours, Geert!


Lors de la quatrième ronde, nous n'avions plus rien à gagner. Personnellement, j'ai essayé Monopoly express. Oui, je sais, c'est mal mais ce n'était pas mon premier choix. Comme j'étais dans un jour sans en ce qui concerne le tirge des dés, inutile de préciser mon résultat final. Le jeu est correct, rapide et du type stop ou encore. Il gagne à être joué à 3 ou 4, une partie à 6 étant un peu longue à mon goût.


Luc Matthys alias Al de Baboal de Morlanwelz qui organisera la manche hennuyère du onzième multijeux le 28 septembre 2008. La nouvelle équipe peut, heureusement, compter sur quelques individualités qui prennent les choses en main lorsque la situation l'exige.


Lors de la remise des prix, le bourgmestre de Koekelberg et l'échevinne des sports étaient présents pour remettre les médailles aux vainqueurs. Il se chuchotte que le bourgmestre a trouvé très amusant que le vainqueur de Ave Caesar soit Marc Antoine d'ILV! Au total, près de trente médailles et coupes seront distribuées par ces deux notables. Pour les autres (et donc pour nous), il faudra attendre le tirage au sort pour obtenir un petit quelque chose.


Markus Welbourne, vainqueur du quatrième championnat de Belgique de 18xx ou Challenge Geert Lagrou avec sa coupe et son lot. Un beau vainqueur pour un beau championnat et un jeu... qui vaut son pesant de cacahuètes.

Voici donc une nouvelle finale qui se termine sans aucune médaille pour le club. Il faut dire que l'intérêt des membres d'Objectif Jeux pour ce tournoi n'est plus aussi fort qu'il y a trois ans et que le nombre de finales auquelle nous devions participer était réduit. Par contre, l'organisation était presque parfaite si l'on exepte le fait qu'il n'y avait qu'une boîte de Can't Stop pour une centaine de personnes alors que le jeu est régulièrement joué par une douzaine de personnes à chaque manche. Mais, globalement, on peut dire que cette finale s'est déroulée dans d'excellentes conditions (sauf pour le chauffage) et que Thierry de Baets peut être fier du bébé qu'il laisse à ses successeurs. A l'année prochaine.


Assemblée Générale de 2008

Chaque année, une asbl (association sans but lucratif) doit organiser une Assemblée Générale (AG) pour permettre à ses membres de prendre toutes les décisions importantes qui s'imposent. Tous les membres de l'asbl sont invités à participer à cette AG mais tous n'ont pas les mêmes droits et obligations. Les statuts d'Objectif jeux prévoient trois types de membres:

- les membres adhérents: ils ont payé leur cotisation et bénéficient de la gratuité lors des soirées; ils sont invités à l'AG (et éventuellement au Conseil d'Administration ou CA lorsque leur présence est justifiée) et peuvent y donner leur avis mais sans disposer de voix délibérative.

- les membres effectifs: ils disposent des mêmes avantages que les membres adhérents mais avec une voix délibérative lors de l'AG; en contrepartie, ils doivent, sur l'année, effectuer 6 heures de "travail" pour l'asbl; le mot "travail" est à prendre au sens large: le simple fait de tenir le bar une soirée, d'organiser un tournoi, de participer activement à l'IRV, etc. suffisent à remplir cette condition qui est surtout là pour indiquer aux membres adhérents que devenir membre effectif doit être une décision mûrement réfléchie et doit s'accompagner d'une certaine volonté de s'impliquer dans l'asbl.

- les membres d'honneur: ils disposent des mêmes avantages que les membres adhérents mais ne doivent pas payer leur cotisation; il s'agit principalement de personnes qui, sans être liées à l'asbl, lui ont rendu un service significatif.

Ainsi donc, seuls les membres effectifs peuvent, lors de l'AG, voter sur tout les points qui requièrent un vote. Il faut remarquer que les statuts de l'asbl imposent qu'une personne ait été membre adhérent l'année précédente pour pouvoir devenir membre effectif (il faut, de même, avoir été membre effectif un an avant de pouvoir se présenter comme membre du CA).

L'AG est souveraine en ce qui concerne les points suivants:

- la modification des statuts
- l'agréation de nouveaux membres effectifs
- la nomination et la révocation des Administrateurs
- l'approbation des budgets et des comptes
- le vote de la décharge octroyée aux membres du Conseil d'Administration
- la dissolution volontaire de l'association
- les exclusions d'associés
- les modifications au règlement d'ordre intérieur
- les nominations éventuelles d'un ou plusieurs vérificateurs aux comptes pour l'exercice en cours

En 2008, aucune modification des statuts n'est prévue. A priori, il devait y avoir des agréations de membres effectifs. N'hésitez donc pas à vous présenter si vous êtes membre adhérent et que vous désirez aider l'asbl à progresser. La nomination et la révocation d'administrateurs dépend évidemment des administrateurs en place et des personnes qui souhaiteraient le devenir. Pour le reste, l'AG sera le moment privilégié pour apprendre comment se porte l'asbl financièrement et quels sont les projets prévus pour 2008.

La date de l'AG 2008 n'a pas encore été choisie. Elle le sera lors du prochain CA qui devrait se tenir à la mi décembre. Elle sera communiquée à tous les membres via la mailing list de l'asbl. A vos agenda!


Trop d'animations tue les animations?

Malgré un titre un peu provocateur, la question mérite d'être posée. Tout un chacun a pu constater que le samedi 17 novembre, trois événements étaient oprganisés en Province de Liège: une manche dela Dungeon Twister league au magasin Fol'en Jeux à Verviers, une animation pour le grand public, le Ludo Day, dans le sous sol de la Galerie Opéra et un tournoi Multijeux à la ludothèque d'Oupeye. Même en ayant une voiture puissante, impossible de participer à tout, évidemment. A la rigueur, il était mathématiquement permis de se rendre soit à Verviers soit à Liège et de finir la soirée à Oupeye comme l'ont fait plusieurs personnes.

Inutile de revenir sur la génèse de ces différents événements ou sur leur succès. Là n'est pas mon propos. Il est cependant dommage que tous ceux qui tentent d'animer la vie ludique de la Province ne parviennent pas à s'entendre sur les dates de événements qu'ils comptent organiser et, plus encore, sur le fait de s'associer pour créer une manifestation d'une certaine ampleur plutôt que plusieurs petits événements.

S'il est illusoire de croire que les magasins pourraient faire fi de leur concurrence, les clubs, à tout le moins, doivent pouvoir se positionner comme complémentaires plutôt que comme rivaux. D'ailleurs, la présence d'Objectif Jeux à la Galerie Opéra et à Oupeye montre bien que c'est tout à fait possible. Je précise que ceci n'est qu'un exemple qui ne remet pas en cause la bonne volonté des autres clubs. Au contraire, des relations se sont nouées entre les personnes responsables d'Objectif Jeux, de CAPP, des Dés rangés de la Boîte, de la Ludothèque d'Oupeye voire de celle de Xhovémont, etc. D'autres relations pourraient encore voir le jour ce qui ne peut qu'être bénéfique à tous les joueurs.

Bien sûr, chacun de nous espère pouvoir organiser une manifestation importante ou avoir l'idée du siècle. Il est également difficile de tenir compte de l'existence de tous les autres chaque fois que nous voulons préparer un petit quelque chose. Il est pratiquement impossible de préparer un calendrier annuel fixe tant les événements ludiques sont organisés en fonction des circonstances et des occasions qui se présentent. Malgré tout, cela vaudrait peut-être la peine de se réunir un jour autour d'une table pour en discuter sérieusement. L'idée d'une rencontre ludique entre clubs de la province avait été avancée en son temps par nos amis de Diabologeek. Il serait peut-être temps de reveiller cette idée.


Un IRV se termine et un autre commence!

Et voilà, c'est une fois de plus terminé pour cette année. L'International Rendez-Vous d'Objectif Jeux, 25ème du nom, a connu un succès que nous espérions sans oser y croire vraiment. Sur l'ensemble des trois jours, on peut estimer la fréquentation à plus ou moins 350 personnes. Bien entendu, certaines personnes sont comptabilisées deux ou trois fois puisqu'elles ont eu la bonne idée de venir chaque jour. Mais cela signifie que la fréquentation est en hausse puisque nous dépassons allègrement les 70 personnes le vendredi, les 120 personnes le samedi et les 150 personnes le dimanche. Et je vous assure que je ne gonfle pas artificiellement ces chiffres. La preuve en image:



Pour continuer avec des chiffres, l'IRV, c'est aussi 80 repas, 300 sandwiches, 40 heures de jeux mais aussi de travail accompagné de joie et de rire, des dizaines et des dizaines de personnes rencontrées, une multitude de parties de jeux de plateau ou de figurines, etc.



L'IRV, c'est également une vingtaine d'enfants le samedi et le dimanche encadrés par des étudiantes de l'école des Rivageois qui ont ainsi le plaisir de découvrir toute une série de jeux qui ne sont habituellement pas connus du grand public.



Enfin, je m'en voudrai de terminer cet édito sans signaler que l'IRV, c'est surtout une équipe dynamique qui s'occupe du bar et des animations et dont la photo suivante ne montre qu'une toute petite partie. Merci à eux!


International Rendez-Vous - du 26 au 28 octobre 2007

Chaque année, lors du dernier week-end d’octobre, Objectif Jeux organise à Liège une grande convention entièrement dédiée aux jeux de simulation. Du vendredi 19 heures au dimanche 19 heures (avec quelques interruptions), l’occasion vous sera donnée de tester toutes les grandes nouveautés du salon d’Essen qui se déroule la semaine précédente.

L'entrée à la convention est entièrement libre et gratuite. Un bar est à votre disposition et vous pourrez vous restaurer sur place si le cœur vous en dit (venez déguster nos célèbres potées et chili sans oublier notre mémorable sandwich au thon maison).

Le samedi après-midi et le dimanche toute la journée, des animations jeux de société seront disponibles pour les enfants de 4 à 12 ans pour permettre aux parents de profiter de leur présence pour découvrir des jeux moins abordables.



Informations pratiques

Date: du vendredi 26 octobre (19 heures) au dimanche 28 octobre (19 heures)
Horaire: vendredi à partir de 19 heures, samedi à partir de 14 heures et dimanche à partir de 9 heures
Lieu: Institut Saint Laurent, rue Saint Laurent 29, 4000 Liège (parking aisé dans l'enceinte de l'école)
Contact: Laurent Massotte (lmassotte@yahoo.fr)
Tél.: 04/264 01 55

Programme du vendredi:

A partir de 19 heures, tables libres de jeux de société et de figurines et démonstrations de jeux de figurines (Warmachines, Hordes, Hell dorado, Infinity, Horrorclix, Heroclix)

Programme du samedi:

- 11h00: Manche liégeoise du quatrième championnat de Belgique de 18xx
- 14h00: Tournoi de Time’Up en individuel en collaboration avec Repos Prod
- 14h30: Tournoi de Warmachine/Hordes
- 14h30: Tournoi Horrorclix
- 14h00: Démonstrations de jeux de figurines avec Games Workshop
- 14h00: Animations pour les enfants
- 17h00: Gâteau d'anniversaire pour fêter les 25 ans
- 18h30: Vente aux enchères de jeux
- Quizz "Cartes" avec deux lots attribués à 18 heures
- Tables libres de jeux de société et de figurines toute la journée

Programme du dimanche:

- 9h00, Manche liégeoise du dixième championnat Multijeux en 4 rondes
- 9h00 Multijeux pour les enfants de 4 à 12 ans
- 10h30 Tournoi Dungeons & Dragons miniatures Desert of desolation
- Quizz "Cartes" avec deux lots attribués à 18 heures
- Tables libres de jeux de société et de figurines toute la journée

Détails des tournois

18xx

Horaire: le samedi de 11h00 à 18h00 environ (mais plus si affinité)
Jeux:18WEST jeu de gestion ferroviaire
Inscription: souhaitée auprès du responsable
PAF: 5 euros
Responsable: Frédéric Taton (frederic.taton@skynet.be)
Prix pour les trois premiers (dont un exemplaire de 18WEST pour le premier)
Particularités: le designer du jeu, David Hecht, sera présent; le tournoi attire toujours quelques Anglais, Allemands et Italiens (International Rendez-Vous oblige!)

Time's Up

Horaire: le samedi de 14h00 à 18h00
Jeux:Time's Up jeu d'ambiance basé sur des personnalités à découvrir
Inscription: souhaitée auprès du responsable
PAF: gratuit
Responsable: Benoît Guiot (benoit_guiot@hotmail.com)
Prix pour les trois premiers
Particularités: le tournoi se jouera en individuel selon les règles hébituelles pour 5 ou 7 joueurs; la finale regroupera les vainqueurs des tables éliminatoires; les sabliers seront surdimensionner pour permettre à chacun de mieux voir le temps écoulé.

Warmachine/Hordes

Horaire: le samedi de 14h30 à 18h00
Jeux:Warmachine jeu de figurines à l'échelle escarmouche
Inscription: souhaitée auprès du responsable
PAF: 5 euros
Responsable: Jonathan Debacker (agun_de_merak@hotmail.com)
Prix pour les premiers et pour la plus belle armée peinte
Particularités: le tournoi se déroulera au format 500 points steam roller 3 (en attendant le steam roller 4); une durée de 1h30 par ronde est prévu; un prix sera remis pour la plus belle armée full peinte, prix décerné par un petit jury de non-figurinistes

Horrorclix

Horaire: le samedi de 14h30 à 18h00
Jeux:Horrorclix jeu de figurines à l'échelle escarmouche sur le thème des films d'horreur
Inscription: souhaitée auprès du responsable
PAF: ?
Responsable: Samuel Somville (adramalek@hotmail.com)
Prix pour les premiers et pour le meilleur theme
Particularités: le format doit être décidé par le zombie master; un prix sera attribué pour le meilleur theme (si vous participez au concours thème, un petit background ecrit peut être une bonne idée

Dungeons & Dragons miniatures

Horaire: le dimanche à partir de 10h30
Jeux: Dungeons & Dragons miniatures "Desert of Desolation" jeu de figurines à l'échelle escarmouche sur le thème D&D
Inscription: souhaitée auprès du responsable
PAF: 24 euros (avec 2 boosters compris)
Responsable: Joffrey Collard (info@autre-monde.be)
Prix pour les premiers
Particularités: le tournoi utilisera des figurines du prerelease Desert of desolation de D&D de Wizard of the Coast au format 200 points sealed; Il s'agit d'un tournoi scellé en 2 boosters. Chaque participant aura droit a une figurine promotionnelle exclusive pour l'évènement. Des lots en boosters seront également disponibles. Attention place limitée à 16 personnes.


Multijeux

Horaire: le dimanche à partir de 9h30
Jeux: liste des jeux
Inscription: souhaitée auprès du responsable
PAF: 8 euros
Responsable: Laurent Massotte (lmassotte@yahoo.fr)
Prix pour tous les participants
Particularités: le Multijeux se déroule en 4 rondes sur toute la journée; pour chaque ronde une douzaine de jeux sont disponibles et les tables sont organisées en fonction des choix des joueurs

Multijeux pour les enfants

Horaire: le dimanche à partir de 10h00
Jeux: voir ci-dessous
Inscription: souhaitée auprès du responsable
PAF: 4 euros
Responsable: Laurent Massotte (lmassotte@yahoo.fr)
Prix pour tous les participants
Particularités: le Multijeux pour les enfants se déroule en 3 rondes sur toute la journée; deux catégories sont ouvertes: 4-8 ans et 8-12 ans; les enfants de 10-12 ans qui désirent participer au Multijeux adulte peuvent évidemment le faire; pour chaque ronde trois jeux sont disponibles et les tables sont organisées en fonction des choix des joueurs

catégorie 4-8 ans

Ronde 1: Gulo Gulo, Diamant, Les porcelets
Ronde 2: Pique Plume, Mago Magino, Villa Palleti
Ronde 3: Piratissimo, Sagaland, Akaba

[b]catégorie 8-12]

Ronde 1: Burg Appenzel, Finstere Flure, Aventuriers du Rail
Ronde 2: Rummikub, Can't Stop, Piranha Pedro
Ronde 3: Cartagena, Niagara, Labyrinthe


Multijeux de Charleroi, le dimanche 16/09/07

Juste avant la rentrée scolaire (celle des grands), c'est une tradition, le club Project X de Charleroi organise sa manche du Multijeux national. Cette année, je n'ai pas pu m'y rendre personnellement mais le groupe de quatre membres d'Objectif Jeux qui nous représentait a été pris en photo par Stéphanie Pétry. Voici donc de quoi vous rincer l'oeil, histoire de vous faire regretter de ne pas avoir été là.


Une vue partielle de la salle qui ne rend pas entièrement compte du nombre de personnes présentes. Même si le Multijeux de Charleroi est loin d'être le plus important, il devait malgré tout y avoir un peu plus de 60 participants en ce dimanche ensoleillé. De dos, on reconnaît le chemise de John (Berny).


Minas (Gessis) se replonge dans les règles de China, la réédition de Kardinal und Koenig.


Benoît (Guiot) dans ses oeuvres: il mange, boit et joue en même temps! Et pas à n'importe quel jeu puisqu'il s'agit tout de même d'Yspahan.


Les trois hommes de la bande sont en pleine discussion stratégique, Benoît expliquant à Minas que, pour jouer en mangeant, il faut une grande concentration et une pratique de plusieurs années. Ce n'est pas donné à tout le monde!


Ce qu'il y a de chouette au Multijeux, c'est de retrouver des personnes que, au fil des années, on a appris à connaître et à apprécier. A droite, avec son superbe t-shirt jaune, Laurent Demilie et à gauche, Koert Debyser! Le jeu? Mais c'est Underground, une sorte d'Aventuriers du Rail, que Stéphanie a bien apprécié.


Benoît à Caylus avec une petite mine! Mais où est donc le gaillard qui lançait les dés à Yspahan sans les mains? Ce n'était pas trop son jour à notre Benoît! A ses côté, Babou, du club Baboal de Morlanwelz.


Minas semble se débrouiller plutôt bien à Léonardo, l'un des jeux qu'il devra pratiquer à l'EuropeMasters d'Essen.


John à Notre Dame avec une tactique révolutionnaire sans grand résultat. A sa droite, Barbara (de Hannut) et de dos, Marc Dave d'ILV Namur.


Un Multijeux, c'est bien agréable est une équipe heureuse en est la preuve! Côté palmarès, notons les premières places de John à Arkadia et à Yspahan. Félicitation à lui.

Au fait, elles sont pas belles les chemises d'Objectif Jeux?


Soirée avant-premières chez Hodin

Ce vendredi 7 septembre, le distributeur Hodin (Asmodée, Repos Prod, Days of Wonder, Queen Games...) organisait sa deuxième soirée avant-première de l'année et sa cinquième au total. Comme de coutume, deux membres du club étaient conviés à cette événement pour découvrir les nouveautés de la rentrée.

Bon, d'accord, je vous brosse là un tableau idyllique car, en terme de nouveautés, nous n'avions pas grand chose à nous mettre sous la dent: Jenseits von Theben, Les pilliers de la Terre, Portobello Market, Notre-Dame, Mexican Hold'em Poker... Tous ces jeux sont sortis depuis quelque temps et la plupart sont déjà disponibles au club. C'est, je pense, la grande faiblesse de ces soirées: l'absence de véritables avant-premières. Ceci dit, il y avait tout de même quelques jeux moins connus (dont un nouveau machin Asmodée reliant le monde des JCC et du jeu vidéo via l'utilisation d'une Play station 3) et surtout la possibilité de tester ceux que nous n'avions pas encore achetés pour le club.

"Ils partirent à 100 et arrivèrent 10.000" ou quelque chose d'approchant disait un historien antique. C'est un peu ce qui nous est arrivé puisque nous ne devions être, au départ, que 2, Jonathan (Debacker) et moi-même. Dès le départ, Joffrey (Collard - L'Autre Monde) est venu se greffer à notre petit groupe et, à l'arrivée, nous avons eu la bonne surprise de retrouver Laurent (Khuat Duy) qui était venu par ses propres moyens, habitant à proximité des lieux.

A nous quatre, nous nous sommes fait plaisir en essayant quelques jeux, en discutant avec nos connaissances (Al et Babou de Balboal de Morlanwelz, Barbara et Marie des Dés dans la boîte de Hannut, Laurent, Laurent, Etienne, Aude et consort d'ILV de Namur, Sophie et Serge de Ludo, des membres de Diabologeek de Malmédy, etc.).


Premier jeu testé: Mexican Hold'em Poker de Repos Prod avec Thomas Provoost himself aux commandes. Il arrive parfois qu'on fasse des découvertes en essayant un jeu qui, jusqu'alors, ne nous avait absolument pas tenté. Dans ces cas là, on se dit "Mais pourquoi ne l'ai-jepas essayé avant, ce jeu est terrible"! C'est sans doute ce que j'espérai en m'asseyant pour la première fois autour d'une table de ce jeu de hasard (je vais me faire tuer). Hélas, il n'y a pas eu de déclic! Le Poker est un jeu... qui n'est pas fait pour moi, comme je le pensais bien. Bref, même avec les ajouts des Belges au sombrero, je me suis copieusement ennuyé!


Laurent, Joffrey et Jonathan sont, heureusement, nettement plus dans leur élément.


Notre ami Laurent d'Ariès avait troqué sa casquette de président d'ILV contre un t-shirt de démonstrateur Hodin pour une partie de Wikinger.


Notre meilleure découverte de la soirée, Cro Magnon de Bioviva qui était expliqué avec maestria par une démonstratrice des plus accortes (non, je ne suis pas parvenu à prendre une photo discrètement). Cro Magnon est une sorte de Time's Up des hommes des cavernes où il faut faire deviner des mots relativement simples par des mimes, des modelages en pâte à modeler, des définitions préhistoriques (animal manger terre = brouter) et des dessins fait avec un gros morceau de charbon. Le jeu est facile, amusant et crée une bonne ambiance autour de la table. Plutôt destiné à un public familial, il a sa place parmi les bons jeux d'ambiance. D'autant que Bioviva a une politique plutôt pédagogique et respectueuse de la nature dans la création de ces jeux, ce qui ne gâche rien.


Jonathan à l'oeuvre avec la pâte à modeler!


Les Piliers de la Terre que l'ont ne présente plus mais qui me permet, avec une bouteille de soda à l'avant plan de signaler que Hodin soigne toujours son accueil qui comprenait boisson et petits pains garnis à volonté.


Farao, un autre jeu découvert tous les 4 ensemble. Nous avons poliment écouté les explications du démonstrateur (très compétent), nous avons joué deux ou trois tours et nous avons remballé le tout. Les petits chevaux, vous connaissez? Si oui, ce n'en est qu'une mouture à peine améliorée. Pas de quoi fouetter un chat.


Ceci dit, le matériel est sympathique et, avec des enfants, ça peut éventuellement marcher.

Vers minuit, comme de coutume, Hodin a procédé à un tirage au sort pour attribuer un Pentago et un Zooloretto (un autre jeu que nous aurions dû essayer). Une fois ce rituel accomplit, vos serviteurs ont repris le chemin du retour vers un repos bien mérité, non sans remercier Hodin pour une organisation sans faille, les démonstrateurs étant, lors de cette soirée, très nettement supérieurs à ce qu'ils étaient au cours des précédentes.


Du rangement des jeux!

Comme vous pourrez le constater dans les jours à venir, le chaos a fait place à l'ordre en ce qui concerne le rangement des jeux du club. Nous avons désormais 3 armoires entièrement dédiées aux jeux de plateau avec chacune 5 planches de rangement. Le système de rangement mis au point identifie chaque planche par une lettre (de A à O). Les jeux possèdent désormais tous sur leur tranche une étiquette avec une lettre et un chiffre. La lettre fournit la planche de rangement et le chiffre, l'endroit où le jeu doit être placé sur cette planche, le rangement se faisant verticalement la plupart du temps.

Pour faciliter les choses, les jeux ont été classés par taille de boîtes: les grosses carrées (30 sur 30), les grosses rectangulaires (20 sur 30), les petites rectangulaires, les petites carrées, etc. Les jeux trop longs pour être placés verticalement se trouvent sur les planches les plus basses (les fonds) des armoires. Enfin, les petits jeux sont désormais rangés dans des tiroirs qui permettent d'éviter la joyeuse mais fatigante anarchie qui prévalait jusqu'à présent. Dans la mesure du possible, un certain espace a été réservé pour chaque taille de boîte afin de pouvoir ajouter les nouveaux jeux achetés en respectant le principe de base de notre système.

Afin de ne pas rendre le lourd travail que ce système a nécessité totalement inutile, tous les joueurs sont invités à remettre le jeu à l'endroit où il doit être rangé. Pensez à ceux qui vous suivent et au fait que vous n'aimeriez pas chercher pendant de longues minutes un jeu qui, théoriquement, devrait vous sauter aux yeux immédiatement. Merci d'avance!


Le premier barbecue d'Objectif Jeux

Le vendredi 3 août, Objectif Jeux organisait un barbecue histoire de détendre l'atmosphère après les problèmes rencontrés suite aux actes de vandalisme dont le local a été la victime. Pour un coup d'essai, on peut dire que la réussite était au rendez-vous. Tout d'abord, il a fait beau, ce qui, en cet été 2007, est déjà un événement en soit. Ensuite, nous étions 40 à participer au barbecue et 45 pour la soirée. Les viandes étaient cuites à point et les salades préparées avec amour par quelques membres étaient réussies.

Au passage, adressons un grand merci aux cuisinières Julie, Stéphanie, Nathalie, Isabelle et Alice ainsi qu'aux cuistos Roland et Xavier qui se sont tous donnés bien du mal afin d'assurer l'intendance. S'il devait y avoir un bémol à cette excellente soirée, je dirais juste que mon appareil photo a rendu l'âme avant que j'ai eu le temps d'immortaliser l'événement. Voici malgré tout quelques photos pour illustrer cet édito.

Julie et Stéphanie profitent d'un moment de calme après le rush du service.

Les plus frileux sont restés à l'intérieur!

Dehors, une grande table accueillait quelques anciens et Armin.

Frédéric et Frédéric se montrent ostensiblement pendant que Fabrice et Michaël se la jouent incognito.

C'était bon et une assiette vide en est la preuve!

Une chose est sûre, un tel résultat met un peu de baume au coeur après les déboires de la semaine précédente. Une exprience à renouveler, sans aucun doute, éventuellement sous une forme un peu différente style couscous ou spaghetti!


Le vandalisme, quelle plaie!

Un acte de pure malveillance (l'incendie d'une poubelle contre l'une des portes du local) nous a privé de nos soirées hebdomadaires du jeudi et du vendredi en cette dernière semaine de juillet. Malgré tous les messages envoyés, certains n'ont pas eu la chance d'être prévenus et ont donc fait le déplacement. Les deux jours, j'étais là pour leur expliquer la situation et déplorer en leur compagnie le triste constat de la bêtise humaine.

Actuellement, les dégâts ne sont pas très importants: une porte brûlée, un vieux frigo déclassé, deux interrupteurs fondus, un volet automatique en piteux état et une vitre fendue. En soi, rien qui ne puisse être remplacé. Le vendredi, le service de nettoyage est déjà passé sur les lieux pour nettoyer les tables et les chaises. A priori donc, tout devrait être rentré dans l'ordre rapidement pour peu que les électriciens de la ville viennent remplacer les interrupteurs (puisqu'il est actuellement impossible d'allumer les plafonniers). Rapidement? Voire!

Pour notre malheur, les faux plafonds sont constitués de plaques ignifugées certes mais aussi poreuses! Elles se sont imprégnées de fumée et de diverses autres matières volatiles. Malgré deux jours de ventilation intensive, l'odeur est toujours insoutenable et les yeux vous piquent au bout d'un quart d'heure à peine. Impossible de dire actuellement combien de temps cette situation va durer. S'il faut en croire le responsable de l'équipe de nettoyage, il n'est pas certain que l'odeur disparaisse un jour tant que le faux plafond reste en place. L'expert de l'assurance doit passer prochainement (?!) et la concierge lui fera part de cet état de fait qui ne peut perdurer tant pour nous que pour les autres occupants des lieux, notamment les enfants de la garderie communale en été et ceux de l'école pendant l'année scolaire puisque la pièce sert de réfectoire. C'est notre seule chance que le nécessaire soit fait aussi vite que possible. Je garde le contact avec la concierge et je vous tiens tous au courant.

D'autre part, au delà du problème qui nous préoccupe pour le moment, je m'interroge sur la poursuite de notre occupation de ce local qui remplit toutes les conditions requises mais est trop souvent la cible d'acte de vandalisme (une effraction et un incendie en 5 mois, c'est beaucoup). Sans compter qu'en mai, c'est une salle de l'école qui était incendiée également. Par deux fois, le sort nous a été favorable et nous n'avons eu à déplorer aucun préjudice. Mais cela durera-t-il éternellement? Non, bien sûr! En attendant, nous ne pouvons que croiser les doigts et espérer!


Multijeux de Uccle, une journée agréable!

Le samedi 23 juin 2007, nous nous sommes rendu à 4 au Multijeux de Uccle organisé par le club bruxellois Alpa-Ludisme qui fêtait pour l'occasion ses 15 ans d'existence. Etaient présents Philippe Lemaire, le chauffeur de service, Bernard Copine, Minas Gessis et moi-même. Quatre, tout juste le bon nombre pour composer l'équipe d'Objectif Jeux pour l'interclub bien que je ne sois pas sûr que nous ayons été inscrits pour cette compétition (je vérifierai auprès de Thierry De Baets). Non pas que cet interclub soit très important puisque nous sommes d'ores et déjà bien trop loin au classement pour prétendre à quoi que ce soit. Mais j'estime qu'il est bon que le club qui organise une manche du Multijeux soit présent à une majorité d'autres manches et la meilleure vitrine pour cela c'est encore l'interclub.

Au total, il y avait 68 participants et Objectif Jeux a fait mieux que de la figuration. Saluons la 5ème place de Philippe (qui nous a offert un verre pour fêter ça), une 21ème place pour votre serviteur, une 39ème place pour Minas et une honorable 41ème place pour Bernard.

Comme je n'avais pas l'intention de briller ("et quand bien même j'en aurai eu l'intention je n'en aurai pas été capable", dirons les mauvaises langues), j'avais choisi 3 jeux que je ne connaissais pas (Die Baumeister von Arkadia de Ravensburger, Invasions d'Asmodée et Experiment créé par Tim De Rycke (l'un des piliers de la FBJS actuelle)) et un quatrième où mes performances sont en dessous de tout, Yspahan d'Ystari.


Die Baumeister von Arkadia est un jeu de placement diablement bien conçu. Le but est de construire conjointement la ville et le château situé au centre du plateau. La construction de la ville rapporte des sceaux (de 4 couleurs différentes) et permet de faire progresser le château. Les sceaux obtenus peuvent être vendus à quatre reprises pendant la partie (plus une cinquième fois au moment du décompte final). La valeur de chaque sceau est déterminée par les éléments qui constituent le château, chacun de ces éléments portant une des 4 couleurs des sceaux. Il convient donc de gagner des sceaux tout en favorisant l'apparition des couleurs dont on possède beaucoup d'exemplaires.


C'est simple (sauf quand je l'explique), c'est beau et très agréable à jouer. Oui, du moins lorsque les autres joueurs ne prennent pas deux heures à chacun de leur tour comme ce fut le cas à Uccle. Au final, une troisième place à un petit point du deuxième.


Yspahan, le jeu de Sébastien Pauchon, est en passe de devenir un grand classique. Je ne suis pas un grand amateur de ce jeu où je ne fais jamais grand chose de bon mais il fallait bien choisir quelque chose dans la liste de cette deuxième ronde. Pour une fois, je ne me suis pas trop mal défendu même si mes adversaires estiment probablement que j'ai complètement loupé le début du troisième tour. C'est que je n'ai pas barré la voie royale vers la caravane au vainqueur quand j'en ai eu l'occasion. En soit, c'était, certes, mal joué puisque je lui offrais la victoire sur un plateau. Mais, cette victoire lui était déjà acquise et en lui facilitant encore plus les choses, je me suis tout de même octroyer la deuxième place après un âpre combat. Bon, d'accord, je ne l'ai pas entièrement fait exprès!


Invasions! Ma deuxième révélation de la journée, après Die Baumeister von Arkadia. Le jeu est chaotique à souhait et les joueurs contrôlent ce qu'ils peuvent. Mais le thème des Vikings est bien rendu et plusieurs tactiques sont applicables. Personnellement, j'ai essentiellement pillé toutes les villes qui se présentaient à moi, dénigrant le commerce et gardant la colonisation des vaincus pour le sprint final. Comme j'ai obtenu la victoire malgré quelques jets de dés très défavorables, il faut croire que la tactique était bonne ce jour là. Ceci dit, les trois premiers se départagent sur les scores de 132, 131 et 130 points!


Experiment est un petit jeu de cartes qui ne m'a pas passionné. Pour tout dire, je me suis franchement ennuyé à gagner des cartes présentant des flacons d'expérience pour les combiner afin de gagner des points de victoire. C'est léger, très léger et même une troisième place à un point des deux premiers ex-aequo ne me console pas du temps perdu pour l'occasion. Pourtant, certains m'en avaient dit du bien, raison pour laquelle j'avais décidé de le tester. Mais, est-ce le fait de ma troisième canette de Blanche de Hoegarden ou la fin de la journée, je ne me suis vraiment pas amusé. Une autre fois, peut-être.

A la fin de la journée, au moment de la remise des lots, Philippe s'octroie un Haste Block (très mauvais jeu de chez Zoch :-)), Bernard remporte un Manila, Minas ramène un Augsburg 1520 et je me contente d'un Paf le Singe, bien heureux qu'il reste encore quelque chose lors de mon tirage au sort. Mais, au fond, l'important n'est pas de gagner un gros lot mais bien de participer, n'est-ce pas?


Le jeu de société, parent pauvre de la culture?

Les "spécialistes" s'accordent à dire qu'il existe deux types de jeux de société: les jeux que l'on trouvent en grande surface et qui sont destinés au grand public et les jeux dits "modernes", réservés, par la force des choses, aux amateurs éclairés. Les jeux grands publics sont généralement considérés comme de peu d'intérêt à quelques exceptions près. Ce sont des produits de consommation que l'on trouve dans les grandes surfaces au moment des fêtes de fin d'année et qui ne débordent pas des présentoirs une fois cette période faste terminées. Les jeux "modernes" sont confinés aux magasins spécialisés et peuvent s'acheter dans ces temples du jeu tout au long de l'année. Séparation des publics et séparation des commerces font que ces deux types de jeux ont peu de chance de se rencontrer hormis dans quelques enseignes spécialisées en jouets qui ouvrent leurs rayons petit à petit à certains jeux moins porteurs que "La bonne paie" et "Desperate housewifes".

Aussi bizarre que cela puisse paraître, le nombre de jeux de société "modernes" édités est, depuis quelques années, véritablement pléthorique alors que le public concerné est des plus restreint. A l'inverse, toutes les grandes surfaces proposent systématiquement la même vingtaine de jeux avec un renouvellement annuel proche du zéro absolu. Pourtant, le public cible est, là, bien plus important. Que voilà donc une contradiction des plus énervantes!

Tous les acteurs du monde ludique le sente bien, le jeu ne peut pas se suffire à lui-même. Il ne survivra pas s'il reste cantonné dans la sphère privée de quelques aficionados et s'il ne se développe pas en direction du grand public. Or, il faut bien dire qu'un moyen de prosélytisme formidable se situe justement dans le fait d'être présent dans les magasins où va se fournir Monsieur tout le monde autrement dit 99,99% de la population.

Certains éditeurs ou auteurs estiment au contraire que la présence de leur jeux sur les étals des grands magasins ne peut pas être envisagée ne serait-ce qu'une seule minute, un peu comme si leurs créations étaient trop belles pour être souillées par le contact d'une population non avertie. D'un autre côté, les sélectionneurs des grandes surfaces estiment clairement que leur clientèle n'est pas à même d'apprécier des jeux dont les règles font plus de trois lignes et qui nécessitent un effort intellectuel aussi petit soit-il. Peut-être les uns et les autres ont-ils raisons. Après tout, ce sont des "spécialistes"! Cependant, je ne peux pas m'empêcher d'espérer qu'ils ont tort et que tout cela n'est qu'une question de volonté et, sans doute, de mode.

La situation que connaît le jeu de société rappelle l'époque où le cinéma d'art et d'essai était considéré comme réservé à une élite intellectuelle, seule capable de l'apprécier à sa juste valeur. Dans le monde du cinéma, les temps ont changés et ce type de films s'est fortement démocratisé grâce à l'intervention de quelques passionnés qui l'ont diffusé au travers de salles de plus en plus remplies par un large public enthousiaste.

Dans le monde ludique, les initiatives ne manquent pas, fort heureusement. Elles ne sont pas toujours adaptées au plus grand nombre mais elle ne manque pas de vitalité et tentent de développer des synergies avec d'autres acteurs, capables d'amener un certain public vers le jeu. L'augmentation du nombre de clubs et la fréquentation en hausse des ludothèque prouvent qu'il y a bien une demande et qu'il ne tient qu'à nous de la rencontrer.

L'asbl Ludo (qui regroupe les ludothèques et les ludothécaires de la Communauté française de Belgique) a eu la bonne idée de regrouper toute une série de dossiers (ludothèques et clubs confondus) pour le présenter à la Communauté dans l'espoir d'être reconnu dans le secteur de l'éducation permanente. Pour les années 2005 et 2006, cette reconnaissance est acquise pour la quarantaine d'associations qui ont rendu leur dossier à temps et un subside conséquent à partager entre ces associations a été obtenus. Etre reconnu par le secteur public est un premier pas vers une certaine démocratisation du jeu. Cela ne suffira sans doute pas mais l'initiative et son promoteur, Michel Van Langedonck, président de l'asbl Ludo, est à saluer.

Il y a encore du chemin à parcourir avant de remplir tout les Palais du Heysel d'une foule en quête d'un jeu ou d'un espace pour essayer quelque nouveauté comme on peut le voir dans d'autres pays (qui a dit Essen?). Mais le rêve est permis et toute initiative destinée à aller dans ce sens est la bienvenue.

Laurent.


"A vous de jouer" à Jemeppe les 5 et 6 mai 2007

Nous voici déjà dans la dernière ligne droite pour ce WE de jeux de société organisé à la Haute Ecole Léon-Eli Troclet (HELET pour les intimes) à l'initiative de 4 étudiants de cette école. Pour l'occasion, Objectif Jeux assume l'animation et fournit les jeux nécessaires. Nous serons une bonne dizaine le samedi et un peu moins le dimanche pour faire jouer dans ce magnifique ensemble architectural que constitue l'agora de l'école (j'exagère à peine).

Au programme de ces deux jours, des jeux de type plutôt familiaux puisque l'animation est destinée au grand public. Dans nos paquets, il y aura évidemment de la place pour quelques jeux plus ambitieux comme Caylus mais la grande majorité des boîtes seront du type "Aventuriers du Rail", "Cartagena", "Time's up" ou "Yspahan". Ceci dit, nous disposerons d'une centaine de jeux ce qui devrait suffire à satisfaire les plus exigeants.

Pour l'occasion, nous avons eu le plaisir d'obtenir la collaboration des deux plus grands distributeurs belges à savoir Hodin et Fairplay Benelux. Ils nous fournissent des visuels (affiches et autres éléments de décoration), des jeux géants Gigamic (pour Fairplay) et quelques lots (dont l'attribution est encore mystérieuse).

Pour obtenir de plus amples informations sur cette manifestation, reportez-vous à l'agenda de ce site ou aublog qui lui est dédié. Même si ce WE jeux est destiné avant tout à faire connaître la richesse du jeu de société au grand public, tous les amateurs sont évidemment les bienvenus. Si la PAF est de 2 euros, n'oubliez pas que les bénéfices seront intégralement versés à une bonne oeuvre puisqu'il s'agit de l'asbl "C’est pas l’Pérou" qui s’occupe d’une maison d’accueil pour les enfants travailleurs au Pérou.

Horaires: samedi de 14 à 22 heures et dimanche de 12 à 20 heures.

Localisation: Haute École Léon-Eli Troclet (HELET), Avenue Montesquieu 6, B-4101 Jemeppe.

Au plaisir de vous retrouver sur place.

Laurent.


Multijeux de Niel: il est long le chemin vers la victoire.

Le troisième Multijeux de l'année s'est déroulé le 15 avril, à Niel, entre Bruxelles et Anvers à l'initiative du club local, Sir Playalot. Différents incidents ont émaillé le début de la journée avec pour conséquence un début de première ronde à seulement 11 heures passées. Si les responsables de la FBJS et les organisateurs ne peuvent être blâmés pour ce délai, autant dire que nous étions un peu dubitatif sur l'heure à laquelle les résultats allaient être connus. C'est finalement une journée de 14 heures, trajets compris, que nous avons dû assumer pour un résultat, il faut bien le dire, plutôt décevant.


L'équipe d'Objectif Jeux. De gauche à droite: Emile Hancak et Eva, nos amis tchèques (voir le reportage de la soirée du 13 avril 2007), Minas, Alice, Stéphanie et John (votre serviteur prenant la photo).


Une vue de la salle au cours de la deuxième ronde. Il devait y avoir environ septante personnes, ce qui, pour une première organisation n'est pas mal du tout.


Thurn und Taxis, le Spiel des Jahres 2006, est une valeur sure du Multijeux 2007. Autant dire que si Stéphanie a failli gagner (battue d'un point), je me classe royalement quatrième après avoir accumulé des erreurs grossières. Il faut absolument que je joue plus régulièrement à ce jeu si je veux progresser. Avec une seule partie jouée quatre mois auparavant, je ne peux pas prétendre être au top.


Mon deuxième choix, Celtica, en compagnie de Minas et de Sandrine. Que dire de ce Kramer et Kiesling sinon qu'il est extrêmement frustrant et même décevant. Tout repose sur les cartes dont on dispose et, s'il est possible de déterminer une certaine tactique, la chance demeure malgré tout prépondérante. A réserver aux amateurs et aux plus jeunes.


Emil à Ave Caesar. Bon, d'accord, il y a des amateurs pour ce jeu. Mais franchement, c'est à peine moins ennuyeux que Formule Dé même si c'est beaucoup plus rapide, fort heureusement.


John tente sa chance à Yspahan. Caravane, bâtiments, souks, que choisir? Mais y-t-il vraiment un choix à faire quand les dés désignent presque systématiquement l'action à prendre?


Le tout nouveau Notre Dame, dernier opus de la firme Alea, était disponible pour ce Multijeux. Je me suis donc fait un plaisir de l'essayer. Le jeu présente plutôt bien avec son plateau modulable en fonction du nombre de joueurs. Petit bémol toutefois, le carton n'est pas très épais et les différentes parties ont une certaine tendance à gondoler. Pour le reste, le jeu ne déçoit pas. Un peu de hasard dans le tirage des cartes (plutôt compliqué), beaucoup de tactique dans leur utilisation. Les possibilités sont nombreuses, un peu trop pour mon petit cerveau surchauffé par le soleil d'avril. Conclusion, cinquième place, loin derrière les autres. A réessayer rapidement.


Pour terminer la journée, un petit Can't Stop en compagnie d'Emil, Alice et Ann. Emil s'offrira la victoire et Alice la dernière place.


Comme à son habitude, Emil a offert un jeu d'Altargames au vainqueur du tournoi qui s'est donc vu récompensé d'une coupe et de deux lots. Dommage pour moi que le tirage au sort n'ait pas été très favorable: un Touché Coulé en Néerlandais de MB. Une journée à oublier au plus vite.


Du plaisir des tournois

Le samedi 31 mars, le club visétois "Les Aventuriers du Jeu Belgique" organisait un tournoi sur base de son jeu totem, Les Aventuriers du Rail version USA. A priori, je n'étais pas trop chaud pour faire quatre parties (voire cinq avec la finale) d'un même jeu sur une journée. Ma préférence va franchement aux tournois multijeux où il est possible de pratiquer plusieurs jeux sur la journée avec un choix conséquent pour chaque ronde. Malgré tout, l'expérience ne s'est pas révélée désagréable et les quatre parties (et non, je ne suis pas parvenu en finale) se sont enchaînées sans trop de lassitude. Au final, je termine sixième sur vingt-quatre tandis que Julie Leclercq, autre représentante d'Objectif Jeux, se classe à la septième place.

Par contre, il semble évident que les joueurs liégeois ne sont pas des fanatiques de tournois. Si nous n'étions que deux (à la rigueur quatre en comptant deux autres liégeois sympathisants du club, Isabelle Silbach et Jean-Philippe Weicker), la représentation d'Objectif Jeux aux deux premières rondes du Multijeux de la FBJS était limitée au strict minimum avec quatre personnes à chaque fois, à Bruges et à Leopoldsburg. De même, quatre personnes doivent se rendre à Niel pour la troisième manche.

Faut-il en déduire que les joueurs d'Objectif Jeux n'aiment pas les tournois ou qu'ils sont paresseux? Ou les deux, peut-être? En vérité, je n'en sais rien. Mais il est vrai qu'avec deux occasions par semaines de pratiquer leur hobby préféré (tous les jeudis et vendredis soirs), les Liégeois ne se sentent peut-être pas très enclins à faire des déplacements plus ou moins longs pour faire ailleurs ce qu'ils peuvent faire chez eux. Cependant, c'est dommage car c'est en se montrant en dehors de ses murs qu'on fait connaître et reconnaître son club dans la communauté ludique. Et c'est cette reconnaissance qui permet aussi de se faire connaître du grand public, grand pourvoyeur de nouveaux membres.

Difficile aussi d'être présent partout quand il y a tant de manifestations. Au minimum, dix multijeux, des tournois individuels (Visé, Malmédy, Verviers...), des conventions (deux namuroises, une liégeoise pour les plus proches), la FanCon de Mons, etc... Au total, une moyenne d'un à deux événements par mois pour la seule petite Belgique francophone. Nous ne parlerons donc même pas des GenCon Paris, Salon d'Essen ou de Cannes, n'en jetons plus, la coupe est pleine.

En définitive, faut-il penser que trop de manifestations tue le jeu comme on commence à penser que trop de jeux tue le jeu de société? Ou faut-il plutôt y voir un signe de bonne santé du monde ludique qui se crée sa petite niche en touchant de plus en plus de monde? L'avenir nous le dira sans doute.

Laurent.


Les soirées du jeudi décollent

Voilà maintenant trois semaines que nous sommes arrivés dans notre nouveau local et, tout doucement, une nouvelle ambiance s'installe. Les soirées du jeudi prennent gentillement de l'ampleur avec l'apport de joueurs de jeux de plateau pour tourner à 20 personnes en moyenne. Autrement dit à peine moins que les soirées du vendredi qui accueillent 25 personnes au minimum.

Manifestement, l'ambiance que nous avons essayé vainement pendant un an en 2006 de mettre sur pied se profile à l'horizon. Cette ambiance club où l'on vient autant pour jouer que pour discuter et rencontrer des gens que l'on retrouve de semaine en semaine et avec qui on crée des liens amicaux. Autant dire que cet état de fait nous ravit et que nous espérons que les soirées vont se développer pour atteindre 30 voire 40 personnes à chaque fois.

Pour nous y aider, des affiches et des flyers sont disponibles au bar. Si vous avez un endroit où les placer, n'hésitez pas à en prendre. Toute publicité est utile pour un club qui tente de prendre un peu d'ampleur.

Je rappelle également que le prêt des jeux a été décidé par l'AG de janvier 2007. Si vous désirez prendre un jeu pour une quinzaine, demander le au bar. Un registre des prêts sera tenu à jour en fonction des besoins. Bon jeu et à bientôt,

Laurent.


La langue française en fête

"La langue française en fête" est une grande fête des mots qui se déroule chaque année depuis 1996 dans une ville de Wallonie. Et, cette année, c'est Liège qui a été choisie et qui devient la "ville des mots" du 17 au 25 mars 2007. A ce titre, vous pourrez découvrir des banderolles, des drapeaux ou autres oriflammes couverts de mots et de bons mots. Mais "la langue française en fête", c'est aussi toute une série d'animations: des jeux, des concerts, des concours, des débats, des joutes oratoires, du théâtre...

Il y a eu notamment l'enregistrement du "jeu des dictionnaires" aux Chiroux (le 15 mars) et, côté jeu, la finale interscolaire de Scrabble le 18 mars au lycée de Waha (bd de d'Avroy).

Consultez leprogramme complet pour vous faire une idée de la prodigalité des organisateurs. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Avopuez que ce serait bête de ne pas en profiter!

Laurent.


Nous y sommes!

Voilà, nous sommes installés dans nos nouveaux murs. La salle de Péville est grande, claire, bien chauffée, etc. Que des qualités! Côté points négatifs, une cohabitation avec le club des pensionnés et le club de basket moins facile que prévu mais il semble que les différents s'aplanissent rapidement. Il y a bien encore quelques aménagements à faire mais, dans l'ensemble, tout se passe bien. Dès ce soir, nous retournerons donc dans notre nouveau local en espérant vous y retrouver nombreux. Quand certains clubs se retrouvent à la rue comme Art azimut à Mons, il serait dommage que les Liégeois ne profitent pas de l'aubaine qui leur est donnée. C'est promis, dès que j'en ai le temps, je vous concocte un petit reportage pour vous montrer que vous avez tort de ne pas encore être venu voir à quoi ressemble cette salle.

Le tournoi Multijeux de la FBJS commence ce dimanche à Zeldegem, près de Brugges. Une équipe de quatre Liègeois s'y rend pour défendre nos couleurs dans l'interclub organisé à l'occasion du dixième anniversaire. J'espère que d'autres auront à coeur de participer une ou deux fois sur l'année à une manche, notamment celles de Delle, de Namur, d'Uccle et, forcément, de Liège. Toutes ces dates sont sur l'agenda du site. N'oubliez pas non plus le quatrième championnat de 18xx organisé par Frédéric Taton tout au long de l'année.

Pour nos diverses activités extérieures (A vous de jouer les 5 et 6 mai, portes ouvertes aux écoles à des dates encore à définir...), nous espérons que plusieurs d'entre vous pourront participer en animant ces journées qui constituent une grande publicité pour le club. Je vous en reparlerai à l'occasion.

Laurent.


Mach die Spühl est mort, vive Objectif Jeux!

Mach die Spühl est mort, vive Objectif Jeux!

En cette fin du mois de février 2007, que de changements pour notre club de jeux! Après une Assemblée générale des plus constructives, de nombreuses décisions importantes ont été prises. Les deux principales concernent le local et le nom de l'asbl. Comme vous avez pu vous en rendre compte vous même, Mach die Spühl (Fais la vaisselle en patois luxembourgeois) n'est pas très parlant pour le commun des mortels. Comment, avec un tel nom, faire comprendre à quiconque que nous sommes un club de jeux de simulation (jeux de plateau, figurines et, si vous le désirez, jeux de rôle)?

C'est pourquoi un petit concours a été lancé fin 2006 pour trouver un nom plus en corrélation avec notre activité. Sur proposition de John Berny, c'est Objectif Jeux qui l'a remporté haut la main. Une fois cela fait, il ne restai plus qu'à publier cette modification au Moniteur belge, faire changer notre statut auprès de la banque, faire connaître ce changement auprès des membres et des non-membres, etc. Il subsiste encore quelques points à régler comme le nouveau logo qui est en cours de réalisation, les nouveaux flyers, les changements de liens auprès de sites internet, etc. Tout cela va se régler dans les semaines qui viennent, n'en doutons pas (méthode couet).

Côté local, trop de membres se plaignaient du manque de possibilité de parking à proximité du local de la rue Hors-Château et des trop nombreux actes de vandalisme sur les voitures. C'est pourquoi nous avons décidé de déménager. Grâce à Minas Gessis, nous avons pris contact avec le Service des Sports de la ville de Liège qui met à notre disposition la salle polyvalente de l'école communale de l'avenue de Péville à Grivegnée (n° 232), à proximité du cimetière de Robermont (bus 35 depuis la place de la République française et le Longdoz ou bus 10 depuis la gare Léopold). Cette salle offre toutes les qualités requises pour le club puisqu'elle est libre les jeudis et vendredis soirs, qu'elle dispose de places de parking en suffisance et que nous pouvons y laisser notre matériel à demeure. Bref, que du bonheur en espérant que les joueurs liégeois suivront le mouvement.

D'autres changements sont également en cours. Le site a été entièrement refait par Benoît de Bondt et, s'il reste encore beaucoup de travail à faire, ce nouveau site sera plus agréable et plus convivial que le précédent. A chacun d'y trouver son bonheur. Vous pouvez d'ores et déjà vous inscrire si vous le désirez.

Après cette édito un peu trop long, je vous souhaite à tous un bon renouveau ludique auprès de votre club préféré que vous soyez adeptes des figurines ou des jeux de plateaux et je vous donne rendez-vous le jeudi 1er mars et le vendredi 2 mars, avenue de Péville!

Laurent.