IRV 2008

Voilà donc déjà une grosse semaine que l'IRV 2008 a refermé ses portes et ce n'est que maintenant que je trouve le temps (et aussi un peu l'envie) de vous le faire partager à travers le traditionnel reportage photo agrémenté de commentaires tout à fait personnels.


Au commencement était le bar! C'est qu'un IRV sans bar, c'est comme une poule sans oeuf, c'est bon pour la casserole. Cette année, nous avions prévu à boire et à manger au-delà de tout ce que nous avions acheté les années précédentes: des pasticcios faits maison, des assiettes de charcuterie amoureusement préparées par Jacques et Janine, des chilis (une véritable tradition), des tortillas, des soupes, des nems, des quiches... Bref, de quoi contenter tout le monde pensions-nous naïvement! Et bien non! Malgré nos prévisions plus que généreuses, le samedi soir, certains ont été contraints d'aller chercher des pizzas pour calmer leur estomac qui criait famine. Bref, il faudra faire encore plus (et mieux) la prochaine fois.


L'IRV, c'est l'occasion de retrouver des amis suisses et français qu'on ne voit qu'une fois l'an. C'est aussi le moment d'essayer les petites perles présentées à Essen et qui se démarquent déjà de la production habituelle. Pour cette fois, Dominion l'emporte largement sur ses congénères et ce ne sont pas Eric (le Suisse, à gauche) et Paul (le Français, à droite) qui me contrediront.


Mais, à l'IRV, il est aussi possible de revenir à certains jeux qu'on a particulièrement appréciés pendant un temps et qu'on a lâchement laissé de côté au profit de nouveautés pas toujours aussi affriolantes. La Crique des Pirates est l'un de ces jeux où les amateurs du genre reviennent régulièrement comme Stéphane (le blondinet au premier plan) qui, pour s'assurer des partenaires vient même avec son petit frère.


Classique des classiques, Les Princes de Florence n'ont pas encore été essayés par tous. Ici, Janine et Jacques font l'expérience de cet excellent Kramer avec des fortunes diverses. S'il faut en croire la rumeur, Janine n'était pas à son aise, elle qui, pourtant, manie Funckenschlag où l'Âge de Pierre comme personne.


Les Aventuriers du Rail (version Europe ici), tout le monde y a joué. A tel point qu'on hésite encore à le prendre, pensant que plus personne n'en veut. Et pourtant, même des vieux de la vieille comme Etienne (à gauche) et Nicolas (à droite) se laisse prendre au jeu en compagnie de deux des frères Piselli, Serge (au fond à droite) et Pierre (au fond à gauche).


Adel Verplichtet (Noblesse oblige en français de France) n'attire plus les foules mais remporte encore un petit succès d'estime. Dans le cas présent, l'originalité de la partie consiste en la présence des deux demoiselles de gauche, Montoises logeant pour l'occasion à Malmédy et qui ont fait le trajet le vendredi et le samedi pour nous tenir compagnie.


Les Spiel des Jahres ont encore de beaux jours devant eux même s'il faut bien admettre que la veine s'épuise tout doucement pour les joueurs réguliers. Déjà Thurn und Taxis et Zooloretto (présenté ici) ont mis un certain temps à rejoindre la ludothèque du club. En ce qui concerne Keltis, rien ne dit qu'il y parviendra tant la demande est faible pour ne pas dire inexistante.


A côté des jeux primés, les Wallace et autres jeux d'auteurs font belle figure. Tinner's Trail, sorti depuis 6 mois environ, conserve les faveurs de nombreux joueurs qui y reviennent régulièrement.


Cette année, l'IRV a renoué avec une tradition qui était un peu tombée en désuétude depuis deux ou trois ans. De nombreuses personnes sont venues sur base de la publicité que nous avons faite dans les magasins, sur le net et dans les journaux. A cette table, un groupe a passé la soirée du vendredi sur Caylus et certains sont revenus le samedi nous présenter un proto. Il est prévu qu'ils reviennent au club pour le faire essayer à quelques uns. Il faudrait vraiment que nous parvenions à passer une annonce dans un journal local autrement que sous la forme de quelques lignes dans l'agenda.


Ils vont en tâter pendant tous le week-end jusqu'à la nausée mais ils ne peuvent pas s'empêcher d'en faire aussi une petite partie le vendredi. Ils? Les participants anglais au championnat de 18xx (le Geert Lagrou Trophy). Quand on aime...


Une des grandes découvertes du week-end: Battlestar Galactica, jeu tiré de la série du même nom (sur la 2, le samedi en fin d'après midi). S'il faut en croire ceux qui l'ont essayé, ce jeu de semi coopération mérite qu'on s'y attarde. C'est qu'il y a des Cylons parmi les joueurs et qu'il convient de les démasquer si on veut pouvoir gagner. Espérons que le jeu est meilleur que la série qui m'a toujours parue un peu légère avec ses décors d'opérette et ses huis clos que ne renierait pas les pires "soaps" brésiliens.


En voilà un qui est plutôt bien entouré. Samuel, je te donne mon numéro de compte en banque et, dès réception de la somme convenue, je retire cette photo du reportage!


A Cro-Magnon, il faut savoir parler à la manière des hommes de Néandertal. A première vue, cela donne un résultat... hilarant!


Les Laurel et Hardy du club d'Hannut, les Dés rangés de la Boîte, Barbara et Marie. Quoi qu'elle vous ait fait, n'en veuillez pas à Barbara, ce n'est pas de sa faute!


Le samedi, le quizz "dos des cartes" était proposé à la sagacité des personnes présentes. Trop difficile ou déjà vu, ce quizz n'aura pas eu grand succès de même que celui du dimanche. Une formule à revoir sans doute.


Autre jeu particulièrement prisé, le Palais royal de notre ami Xavier Georges, membre d'ILV à Namur. Bien qu'en version allemande sans traduction, le jeu a tourné tout le week-end grâce aux bons soins de ceux qui connaissaient déjà le jeu. Désormais, heureusement, nous avons les règles en français.


One more Barrel, sorti également à Essen, avec, en toile de fond la nouvelle génération namuroise dans son landau.


Dungeon Twister (je ne parviens jamais à me souvenir comment il faut écrire Donjon), avec un matériel de premier ordre: support en plastique dur pour les tuiles du plateau, casier de rangement, toutes les extensions en triple ou quadruple... On aime ou on n'aime pas mais quand on aime...


Le dernier fan éditeur du fanzine Mach die Spühl! (le premier nom de l'asbl Objectif Jeux), Jean-Pierre Ernotte, est venu avec deux amis pour une après midi consacrée aux jeux. Premier de la série, le bon vieil Evo, indémodable.


Tout au long de la journée de samedi, des Namurois, des Liégeois et des Anglais (pas d'Allemands ni d'Italiens pour cette édition) se sont rencontrés pour le Chalenge Geert Lagrou de 18xx. Cette année, c'est un Anglais qui a remporté la coupe. Dommage que cela ait eu lieu dans un relatif désintérêt de la part des autres joueurs, la vente aux enchères battant son plein au même moment.


Le samedi a également eu lieu un tournoi de Warmachines qui n'a réuni que 6 personnes. Voilà qui est un peu faible quand on sait que le club compte une bonne trentaine de joueurs de figurines. Juste à côté, Thierry faisait de son mieux pour animer des démonstrations de AT 43, autre jeu de figurines.


C'est mignon tout plein avec les petites maisons, les collines, les petites figurines... On dirait presque une maison de poupée...


Comme chaque année, nous avions de quoi occuper les plus jeune avec différents jeux en bois aimablement prêtés par la ludothèque d'Oupeye (d'Entrée de Jeux). Nous disposions ainsi d'un Passe-Trappe, d'un Rapido, d'un Jeu du Roi, d'un Stickasi, d'un Gruyère et de deux Weykick (un grand et un petit qui venait de chez Fairplay Benelux).


De chez Fairplay Benelux également, deux grosses boîtes d'éléments de train en bois Brio qui permet aux tous petits de s'amuser pendant que papa et maman jouent à des jeux de grands.


Pinguin, un bon petit jeu d'optimisation de ses déplacements où il faut manger le plus de poissons possibles. Cette version de luxe comprend des pingouins en résine du plus bel effet.


Outre l'expression particulièrement subtile arborée par Laurent d'Ariès (au fond à droite), cette photo me permet de féliciter Brigitte et Thomas Provoost (à gauche) qui ont eu la grande joie, en plein IRV, de devoir se précipiter à l'hôpital de la Citadelle pour la naissance de Kitara (j'espère ne pas estropier son prénom), leur premier enfant. Voilà un bébé qui est né sous la meilleure des étoiles, la bonne fée ludique s'étant penchée sur elle avant même sa naissance!


Comme prévu, le dimanche, pas de Multijeux (celui-ci ayant eu lieu en septembre pour notre plus grand bonheur). Cela n'a pas empêché quelques courageux du club des Jeux de Baboal de faire le déplacement. Ici, Babou (à gauche), s'essaie à Chicago Express, un Queen Games tout frais d'Essen et qui est, paraît-il, plutôt pas mal.


Mais que serait une convention de jeux de plateau sans un Agricola? Après leur tournoi de 18xx, nos amis Anglais, tous deux à l'avant plan, se lance dans l'aventure en reniant leur passion commune, les jeux de train.


A l'IRV, nous avons régulièrement des prototypes qui circulent? Outre les belges à Sombreros de Repos Prod, des auteurs privés apportent également leur bébé dans l'espoir de pouvoir le tester sur place. Ici, il s'agit d'un jeu concocté par Christian Rode.


Du côté des figurines, le dimanche, un tournoi d'Hell Dorado a réuni 8 joueurs, ce qui est, une fois de plus, un peu juste. Dommage, les décors étaient beau et le jeu semble plutôt prenant.


Le dimanche avait lieu le traditionnel tournoi Multijeux des enfants. Au total, 20 monstres de 4 à 12 ans se sont disputés la victoire dans trois catégories d'âge (7, 9 et 10 ans). Pour les plus petits, au nombre de 4, Pique Plume était au programme ainsi que Akaba et l'Escalier hanté.


Du côté des moyens (deux tables de 4 joueurs), Sagaland, Rummikub, Labyrinthe, Herris O'lympic, Diamant et Igloo Pop étaient au rendez-vous.


Chez les grands (2 groupes de 4 joueurs également), ce sont Mississipi Queen, Aventuriers du Rail, Pirhana Pedro, Cartagena, Can't Stop et Vive le Roi qui ont départagé les joueurs.


Les 4 plus jeunes, lors de la remise des prix, avaient des étoiles dans les yeux. Si ce tournoi nécessite un peu de travail, le plaisir évident des enfants récompense tous ceux qui ont participé à l'organisation.


Les moyens avec une belle table de lots auront fort à faire, malgré l'aide des parents, pour établir leur choix.


Les plus grands, déjà aptes à jouer avec les grands à de nombreux jeux, ont cependant plus de plaisir à jouer entre eux, les adultes ayant souvent une longueur d'avance même avec des jeux comme les Aventuriers du Rail ou les Colons de Catane.


Pour réaliser ce tournoi et s'occuper des enfants le samedi et le dimanche, nous avions la chance d'avoir 4 étudiantes de l'école des Rivageois de Liège qui ont pu apprendre de nombreux jeux tout en testant leur aptitude à occuper des enfants à des activités ludiques. Leur présence appréciable nous a été d'un grand secours.

Bien entendu, j'ai dû faire un tri parmi les nombreuses photos que j'avais prises au cours de ces trois jours de folie. C'est que je ne voulais pas non plus vous saouler avec plusieurs dizaines de photos de joueurs qui, finalement, se ressemblent toutes. J'espère que ce reportage aura rappeler de beaux souvenirs à ceux qui étaient présents et aura donné envie à ceux qui n'ont pu venir d'être présent l'année prochaine. Bye, bye!

Ecrit le 11.08.10